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Si jaflMiis je déroge jusqu'k la proie» j^écrinl des oomaandenenls poéliqoes qéi écltpseront» k n'«i point douter»
tous ceux qui les ont précédés \ là j'enricbirai mon texte de beaucoup de choses que tout le monde ignore, cl je porterai les préceptes au plus haut point d'élévatioA» l'ouvrage aiura
86 CBUVRES DE LORD mOH.
pour titre : « Longin entre deux vias, ou les poctcs mis à même d'élre leur propre Aristote. »
Tu croiras en Milion, en Dryden, en Pope; lu n'exalteras pas Wordsworth» Goleridge, ni Soulh^, parce que le premier est irréparablemeni timbré, le second ine, et le troisième affecté etYcrbeux; il serait difficile de riraliser avec
Crabbe, et l'Hippocrène de Carapbell est quelque peu à sec ; tu ne déroberas point a Ko^'crs, et ne commettras poiul d'iDÛdéUlé avec la muse de Moore.
ccvr.
Tu oe convoiteras pas la muse de Solbeby» ni son Pégase, ni rien qui lui appartienne; tu ne porteras pas faux témoignage comme font les a bas-bleus » — (il est un de ces personnages-là, du moins, qui ne s'en lait pas ûtute); en un mot, tu n'écriras que ce qu'il me plaira : c'est là la critique véritable, et vous pouvez baiser ou non la férule, — comme il vous conviendra; mais, par le ciel! si vous ne la baisez pas, je vous en ferai sentir le poids.
Si quelques personnes s'avisaient de dire que celle histoire n'est pas morale, je les prierais d'abord de ne pas jeter les hauts cris avant de se sentir blessées; qu'elles veuillent bien relire cet ouvrage, et qu'elles osent soutenir ensuite (mais personne Ji'aura ce front-là) que cette histoire n'est pas tout à la fora morale et gaie! D'ailleurs, je me pro[)Ose de faire voir, dans le chanl douzième, Tendroil même où voul les méclianls.
ccvni.
Si, après tout, il se trouve des gens assez aveugles sur leur propre bien pour mépriser cet avertissement, des gens assez égarés par la tortuosité de leur esprit pour n'en pas croire mes vers et leurs propres yeux, et pour s'écrier qu'ils ne peuvent trouver la morale de ce poème, je leur déclare, si ce sont des ecclésiastiques, qu'ils en ont menti ; et si cette observation est faite par des officiers ou des critiques, je leur dirai qu ils soûl dans l'erreur.
DON JUAN. CHANT I. 57 ce IX.
le compte sur Tapprobatioii du public» et prre les lecteurs de vouloir bien m'en croire sur parole, au sujet de la morale de mon livre, morale que je veux combiner avec leur amusement (comme on donne un joujou de corail à un enfant qui fait ses dents); en attendant, ils voudront bien se rappeler mes priHcnlions au laurier épique : de peur que la pruderie de certains lecteurs ne se montre récalcitrante, j'ai gagné à prix d'argent la Revue de ma Grand' Mère, — J'entends la revue britannique de ce nom
CGX.
Mon envoi était contaiu dans une lettre adressée k l'éditeur, qui m'a répondu courrier pour courrier, en me faisant ses remerciements. — Il me doit un bel article; mais s'il lui prenait envie de mettre sûr le chevalet ma muse gentille et
de violer sa promesse, s'il niait avoir rien reçu de moi, et couvrait ses pages de liel au lieu de miel, tout ce que je pourrais dire : — c'est qu'il a reçu mon argent.
Je pense qu'à l'aide de celte nouvelle sainte-alliance je puis être assuré de la faveur publique, et défier tous les magasim d'art et de science, quotidiens, mensuels ou .trimestriels; je n'ai pas essayé d'augmenter le nombre de leurs clients; on m'a dit que ce serait inutile, et que l'Edimbourg Jieview et le Quarterly Reoiew vous martyrisent de la bonne façon un auteur dissident.
CCXIf.
Non ego hoc fcrrem, calidàjufeotài
Consule Planco**,
a dit Horace, et je le dis comme lui ; je veux donner à entendre par cette' citation qu'il y a six ou sept bonnes années (longtemps avant que je songeasse à dater mes lettres des bords de la Brenta), j'étais prompt k la riposte; et, m e£fet, je n'étais pas endurant dans ma bouillante jeunesse, alors que George le Troisième était roi.
Mais aujourd'hui, à trente ans, j'ai des cheveux gris (ie
!S8 QBUVaES BS LOI» IIVM3V.
voudrais bien savoir comment ils seront à quarante; Taiitre jour j'ai été sur le point de commander une perruque); — mon cœur n'est pas beaucoup plus verl ; en un mol, j'ai dans mou ptiaiemiiA gaspillé mon été, et ne me sens plus l'énergie fiécessaire pour batailler j j'ai dépensé ma vie, intérêt et
dUi.
CCUT*
Jamais, — jamais, — nos, jamais plus sur moi ne desoen-
dra, comme une rosée, cette Iraîcbeur du cœur, qui, dans tout ce que nous voyons d'allrayaiU ici-bas, puise ces émotions charmantes et nouvelles que nous recélons dans nos cœurs, comme Tabeille son trésor! Pensez-vous que ce soieni ces objets qui aient produit le miel? Héiasi il a'était point en eaXf mais dans cette puissance que nous atons de doubler jusqu'au pacfum d'une fleur.