SI
d'un donataire onvers son bienfaiteur, se réunissent ici dans un degré de force qui se fait mieux sentir qu'on ne saurait l'exprimer : en sorte qu'il faudrait absolument nier tous les devoirs des hommes entre eux pour s'en croire affranchi à l'égard de l'Etre parfait.
Il serait absurde de répondre que l'Etre parfait est trop grand pour que nos hommages puissent lui plaire. L'Etre parfait est la grandeur môme, mais en est-il moins notre père, notre souverain, notre bienfaiteur? N'est-ce pas lui qui nous a donné la vie, le mouvement et l'être? C'est parce' que l'Etre parfait est la grandeur souveraine, la plénitude de l'être, qu'il nous donne tout, et que nous devons faire servir tout à sa gloire. C'est parce qu'il est la majesté suprême, notre principe et notre fin, que nous lui devons toute sorte d'hommages. Nos hommages peuvent lui plaire, puisqu'il les exige de nous. Il les exige de nous, puisqu'il se fait connaître à nous sous tant de rapports d'où résultent des devoirs essentiels.