CONSÉQUENCES QUI RÉSULTENT DE LA DIVINITÉ DE JÉ- SUS-CHRIST
L'homme doit à Jésus-Christ une enltere soumission. — Les miracles faits au nom de Jésus-Christ sont des preuves certaines de la vérùé. — Les livres du Nouveau Testament sont divins. — Accomplissement parfait des prophéties.
Article I. — Première conséquence : l'homme doit à Jésus-Christ une soumission sans réserve.
I. Cette première conséquence n'a pas besoin de preuves. L'homme peut-il mettre des bornes à sa soumission quand la vérité lui parle ? Or, le Fils de Dieu est par sa nature la vérité éternelle qui ne peut nous tromper. Je ne crois pas, mon cher Eusèbe, qu'un devoir si juste trouve en vous de /opposition. Je vous avoue que bien loin de sentir de la répugnance à le remplir, je sens au contraire un vif empressement d'entendre et de recevoir les leçons d'un si grand Maître. Voici quelques motifs qui me persuadent que mon empressement est raisonnable.
IL Jésus-Christ est le Fils de Dieu ; donc iSest la source de mes lumières : je n'ai que celles que j'ai reçues de sa bonté. Ces luunères sont vraies, mais extrêmement bornées. L'idée la plus distincte, la plus féconde, la plus étendue que je découvre dans le fond de mon être, est l'idée de Dieu. Tenlai-je de l'approfondir ? je me perds dans rintinité de son objet. Je sens alors si vivement ma petitesse, que, confus et abattu, je doute presque si je suis quelque chose ou rien. Convaincu de ma réalité par l'idée même qui m'anéantit, je reviens à moi; j'envisage mes autres connaissances; j'y cherche de quoi couvrir et soulager ma honte et ma confusion, mais inutilement :
les ouvrages de Dieu tiennent tous de son infinité.
III. Qu'y a-t-il que ie conçoive plus clairement que la divisibilité de la matière? Mais cette divisibilité a-t-elle des bornes, ou n'en a-t-elle pas? Ici ma raison chancelle et m'abandonne. En vain je tâche de me représenter le plus subtil atome ; je ne puis le concevoir parfaitement un : car quelque petit qu'il puisse être, il a une figure, une iongeur, une largeur, une profondeur, un dessus, un dessous, un côté gauche, un côté droit ; et le dessus n'est point le dessous ; un côté n'est point l'antre. Cet atome n'est donc pas véritablement un ;il est composé de parties. Or, si cet atome est composé de parties, et que chaque partie soit encore composée de parties, le nombre de ces parties est-il infini ou fini? Si je me réponds qu'il est fini, le raisonnemeht que je viens de faire contre l'unité d'un atome renversera ma réponse; car, après toutes les divisions imaginables d'un atome, aucune de ses parties ne sera anéantie; chaque partie aura donc une figure, une longueur et un dessus, etc.; chaque partie sera donc encore divisible en deux parties, et chacune de ces deux en deux autres, ainsi à l'infini. Diraije donc que le nombre en est infini? mais un nombre infini ne peut être augmenté. Il n'est cependant aucun nombre auquel je ne puisse faire des additions. Par exemple, je puis ajouter un atome à un atome ; le nombre des parties de ces deux atomes est sans doute plus grand que le nombre des parties de chaque atome pris séparément. La divisibilité de la matière est donc un abîme sans rive et sans lond, où ma raison s'égare et se perd.
IV. N'accumulons pas les preuves des bornes de l'intelligence humaine. Qui n'est convaincu par un sentiment intime, qu'il ignore infiniment plus qu'il ne connaît? La dernière démarche de la raison, c'est de cennaître qu'il y a une infinité de choses qui la surpassent. Qu'elle est faible, celle qui ne va pas jusque-là 1
V. La raison souveraine peut m'éclairer, en perfectionnant les lumières qu'elle m'a communiquées, en me donnant même de nouvelles connaissances, non-seulement de ses ouvrages, mais encore de sa nature et des profondeurs de son essence. Dans ces nouvelles idées, dont les objets seraient si sublimes et si infinis, j'entrevois des secrets impénétrables. En mériteraient-elles moins mes respects, parce qu'elles seraient obscures? A quoi se réduirait alors la soumission de ma raison? à l'aveu de sa faiblesse. Qu'il est aisé cet aveul Pour le refuser à un Dieu qui me parle, il faudrait me croire indépendant, architecte de mes idées, incapable d'en recevoir de nouvelles, aussi éclairé que Dieu même. Quel orgueil 1 c'est le comble de l'extravagance.
VI. Faut-il pour n'être point orgueilleux, recevoir aveuglément tout ce qu'on me présente de la part de Dieu? La crédulité serait excessive, elle dégénérerait en stupi-
dite. Je dois m'appliquer tout entier à discerner la voix de Dieu. C'est ici où ma raison peut exercer ses droits. Celte voix a des caractères inimitables et incommunicables. Les miracles et les prophéties forment ces caractères. Est-il évident que Dieu parle? • .'examen est inutile. Il ne faut que se taire, écouter et croire. Hésiter encore, c'est révolte, c'est impiété, c'est folie. Craindre que la vérité ne détruise les idées que j'ai reçues d'elle, c'est petitesse, c'est imbécillité, c'est craindre que la vérité ne soit en contradiction avec elle-même.
VII. Mais les leçons de la sagesse éternelle sont d'une hauteur inaccessible ; je ne puis y atteindre. Je puis les croire, cela me suffit. Est-il étonnant que l'infini ne puisse être renfermé dans les bornes étroites de mon intelligence couverte de nuages par les passions, distraite par les impressions des objets extérieurs, resserrée par un corps fragile. Un jour, peut-être, seront levés tant d'obstacles qui me tiennent dans une espèce d'enfance; et je verrai clairement ce qui me paraît incompréhensible.
VIII. En attendant cet heureux jour, je croirai plutôt des mystères au-dessus de ma raison, qu'un mystère manifestement opposé à ma raison : or, en écoutant Jésus- Christ, je croirai, je le veux, des mystères qui seront au-dessus de ma raison; mais, en refusant de l'écouter, je suis contraint d'eu admettre un manifestement opposé à ma raison. Quel mystère plus absurde qu'un Dieu qui ne serait ni vrai, ni saint, ni bon, ni sage! Tel est cependant le mystère absurde qu'il faut admettre, si je refuse d'écouter Jésus-Christ. Car je ne puis refuser ma foi à Jésus-Christ, qu'en ne le croyant pas véritable. 11 appuie cependant les leçons qu'il me fait, sur un nombre infini de miracles opérés au nom de Dieu, et sur des prophéties revêtues du même caractère. Dieu employerait donc sa puissance et son nom pour attester l'erreur et le mensonge? Il serait donc sans vérité, sans sainteté, sans bonté, sans sagesse? La pensée fait horreur. Je recevrai donc les leçons de Jésus-Christ avec une soumission sans réserve.
IX. H me semble, mon cher Eusèbe, que vous entrez volontiers dans mes dispositions , et que vous n'êtes pas moins déterminé que je ne le suis, à recevoir toutes les leçons de Jésus-Christ, quelque incompréhensibles qu'elles puissent vous paraître. En nous conduisant ainsi, nous ne ferons que ce que nous faisons tous les jours, au sujet des ouvrages de la nature. Nous ne comprenons ni comment nous naissons, ni comment nous croissons, ni comment nous nous nourrissons, ni comment notre âme existe dans notre corps, ni comment elle l'anime. Nous ne comprenons ni l'attraction de l'aimant, ni lo flux et reflux de la mer, ni même le mouvement des corps, ni une inlinité d'autres choses, qui sont des sujets intarissables de dispute entre les philo-ophes. Il n'est presque rien dans la nature dont on ne se dispute. Chacun prétend soutenir son
sentiment, et renverser celui de son adver • saire pap des raisons invincibles. Nous laissons disputer les philosophes, et, en avouant que nous ne comprenons rien dans le comment des ouvrages de la nature, nous ne doutons en aucune sorte de ces ouvrages, parce que les preuves de fait que nous avons de leur existence sont certaines. Or, la vérité des leçons de Jésus-Christ est également appuyée sur des preuves de fait, contre lesquelles viennent se briser toutes les difficultés. Il n'est point d'incrédule, s'il n'est pas entièrement aveuglé et abruti par ses passions, qui puisse tenir contre ce raisonnement : si Jésus-Christ a fait les miracles rapportés dans les livres du Nouveau Testament il faut le croire: or, il a fait ces miracles; donc, etc. La première partie de ce raisonnement est évidente par les seules lumières naturelles : la seconde est certaine de toute la certitude que comportent les faits.
Soumettre l'homme à la foi, dit l'auteur d'un manuscrit que j'ai lu, c'est le soumettre à un principe d'erreur, parce que 1& foi est un principe commun à toutes les religions.
La lecture des ouvrages des incrédules est dangereuse pour les personnes qui sont peu instruites et qui ont le cœur mauvais; mais je ne sais si cette lecture ne peut pas être utile à un homme qui pense, et qui n'est pas intéressé à trouver la religion fausse. 11 me semble qu'il est facile d'arracher les armes à l'incrédulité, et de les tourner contre elle-même.
Si la foi est un principe commun a toutes les religions, il s'ensuit que la foi est à l'homme ce que lui est la religion ; or, la religion est naturelle à l'homme, car jamais il n'y a eu de nation où la raison se soit manifestée, qui ait été sans aucune religion, et c'est une maxime que ce qui est commun à toutes les nations est une impression de la nature. Par conséquent, si la foi est aussi naturelle à l'homme que la religion, quiconque ne veut point de foi est un impie et un insensé.
Mais peut-on dire que ce qui est commun à toutes les religions est un principe d'erreurs? L'idée de la Divinité est commune à toutes les religions : est-elle fausse cette idée, parce qu'elle est commune à toutes les religions? Etre de bonne foi et sincère, est une maxime commune à toutes les religions; est-elle fausse, cette maxime, parce qu'elle est commune à toutes les religions? Il faut distinguer la foi de l'abus de la foi, la religion de l'abus de la religion; et il est étrange que les esprits forts, qui se donnent pour des génies transcendants, confondent des choses si différentes.
L'homme est fait pour la religion et pour la foi, comme il est fait pour la société : mais il pervertit sa destination en plaçant mal sa religion et sa foi, comme il la pervertit en se liant de société avec les méchants contre le bien public. Adorer le Créateur et lo croire, c'est suivre la raison et la nature : adorer la créature et croire tout esprit, c'est
OEUVitES COMPLETES DE LE FRANÇOIS.
ne suivre ni la raison ni la nature. Le grand devoir de l'homme consiste donc, non à être sans religion et sans foi, mais à pratiquer et à croire la vérité.
Toutes les religions, dira l'incrédule , prétendent être véritables, et ôtre en droit d'exiger un acquiescement aveugle à leurs dogmes. Je l'accorde : mais c'est à la raison de juger de ces prétentions. La religion véritable doit avoir des preuves qui lui soient propres et incommunicables à toutes les ïa'usses religions : or, il faut s'arracher les yeux pour ne pas voir ces preuves dans la religion de Jésus-Christ.
Toutes les religions, dira encore l'incrédule, se prétendent fondées sur des prodiges et des prophéties. J'en conviens, et j'en conclus que l'incrédule, qui rejette toutes les preuves de ce genre, se déclare contre la nature : car n'en vient-il pas ce sentiment qui a toujours fait regarder les miracles et les prophéties comme nécessaires pour fonder une religion? Mais nous avons fait voir que ce n'est que par un excès d'ignorance ou de mauvaise foi qu'on peut mettre en parallèle les miracles et les prophéties de Jésus- Christ, avec les prodiges et les oracles que toutes les autres religions s'attribuent. Les miracles et les prophéties de Jésus-Chrii>t ont toute la certitude et tous les caractères de divinité que la raison peut souhaiter : au lieu (pie les prodiges des autres religions n'ont ni certitude, ni aucune marque de divinité.
Mais, dit un esprit fort dans un imprimé, pourquoi vouloir nous assujettir à croire sur des preuves dépendantes des sens?
pourquoi toutes les vérités révélées ne sontelles pas aussi claires que les vérités mathématiques ?
Dieu était sans doute maître de nous révéler des vérités encore plus claires que les vérités mathématiques, mais il ne lui a pas plu. C'est a nous de recevoir avec reconaissance sa révélation telle qu'il nous l'a donnée, sans lui demander compte de sa conduite. La révélation doit avoir des preuves capables de persuader tout homme attentif, sage, amateur de la vérité, résolu de lVmbrasser et de la suivre, aux dépens de tout autre intérêt : mais il n'est point nécessaire que les vérités qu'elle nous découvre soient (l'une telle évidence que les hommes les voient malgré eux. La vue claire et distincte de la vérité est réservée pour une autre vie comme la récompense de ceux qui l'auront cherchée sincèrement dans la vie présente. Ce qui ne pourrait avoir lieu, si cette vue était indifféremment accordée sur la terre aux bons et aux méchants. 1! y a assez de lumières dans la religion pour éclairer ceux qui veulent l'être. 11 n'y en a pas assez pour dissiper l'ignorance atrectée de ceux qui se plaisent dans leurs ténèbres. La foi est une vertu; elle doit donc avoir des motifs raisonnables. Et il n'en est point de plus forts, qui soient en môme temps plus proportionnés à l'homme, plus à la portée de tous les esprits, moins sujets à
s de
l'illusion, plus simples et plus di0 Dieu, que les miracles et les prophéties faits au nom de Dieu. L'incrédulité est un vice; elle ne peut donc avoir que des prétextes, elle en veut avoir, elle les trouve dans l'inévidence des vérités révélées.
Au reste, je ne sais si la révélation, quand elle serait aussi claire que les vérités mathématiques, trouverait quelque accès chez les esprits forts, qui se plaignent de son obscurité, et qui, au lieu d'être harcelés par des faits, ne demandent qu'un syllogisme pour se laisser terrasser. Car de quel prix peut être la vérité à leurs yeux? ils mettent le bonheur à avoir des passions fortes, même les plus injustes et les plus honteuses; ils comptent donc pour rien les vérités de morale, qni cependant de le cèdent point en clarté aux vérités mathématiques. Ils se donnent pour des sceptiques du premier ordre : ils traitent de billevesées toutes les preuves de métaphysiques de l'existence de Dieu. Il est vrai qu'en témoignant un si grand mépris de ce genre de preuves, ils prétendent en puiser de convaincantes dans la physique expérimentale : mais doit-on regarder leurs prétentions comme sérieuses et sincères? Ils veulent des démonstrations, et ils n'en veulent point qui aient des faits pour fondement, parce que, disent-ils, ils ils sont plus siirs de leur jugement que de leurs yeux. Que veulent-ils donc que l'on pense de leur créance d'un premier Etre? comment la peuvent-ils fonder sur la physique expérimentale? ne serait-ce pas la fonder sur des faits, et se fier plus à leurs yeux qu'à leur jugement? Des pensées si peu liées, si mal soutenues, si inconciliables, trouveraient-elles tant de lecteurs avides, si elles n'attaquaient pas la religion?
Article II. — Les miracles opérés au nom de Jésus- Clirisi, sont des preuves certaine* de lu vérité. — Tout miracle qui manque de ce caractère ne peut être trop sévèrement examiné,
I. Cette seconde conséquence, de même que la précédente, n'a besoin que d'être développée. Nous avons démontré que les miracles opérés au nom de Dieu ne peuvent être faits pour autoriser le mensonge. Il e^t certain que Jésus-Christ est Dieu. Il e^t donc impossible que des miracles faits en son nom servent de preuves au mensonge. C'est ce qu'enseigne Jésus-Christ lui-même : Celui qui fait des miracles en mon nom, ditil h ses disciples, ne peut à l'heure même mal parler de moi. (Marc, ix, *28.) Est-il possible en effet, que Jésus-Christ, la lumière, la voie, la vérité et la vie des hommes (Joan. vin, 12; xiv, 6), prête à un séducteur sa puissance et son nom, ce nom sacré qui met l'enfer en fuite, ce nom salutaire qui sauve l'homme, ce nom saint devant lequel tout genou doit fléchir?
IL II paraît également clair que les miracles doivent être faits au nom de Jésus- Christ, pour nous assujettir à l'autorité du faiseur de miracles, c'est-à-dife pour avoir la force de preuves. L'idée de Dieu, que
nous portions gravée dans notre âme, a dû nous suider dans le discernement des miracles^usqu'à ce que Dieu étendît lui-même cette idée, c'est-à-dire jusqu à ce qu il se fit connaître à nous d'une manière plus parfaite Sur ce principe, nous n'avons admis les miracles de Moïse et de Jôsus-Cnst, comme un témoignage divin rendu à leur mission, que parce que nous les avons trouvés opérés au nom de Dieu, dont nous avions l'idée Jésus-Christ a opéré des miracles au nom de Dieu, pour prouver qu'il était vraiment le Fils de Dieu ; nous sommes donc certains que l'Etre souverainement parfait a un Fils qui lui est égal. 11 ne nous est donc pas permis de diviser le Père et le Fils dans nos adorations.
III. Il est manifeste que 1 invocation du nom de Dieu doit être conforme à la connaissance qu'il nous a donnée de son être. C'est donc au nom de Dieu par Jésus-Christ, ou au nom de Jésus-Christ que le miracle doit être opéré. {Joan. v, 20.) On n'honore point Dieu, quand ou n'honore point Jésus- Christ. [Joan xiv, 6.) On ne va au Père que par son Fils ; c'est ce que nous enseigne Jésus-Christ. 11 assure encore que toute puissance lui a été donnée dans le ciel et «ur la terre. (MatAh. xxvm, 16.) 'lout miracle doit donc être un etret de sa puissance, et par conséquent doit être opéré en son nom. Aussi quand il envoie ses disciples prêcher l'Evangile, il leur donne le pouvoir de faire des miracles en son nom, elil promet à ceux qui croiront en lui la même puissance. (Luc. xx, 9, 17; Marc, xvi, 72.)
IV. Tout miracle dénué de ce caractère ne peut donc être trop sévèrement examiné. Il faut comparer la doctrine qu'il autorise avec la doctrine de Jésus-Christ. La plus légère opposition suffira pour le rejeter. Mais tout miracle opéré au nom de Jésus-Christ est par lui-même preuve de la vérité. Soyons, mon cher Eusèhe, attentifs à cette règle ; nous voilà à l'abri de la séduction. Il viendra des séducteurs ; Jésus-Christ le prédit. Mais ils ne se couvriront jamais de son nom auguste, ils viendront en leur propre nom. (Luc. xxi, 8; Joan. v, 43.)
Article 111. — Les livres du Nouveau Testament sont divins. — Inspiration des apôtres — Réfutation de Spinosa.
I. L'exactitude et la fidélité des auteurs des livres du Nouveau Testament nous sont connues. Ces écrivains ne sont-ils respectables qu'à litre d'exactitude? Il est contre la vraisemblance que leurs ouvrages soient inférieurs à ceux de Moïse et des prophètes. Leur autorité est du moins égale. C'est une conséquence qui semble naître de la divinité de Jésus-Christ. Dès que Jésus-Christ est le Fils de Dieu, il faut l'écouter Le Père éternel réduit à ce point tous les devoirs de l'homme : Ipsum audilc. (Luc. îx, 35.) Jésus- Christ n'a rien écrit, il a parlé à sesdiseiples, il a agi en leur présence. C'est donc à eux à nous répéter ses discours et à nous instruire