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\n rii'i.ic 11. — Jésus-Christ éclaire ses élus, il leur inspire la charité, et les rend fidèles à ses lois.
1 Jésus-Christ fait d'abord sentira ses élus, Je besoin qu'ils ont de son secours; que c'est de lui qu'ils doivent attendre la liberté; qu'ils sont charnels, que la loi ne leur suffit pas. Si le Fils vous met en liberté, dit Jésus-Christ, vous serez véritablement libre. (Joan. vin, 36.) Je stiis charnel, dit saint Paul au nom de tous les lustes, étant vendu pour être assujetti au péché. Je sais que le bien ne se trouve pas en moi, c'est-àdire, dans ma chair Je sens dans les membres de mon corps une autre loi qui combat contre la loi de mon esprit, et qui me rend captif sous la loi du péché, qui est dans les membres de mon corps. (Rom. vu, Ji, 21, 23.) Cette loi du péché est sans doute la concupiscence dont parle saint Jacques, et qui est cette triple cupidité qui, selon saint Jean, règne dans le monde. Malheureux homme que je suis ! qui me délivrera de ce corps de mort ? ce sera la grâce de Jésus-Christ Notre- Seigneur. (lbid.^k, 25.) Lorsque nous étions dans la chair, tlit encore l'Apôtre, les passions criminelles étant excitées à l'occasion de la loi, agissaient dans les membres de notre corps, et leur faisaient produire des fruits pour la mort. (Ibid., 5.) C'est la loi de l'esprit de vie, qui est en Jésus-Christ, qui délivre de la loi de péché et de mort. (Rotn. y m, 3.)
II. Jésus-Christ 'convainc intérieurement ses élus que pour mériter la gloire qu'il leur a préparée , ils ne peuvent rien sans lui, qu'ils ne peuvent ni venir à lui , ni prononcer son nom, ni penser, ni prier ; qu'ils ne peuvent se glorifier qu'en lui. Demeurez en moi, leur dit-il, et moi en vous. Comme la branche ne saurait porter de fruit d'elle-même, et sans demeurer attachée au\cep delà vigne, il en estainside vous autres, si vous ne demeurez.en moi. Je suis le cep de la vigne, et vous en êtes les branches. Celui qui demeure en moi , et en qui je demeure, porte beaucoup de fruit ; car vous ne pouvez rien faire sans moi. (Joan. xv, 4 seq.) Personne ne peut venir à moi, si mon Père qui nia envoyé, ne l'attire. (Joan. vi, H.) Nul ne peut confesser le Seigneur Jésus, sinon par le Saint-Esprit. (I Cor. xii. 3.) Nous ne savons ce que nous devons demander à Dieu dans nos prières, comme il faut. [Rom. vm, 26.) Nous ne sotnmes pas capables de former de nous-mêmes aucune pensée comme de nous-mêmes ; mais c'est Dieu qui nous en rend capables. (I Cor. m, 5.) Qu'avez-vous que vous n'ayez reçu ? Que si vous Vavez reçu, pourquoi vous en glorifiez-vous, comme si vous ne l'aviez point reçu? (I Cor. iv, 7.) Que celui donc qui se glorifie, se glorifie dans le Seigneur. (II Cor. x, 17.) En un mot, si quelqu'un s'estime être quelque chose, il se trompe lui-même, parce qu'il n'est rien. (Gulat. vi, 3.)
III. Puisque 1 homme est libre, il n'est pas nécessité sous l'impression de la grâce, il agit sans doute avec Dieu : mais c'est Dieu qui est la cause primitive et principale de tout le bien qui est en lui. 11 est la source
de la vérité, de la fo:, de la sagesse, de la lumière. C'est en lui que nous avons la vie, le mouvement et l'être. (Act. xvn, 28.) Qui lui adonné quelque chose le premier, pour en prétendre récompense? Tout est de lui, tout est par lui , et tout est pour lui ; à lui soit gloire dans tous les siècles. (Rom, xi, 35, 36.) // est écrit dans les prophètes, dit Jésus- Christ, ils seront tous enseignés de Dieu. Tous ceux donc qui ont écouté la voix du Père , et ont appris de lui, viennent à moi. (Joan. vi, ko.) Le même Dieu qui a commande que la lumière sortît des ténèbres, fait luire sa clarté dans nos cœurs. (II Cor. iv, 6.) La foi vient de lui. (Act. m, 16.) Que le Dieu de Notre-Seigneur Jésus-Christ , le Père de gloire, vous donne l'esprit de sagesse et de lumière pour le connaître; qu'il éclaire les yeux de votre cœur. (Ephes. i, 17, 18.) C'est par la grâce que vous êtes sauvés par la foi, et cela ne vient pas de vous, puisque c'est undon de Dieu. (Ephes. U, 8.) C'est une grâce que Dieu vousa faite non-seulement de ce que vous croyezen Jésus- Christ , mais encore de ce que vous souffrez pour lui. (Philip, i, 29.) IV. La charité est de Dieu. (I Joan. iv, 7.) Que le Seigneur vous fasse croître de plus en plus dans la charité que vous avez les uns pour les autres et envers tous. (I Thess. m, 12.) C'est le Père qui est dans le ciel, qui donne le bon esprit ou le Saint-Esprit, selon le grec. (Luc. xi, 13.) Cet Esprit de Jésus - Christ, sans lequel on n'eslpointà lui. (Rom. vm, 9.) Cet Esprit par lequel l'amour de Dieu est répandu dans nos cœurs. (Rom. v, 5.) Cet Esprit par lequel tous ceux qui sont poussés et qui en suivent les impressions, sont enfants de Dieu. (Rom. vm, 14, 15.) Cet Esprit de l'adoption des enfants, par lequel nous crions : Mon Père, mon Père. (Galat. iv, 9.) Cet Esprit qui forme dans nos cœurs des gémissements ineffables. L'Esprit de Dieu nous aide dans notre faiblesse Car nous ne savons ce que nous devons demander à Dx'exi. dans nos prières , pour le prier comme il faut; mais le Saint-Esprit lui-même prie pour nous par des gémissements ineffables. Et celui qui pénètre le fond du cœur, entend bien quel est le désir de l'Esprit , parce qu'il ne demande rien que selon Dieu pour les saints. (Rom. vm, 26, 27.) Cet Esprit de courage, d'amour et de sagesse. (Il Tim.i, 7.) V. Toute grâce excellente et tout don parfait vient d'en haut , et descend du Père des lumières. (Jac. i, 17.) De ce principe naît la joie dans les afflictions, la libéralité, la pénitence , la victoire dans les tentations. Il faut, mes frères, dit saint Paul aux Corinthiens , que je vous fasse savoir la grâce que Dieu a faite aux Eglises de Macédoine: .c'est que leur joie s'est d'autant plus redoublée, qu'ils ont été éprouvés par de plus grandes afflictions, et que leur profonde pauvreté a répandu avec abondance les richesses de leur charité sincère. (1 Cor. vm, 1, 2.) Sur le récit des grâces accordées aux gentils, les Juifs fidèles glorifient Dieu, en disant: Dieu a donc fait aussi part aux gentils du don de Ui pénitence qui mène à la vie. (Act. xi, 18.)
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Dieu est fidèle , et il ne permettra pas que vous soyez tentés au delà de vos forces ; mais il vous fera tirer de l'avantage de la tentation même, afin que vous puissiez la vaincre. (7 Cor. x, 13.) Paul qui parle ainsi aux Corinthiens , exposé lui-même à la tentation, demande au Seigneur d'en être délivré. Ma grâce vous suffit , lui répond le Seigneur, car ma puissance éclate davantage dans la faiblesse. (II Cor. x'n, 9.) Aussi l'Apôtre plein de foidit: Je puis tout en celui qui me fortifie. (Philip, iv, 13.) Et après un long dénombrement de maux : parmi tous ces maux, nous demeurons victorieux par celui qui nous a aimés. (Rom. vin, 37.)
VI. Dieu donne la bonne volonté, et la persévérance dans les bonnes œuvres. C'est Dieu qui opère en vous et le vouloir et le faire, selon qu'il lui plaît. (Philip, h, 11, 13.) Que le Dieu de paix... vous rende disposés à toute bonne œuvre, afin que vous fussiez sa volonté, lui-même faisant en vous ce qui lui est agréable par Jésus-Christ. (Hcbr. xm, 20, 21.) Car nous sommes son ouvrage, étant créés en Jésus-Christ dans les bonnes œuvres que Dieu a préparées , afin que nous y marchassions, (Èphes. h, 10.) J'ai une ferme confiance , dit le même saint V&u\,que celui qui ?i sommsncé le bien en vous, ne cessera de le perfectionner jusqu'au jour de Jésus-Christ, (Philip, i, 6.) C'est de la même source qu'il attend pour les Thessaloniciens et pour les Corinthiens l'affermissement dans toutes sortes de bonnes œuvres. (Il Thés. Il» 17; 77 Cor. i, 8.) Que le Dieu de toute grâce vous perfectionne , dit .saint Pierre aux fidèles, vous fortifie, vous affermisse , comme sur un solide fondement. (I Petr. v, 10.) A celui qui est puissant, dit l'apôtre saint Jude, pour vous conserver sans péché , et pour vous faire comparaître en présence de sa gloire purs et sans tâche , et dans un ravissement de joie, à l'avènement de Notre-Seigneur Jésus-Christ, i Dieu seul notre Sauveur, par Nolre-Seigneur Jésus-Christ gloire , etc. (Jud. 1h seq.)
VII. Tout juste doit dire avec saint Paul : C'est par la grâce de Dieu que je suis ce que je suis. (11 Cor. xv, 10.) En Jésus-Christ rien ne sert que la nouvelle créature. (Galat. vi, 15.) Cet Apôlre parle de Injustice que Dieu donne par la foi en Jésus-Christ , (Rom. m, 22) qui est la force de Dieu et la sagesse de Dieu à ceux qui sont appelés, soit Juifs ou gentils. (Philip, m, 9.) Qui nous a été donné de Dieu, pour être notre sagesse, notre justice, notre sanctification et notre rédemption. (I Cor. % 21, 30.) Il commence et finit ses lettres en souhaitant la grâce: Je fléchis les genoux, écrit-il aux Ephésiens, devant le Père de Noire-Seigneur Jésus-Christ... afin que, selon les richesses de sa gloire, il vous fortifie dans l'homme intérieur par son Esprit ; qu'il fasse que Jésus-Christ habite par la foi dans vos cœurs; .. que celui qui par la puissance qui opère en nous , peut faire infiniment plus que tout ce que nous demandons, cl tout ce que nous pensons , soit glorifié dans l'Eglise par Jésus-Christ. (Ephes. m, H, 17, 20, 21.)
Article 111. — Jésus-Christ sanctifie ses élus dan* son corps, qui est l'Eglise.
I. Jésus devait mourir pour lanation juive, et non-seulement pour cette nation , mais aussi pour rassembler et réunir les enfants de Dieu qui étaient dispersés. (Joan. xi, 51, 52.) Saint Jean fait ici une application particulière de la prophétie du grand prêtre Caïphe, touchant la mort de Jésus-Christ. Je suis le bon pasteur, dit Jésus-Christ luimême, et je connais mes brebis , et mes brebis me connaissent... et je donne ma vie pour mes brebis : j'ai encore d'autres brebis qui ne sont pas de cette bergerie : il faut aussi que je les amène. Elles écouteront ma voix , et il n'y aura qu'un troupeau et qu'un pasteur. (Joan.x, îk, 15, 16.) Il s'est livré lui-même, pour se faire un peuple particulièrement consacré à son service, et fervent dans les bonnes œuvres. (Tit. il, 14.) Il a aimé l'Eglise, et s'est livré lui-même pour elle , afin de la sanctifier. (Ephes. v, 25 seq.) Saint Paul appelle l'Eglise, la maison de Dieu, dont Jésus- Christ est la principale pierre de l'angle; sur lequel tout l'édifice étant posé, s'élève et s'accroît dans ses proportions et sa symétrie, pour être un saint temple dans le Seigneur. (1 Tim. m, 15; Ephes. n, 20.)
II. Jésus-Christ a autorité sur cette maison, comme Eils de Dieu. Il en est le chef. Elle est son corps (Hebr. m, 6; Ephes. v, 23; i,22,23.) Lui-même lui a donné des apôtres, des prophètes, des évangélistes, des pasteurs et docteurs , afin qu'ils travaillent à la perfection des saints, aux fonctions de leur ministère , à l'édification de son corps, jusqu'à ce que nous parvenions tous à l'unité d'une même foi, et d'une même connaissance du Fils de Dieu, à l'état d'un homme parfait, à la mesura de l'âge et de la plénitude, selon laquelle il doit être formé en nous. (Ephes. iv, 11 seq.) Saint Paul représente encore l'église sous la même idée du corps de Jésus-Christ, mais d'une manière plus étendue dans son Epître aux Corinthiens. Comme notre corps, dit-il, n'étant qu'un , est composé de plusieurs membres, et qu'encore qu'il y ait plusieurs membres , ils ne sont tous néanmoins qu'un même corps; il en est de même de Jésus-Christ. Car nous avons été baptisés dans le même Esprit, pour n'être tous ensemble qu'un même corps... et nous avons tous reçu un divin breuvage pour n'être qu'un même esprit. (I Cor. xn, 12 seq.) 11 reprend la description du corps humain, de la diversité de ses membres , de leur ordre, de leur dépendance les uns des autres, de leurs besoins mutuels , de leur union, et il en fait l'application à l'Eglise. Or vous êtes le corps de Jésus-Christ , et membres les uns des autres. Ainsi Dieu a établi dans son Eglise, premièrement des apôtres, etc. (Ibid. 27, 28.)
III. Jésus-Christ confie à l'Eglise sa vérité, c'est-à-dire ses mystères, sa morale, ses secours , ses promes>es. Je vous écris ceci, dit saint Paul à Timôtbée,o/î« que vous sachiez comment il se faut conduire dans -la