‹ Œuvres complètes de La FontaineChapitre 274 sur 333 · I. Cette fable n · texte numérisé non relu

I. Cette fable n

lion originale. Elle j ; — ^

lant instruire un Fils it Jupittr.

3i8 Fables choisies.

C'est mon sang : tout est plein déjà de ses Autels.

Afin de mériter le rang des immortels,

Il faut qu'il sçache tout. Le maistre du Tonnerre

Eut à peine achevé que chacun applaudit.

Pour sçavoir tout^ l'enfant n'avoit que trop d'esprit.

Je veux, dit le Dieu de la guerre,

Luy monstrer moy-mesme cet art

Par qui maints Héros ont eu part Aux honneurs de l'Olimpe, et grossi cet empire.

Je seray son maisîre de lyre,

Dit le blond et docte Apollon.

Et moy, reprit Hercule à la peau de Lion,

Son maistre à surmonter les vices, A dompter les transports, monstres empoisonneurs. Comme Hydres renaissans sans cesse dans les cœurs.

Ennemi des molles délices, Il apprendra de moy les sentiers peu battus Qui meinent aux honneurs sur les pas des vertus.

Quand ce vint au Dieu de Cythere,

Il dit qu'il luy monstreroit tout.

L'Amour avoit raison : dequoy ne vient à bout

L'esprit joint au désir de plaire?

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