‹ Œuvres complètes de La FontaineChapitre 252 sur 333 · Livre dixième. iq · texte numérisé non relu

Livre dixième. iq

Que celle suite de travaux Pour récompense avoit de tous tant que nous sommes, Force coups, peu de gré; puis quand il esloii vieux, On cro)'oil l'honorer chaque fois que les hommes Achetoienl de son sang l'mdulgencc des Dieux. Ain^ parla le Bœuf. L'homme dit : Faisons taire

Cet ennuyeux dcclamateur.

Il cherche de grands mois, et vient icy se faire,

Au lieu d'arbitre, accusateur.

Je le récuse aussi. L'arbre estant pris pour juge, Ce fut bien pis encor. Il servoit de refuge Contre le chaud, la pluye, et la fureur des vents : Pour nous seuls il ornoit les |ardms et les champs. L'ombrage n'estoit pas le seul bien qu'il sceust faire; Il courboit sous les fruits ; cependant pour salaire Un rustre l'aballoit, c'esloit la son loyer; Quoy que pendant tout l'an libéral il nous donne Ou des fleurs au Printemps, ou du fruit en Automne ; L'ombre, l'Esté ; l'Hyver, les plaisirs du foyer. Que ne l'émondoit-on sans prendre la cognée? De son tempérament il eust encor vécu.

L'homme trouvant mauvais qi:'^ ' "ust convaincu, Voulut à toute force avoir ca.: e.

Je SUIS bien bon, dit-il, d'écouter ces gens-li. Du sac et du serpent aussi- tost il donna Contre les murs, tant qu'il tua la bestc.

On en use ain • ■ - ,nds. La raison les offense nt en teste

Que tout est né pour eux. quadrupèdes, et gens, Et serpens.

Si quelqu'un desserre les dents, C'est un Mais que faut-il donc faire'

ï u bien se taire.

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