Je suppose un moment avec vous, mon
cher Eusèbe, que Philon el Josèphe n'ont rien dit du Sauveur ni de ses disciples, que pouvez-vous inférer de leur silence? Je viens de vous mettre devant les yeux des milliers de témoins des œuvres de Jésus- Christ, qui se font égorger ou qui sont disposés à se faire égorger en preuve de leur conviction et de leur sincérité. A ces milliers de témoins qu'opposez-vous? deux hommes muets. Quelle manière de procéder en matière de faits! Si du moins vous aviez, de la part de ces deux muets, quelques signes contraires au témoignage que je produis, votre procédé serait tolérable. Vous me mettriez dans la nécessité de peser la valeur de ces signes, de les confronter avec la déposition de mes témoins, et d'apprécier le tout. Mais, selon vous-même, Philon et Josèphe n'ont rien dit; ils n'ont donné aucun signe de ce qu'ils pensaient touchant Jésus-Christ; et c'est précisément de là que vous partez. Encore une fois quelle manière de procéder en matière de faits ! Si elle était en usage dans nos tribunaux, il n'y a point de crime qui n'échappât à la vindicte publique, et l'innocence n'aurait point de ressource contre la calomnie. Le crime, pour se défendre contre les témoins les plus véridiques, trouverait aisément un grand nombre de muets qui ne le chargeraient pas. Et l'innocence la plus pure produirait inutilement en sa faveur des attestations ; la calomnie lui opposerait tous ceux qui ne se déclareraient point pour elle. Passez-moi le terme : il y a du travers dans votre procédé. Si vous ne consultiez que Je bon sens, au lieu de combattre, par le silence de vos deux écrivains, les faits rapportés dans nos Evangiles, vous regarderiez ce silence comme une preuve décisive de la vérité de ces faits. Car, diriez-vous, Philon et Josèphe n'ont pu ignorer des faits qui avaient causé taut de bruit dans la Judée, et qui de leur temps en causaient lant par tout l'empire romain, S'ils n'en ont donc point parlé, c'est qu'ennemis du Sauveur ils n'auraient pu en parler sans avouer les faits publics alors et notoires. Leur silence est donc un silence forcé, un silence ennemi. N'osant [tas ouvrir la bouche pour contredire, de peur de se couvrir d'un opprobre éternel, ils ont pris le parti de se taire. Ce parti devrait peu vous étonner. Dans un procès, la partie qui a tort ne dépose pas contre elle-même.
III. Mais est-il bien certain que Josèphe n'a rien dit du Sauveur ni de ses disciples? Mettons, s'il vous plaît, Philon à l'écart : son silence sur Jésus-Christ et sur les Chrétiens n'a rien qui doive surprendre. La plupart des ouvrages de cet auteur sont d'une date antérieure. Il était âgé et célèbre par son mérite, quand il fut député par les Juifs d'Alexandrie vers l'empereur Caius Caligula. (Josèphe, Antiq., J. xvm, c. 10.) 11 avait donc composé la plupart de ses ouvrages du temps d'Auguste et de Tibère, et avant qu'il pût parler de Jésus-Christ et des Chrétiens, On ne ne peut pas dire la même chose de Josèphe, qui n'a écrit qu'après
Philon. Est-il certain que cet auteur n'a pas connu Jésus-Christ, ou que s'il l'a connu il n'a pas daigné en faire mention, et qu'il l'a confondu dans la foule de ces fourbes et de ces visionnaires qui s'élevèrent dans la Judée, de ces faux prophètes qui , comme il dit , se faisaient suivre par un peuple slupide sous prétexte de prodiges imaginaires qu'ils promettaient de leur faire voir. Dans nos recherches des preuves de la religion, nous évitâmes d'entrerdans ce point critique assez indifférent : mais arrêtons-nous y un moment, puisque vous le souhaitez.
Il s'agit de savoir si le passage qu'on JU touchant Jésus-Christ, dans le k° chapitre du livre xvm des Antiquités judaïques, est de Josèphe ou d'une main étrangère. Transcrivons une seconde fois ce fameux passage : En ce même temps était Jésus, qui était un homme sage, si toutefois on ne doit l'appeler qu'un homme, lant ses œuvres étaient admirables. Il enseignait ceux qui aimaient à être instruits de la vérité; il fut suivi non-seulement de plusieurs Juifs, mais de plusieurs gentils. Il était le Christ. Des principaux de notre nation l'ayant accusé devant Pilule, il le fit crucifier. Ceux qui l'avaient aimé durant sa vie ne l'abandonnèrent pas après sa mort. Il leur apparut vivant et ressuscité le troisième jour, comme les saints prophètes l'avaient prédit, et qu'il ferait plusieurs autres miracles C'est de lui que les Chrétiens que nous voyons encore aujourd'hui ont tiré leur nom.
IV. Tant d'habiles gens, disent vos incrédules, ont si bien discuté ce fameux passage, qu'il est inutile de répéter ce qu'ils ont déjà ait.
Mais tous les habiles gens qui ont discuté ce passage le croient-ils supposé , comme veulent le faire entendre vos incrédules avec leur bonne foi ordinaire? Non, mon cher Eusèbe; les habiles gens sont partagés sur ce sujet : un grand nombre croient le passage supposé; un plus grand nombre lo croient authentique. Ces derniers appuient leur sentiment sur la règle la plus sûre de la critique, sur la foi de tous les manuscrits grecs et latins, et sur le consentement des anciens écrivains; d'un Eusèbe, qui l'a transcrit de mot à mot dans son Histoire et dans sa Démonstration évangélique; d'un saint Jérôme , d'un saint Isidore de Péluse, d'un Nicéphore, d'un Sozomène , d'un Suidas, etc.
V. Ce passage, disent vos incrédules, a été inséré dans Josèphe par les Chrétiens du ni* siècle.
Plus l'accusation de fraude et d'imposture est grave, plus elle doit être munie de bonnes preuves. Quelles sont celles de vos incrédules? Y a-t-il de la vraisemblance que les Chrétiens du m' siècle soient coupables du crime qu'on leur impute? Opprimés, persécutés, obligés de fuir et de se cacher pour se dérober aux fureurs des puissances soulevées contre eux, étaient ils maîtres de disposer à leur gré d'une Uistoire aussi répandue qu'était celle de Josèphe? Avaient-ils tous les manuscrits en leur possession '!
HEU VUES COMPLETES
S'ils ne les avaient pas, de quoi leur eût servi d'en falsifier quelques-uns? La fraude eûl-elle pu échapper à leurs ennemis redoutables? Quand ils auraient eu même tous les manuscrits en leur possession, pour que la fraude eût pu n'être [tas découverte et reprochée, il faudrait qu'avant la falsification aucun Juif, aucun païen , n'eût lu l'ouvrage de Josèphe, car le passage dont il s'agit roulant sur le point capital de la controverse entre les Juifs et les païens d'une part, et les Chrétiens de l'autre, il n'est point de lecteur qui eût pu oublier s'il avait vu ce passage, ou s'il ne l'avait pas vu dans Josèphe, et qui ne fût par conséquent en état de réclamer contre la fraude s'il y en avait effectivement. Le savant Eusèbe, cet écrivain si versé dans l'antiquité, aurait-il pu ignorer la fraude? Aurait-il pu y consentir et l'adopter? Aurait-il voulu compromettre ainsi sa réputation et la cause qu'il défendait?
Quel intérêt, quel motif pouvait engager les Chrétiens du m* siècle à falsifier l'ouvrage de Josèphe? Avaient-ils besoin du témoignage de cet historien pour donner plus de certitude aux miracles de Jésus-Christ ? Quel Juif, quel païen niait alors ces miracles? Et comment les eût-on niés? On les voyait tous les jours retracés par des prodiges du même genre opérés à l'invocation du nom puissant de Jésus Christ. Espéraient-ils d'adoucir, par l'autorité de Josèphe, la férocité de leurs persécuteurs? 11 serait absurde de leur prêter une si folle espérance. Pouvaient-ils du moins se promettre d'acquérir, par ce petit artifice, un plus grand nombre de prosélytes? C'eût été, au contraire, le moyen de rebuter ceux qui auraient voulu le devenir : jamais la fourbe ne fera un Chrétien. L'accusation intentée par vos incrédules étant destituée de preuves et de vraisemblance, doit donc passer pour une pure calomnie.
Si ces mots, frère de Jésus nommé Christ , qui se trouvent dans le récit de la mort de saint Jacques, et qui servent à le caractériser, sont de Josèphe, je ne vois pas pourquoi le fameux passage ne serait pas de lui ; car ces mots comprennent en abrégé tout le fameux passage. (Antiq., lib. xx, c. 8.) C'est ce qu'ont senti sans doute vos incrédules, puisqu'ils prétendent que ces mots sont une addition faite en conséquence de celle du fameux passage. Mais leur prétention estelle raisonnable? Retranchez ces mots, frère de Jésus nommé Christ , du récit de la mort de saint Jacques, qu'y restera-t-il? le nom seul de Jacques. Quel est ce Jacques? Que! le est sa profession, sa famille, le sujet de sa mort? Josèphe, ce Tite-Live des Grecs, laisse tout à deviner par le lecteur. Ajoutez au contraire ces mots, frère de Jésus nommé Christ, j'entends tout d'un coup l'historien , je vois Jacques caractérisé d'une manière qui ne laisse rien à deviner; c'est le frère d'un homme célèbre, également connu et de ceux qui le reconnaissent pour le Christ, et de ceux qui lui refusent cette qualité. Mais vos incrédules s'inquiètent peu que Josèphe s'explique bien ou mal. Leur intérêt est
qu'il ait confondu Jésus aans la foule des faux prophètes, qui se faisaient suivre du peuple imbécile, et que les Chrétiens du m' siècle soient tous des fourbes et des imposteurs.
VI. Le fameux passage, disent-ils, est grossièrement cousu ; il interrompt tout le sens.
Je n'aperçois point cette coulure si grossière. Josèphe raconte d'abord le meurtre de plusieurs Juifs à l'occasion d'un soulèvement du peuple contre Pilate. Il donne ensuite une idée de Jésus-Christ. De là il [tasse aux Juifs que Tibère fit chasser de Rome; mais, avant de narrer ce dernier fait, il parle d'un horrible scandale arrivé à Rome durant les sacrifices d*Isis. Ces trois événements, le meurtre des Juifs à Jérusalem, les miracles et la mort de Jésus-Christ, l'expulsion des Juifs de la ville de Rome, n'ont nuile liaison nécessaire entre eux. Tout ce que vous pourriez dire, c'est que le premier de ces événements et le troisième, ont cela de commun qu'ils sont funestes et malheureux; au lieu que le second n'a rien de semblable. J'avoue que la mort de Jésus-Christ n'est [tas un malheur si on la considère en elle-même \ mais n'en est-elle pas un par rapport aux Juifs, qui en furent les principaux auteurs? Il me semble donc qu'un tel événement est bien aussi lié avec le meurtre des Juifs de Jérusalem, que ce meurtre l'est avec l'expulsion des Juifs de la ville de Rome. Au reste, qu'importe que le passage coupe la narration, s'il est dans sa place? Est-ce qu'un historien ne peut jamais s'écarter de l'ordre des matières, pour garder l'ordre des temps, surtout lorsqu'il ne fait que toucher, comme en [tassant et par parenthèse, un fait important, et qui demanderait une longue discussion?
Qu'auraient à répliquer vos incrédules, si on leur disait avec M. de Tillemont que Josèphe a peut-être ajouté ce passage après coup, et qu'il n'a point trouvé de lieu plus propre pour le mettre, que celui où il passait de ce qui était arrivé dans !a Judée sous Pilate, à ce qui s'était fait en même temps à Rome, et qu'il a oublié de changer la transition? Une remarque si judicieuse est-elle sans fondement? N'est-il pas naturel de supposer que d'abord Josèphe, n'écoutant que sa naine pharisaïque, n'avait fait aucune mention deJésus-Christ ni de sesdisciples ; mais que, dans la suite, l'amour de sa propre réputation prévalant sur sa haine, lui fit acquitter les devoirs d'un historien fidèle, et qu'il écrivit à la marge de son manuscrit ce passage, qui avec le temps sera passé dans le texte? Une conjecture si simple est plus vraisemblable que l'imposture imaginaire des Chrétiens du m' siècle. Josèphe pouvaitil ignorer ce que tout le monde savait? Pouvait-il sauver sa réputation par un silence grossièrement affecté ?
VII. N'est-il pas absurde, disent vos incrédules, de faire parler l'historien juif comme un évangéliste?
Non, il n'y a rien en cela d'absurdo. I! fallait ou que l'historien juif ne parlât point
il*! 7
de Jésus-Christ, ou qu'il en parlât comme un évangéliste : parce qu'un historien qui ne veut pas soulever l'univers contre lui, né peut parler de faits récents et publics, tels qu'étaient alors les miracles de Jésus-Christ, sans les représenter tels qu'ils sont. Et avec tout cela, Josèphe pouvait être très-attaché à sa religion, très-zélé pharisien, très-éloigné du christianisme; parce qu'il ne j'que ici le personnage ni de Juif, ni de pharisien, mais d'historien qui narre ce qui est, sans qu'on en puisse rien inférer pour ou contre sa créance. Vous n'avez pas oublié l'inscription que Pilate fit mettre au haut de la croix du Sauveur : Jésus de Nazareth roi des Juifs. Qui s'est jamais avisé d'en conclure que Pilate croyait Jésus roi des Juifs? Qui a jamais prêtée ce lâche gouverneur un autre sens que celui-ci : Jésus passait, ou se donnait pour roi des Juifs? C'est ainsi qu'on peut entendre Josèphe : ces paroles, il était le Christ, ne signifient peut-être dans sa bouche sinon qu'il était appelé le Christ, il passait pour le Christ. Cet auteur peut parler comme un évangéliste sans penser comme un évangéliste. Un historien n'écrit pas pour instruire la postérité de ses propres pensées, mais pour l'instruire des faits et des sentiments des hommes de son temps et de ceux qui l'ont précédé. J'ai ajouté peut-être : car qui sait si cet historien, voyant Jérusalem et le' temple réduits en cendres, son pays désolé, et ceux de sa nation captifs ou dispersés, ne revint pas de la fausse idée qu'il avait, comme les autres Juifs, du Messie ?
VIII. Ce pasage, disent enfin vos incrédules, a été inconnu pendant plus de deux cents ans à tous les apologistes de la religion chrétienne, et à tous les Pères de ces premiers temps ; donc ce passage fut ajouté dans la suite par quelque fourbe chrétien.
La conséquence est très-mal tirée : parce que le silence des premiers apologistes de la foi, et des premiers Pères de l'Eglise peut fort bien être l'effet d'un retranchement frauduleux fait dans les manuscrits qui tombèrent entre leurs mains. Les Juifs no se sont jamais fait un grand scrupule d'ôter des auteurs ce qui nuisait à leur cause. Saint Justin leur en fait le reproche dès l'origine de l'Eglise. On trouve des passages dansOrigène, Eusèbe, saint Jérôme, etc , copiés visiblement d'après les ouvrages de Josèphe, et qui n'y paraissent plus aujourd'hui. Et par rapport au passage même dont il s'agit, on conserve encore dans la bibliothèque du Vatican, l'exemplaireancien d'un Juif qui raya ce passage, en traduisant Josèphe du grec en hébreu.
IX. En voilà bien assez sur ce passage. S'il. n'est pas supposé, Josèphe mérite des éloges d'avoir rendu témoignage à la vérité sans aucun égard pour ses préventions.
Heureux s'il l'avait suivie ! Si le passage est supposé, les fourbes qui l'auront inséré dans les écrits de Josèphe, peuvent, par une suite de leur dessein, en avoir effacé ce que cet auteur avait dit quoique moins avantageai au christianisme, mais suffisant pour
montrer que Jésus-Christ avait fait des miracles. Enfin s'il est vrai que Josèphe n'ait parlé ni de Jésus ni des Chrétiens, on ne peut attribuer son silence qu'à ses préjugés pharisaïques, ou plutôt qu'a sa lâche politique. Ayant, par une indigne flatterie, regardé Vespasien comme le roi promis par les prophètes, il ne se crut plus permis de parier d'un homme qui avait prétendu être le Messie, et auquel plusieurs appliquaient les anciennes prédictions.
C'est sans doute par les mêmes vues qu'en rapportant jusqu'aux moindres circonstances de la vie d'Hérode, il omet le massacre des innocents ; parce qu'il n'aurait pu l'écrire, sans découvrir que le Roi des Juifs devait, selon les prophètes, et selon la décision du premier tribunal de la nation, prendre naissance à Bethléem ; sans découvrir aussi qu'on avait de grandes raisons de croire qu'il y était effectivement né dès le temps d'Hérode, et sans apprendre à Vespasien que les précautions cruelles d'Hérode avaient été inutiles contre le Messie ; ce prince étant trop sage et trop éclairé, pour penser qu'un enfant destiné par la Providence à régner sur toute la terre, et promis longtemps par des hommes inspirés, pût être enveloppé dans un massacre général. Il peut encore se faire que le silence de Josèphe sur ce point vienne de ce que Nicolas de Damas, dont il a suivi les Mémoires, avait supprimé cette action si peu honorable à la mémoire d'Hérode.
Enfin le silence de Josèphe ne prouve rien, ou il prouve trop et plus que les incrédules ne prétendent; car ils ne nient pas que Jésus-Christ accusé de séduire le peuple n'ait été mis à mort à Jérusalem; qu'il n'ait eu plusieurs disciples dont le nombre augmentait tous les jours ; qu'il n'y ait eu à Jérusalem une Eglise fort nombreuse, composée de ces disciples ; qu'il n'y ait eu une multitude de Chrétiens, non-seulement en Judée, mais à Rome sous l'empire de Néron, en Grèce, en Asie.
X. Terminons ce point de critique si peu important. Ou Philon et Josèphe ont parlé de Jésus-Christ et de ses disciples, ou ils n'en ont point parlé. S'ils en ont parlé, qu'ont-ils dit, qu'ont-ils pu dire, si ce n'est ce qu'on lit dans les Antiquités judaïques? S'ils n'en ont point parlé, y a-t-il du sens à nous les opposer? Le silence de deux ennemis du christianisme peut-il détruire des faits atiestés-par des milliers de témoins ? N'est-il pas même une confirmation de la vérité de ces faits ? Des ennemis se taisent-ils quand ils peuvent parler ?
Josèphe ne dit rien ni de l'apparition de l'étoile, ni de l'adoration des mages, ni du meurtre des innocents. Mais saint Matthieu en parle ; mais tous les Juifs et tous les gentils qui adoptèrent son Evangile, sont censés en parler; mais Chalcidius [Comm in Timœum) rapporte tout au long l'apparition de l'étoile et l'adoration des mages. Mais Macrobe {SalurnaL, I. il, c. k) atteste la vérité du meurtre des enfants innocents immolés par Hérode. Cet auteur paien qui vivait