‹ Œuvres complètes de Lord Byron Don JuanChapitre 22 sur 98 · CCX · texte numérisé non relu

CCX

Jamais, — jamais, —jamais plus, ô mon cœur ! lu ne peux ^[re mon seul monde, mon univers! Autrefois tout en tout, maintenant tu t'isoles, tu ne peux plus être ma joie ou mon supplice; rillusion s'est dissipée pour (oiijours, et tu es insensible ; mais tu n'en vaux pas moins pour cela : k ta pkoe j'ai acquis beaucoup de jugoneal, seidemait je m'étonne ktMiQotv ^'îl ait pu treuTcr à se lofer.

OCXfl.

Tai passé le temps d'aimer; désonnais il n*est diarmes

de jeune fille, de femme mariée, et encore moins de veuve, qui puissent faire de moi l'insensé que je fus autrefois; — enfin, je ne dois plus mener la vie que j'ai menée; j'ai perdu l'espérance crédule des mutuelles affections; l'usage copieuK du bordeaux m'est pareillement interdit; donc, pour ne constituer un vioe ééëent, «i vice de ineillnei^ j'ai pcesqoe «mîe4e prendre l'Afariee.

CCXTU.

L'Ambition fut mon idole ; elle s'est brisée devant les autels de la Douleur et du Plaisir, et ces deux déités m'ont laissé f lus d'un gage sur lesquels la réilexion peut s'e&crcer à loi-

DOM JUàK. GHAKT I. 89

■ir : nuÔBtaâiit j'ai dit comme k léia de hMMtte du. meîM

fiMOD : C Lb TB1W8 S6T» U «HM PUT, LE «MPS 1I*B8T

PLVS ! » — La brillante jeunesBe» ee clMmérique trésor, a

été par moi gaspillée de bonne heure : — j*ai dépensé mon cœur en passion, el mon cerveau en rimes.

A quoi aboutit la gloire? à remplir un certain espace sur tm papier incertain ; qnelgnes-nns la comparent k une colline qi^on grafit» d dmil le aommet, comme eehii de iooles les colHines, se perd an mifieu des Tapeurs; et c^est pour ccte <|tie les bommes éerîrent , parlent, prêchât; que les héros tuent, que les poètes brûlent ce qnlls nommeiit t la lampe de leurs veilles, » pour avoir, quand l'original ne sera plus que poussière, un nom, un portrait détestable, et un buste pire encore!

Que sont les espérances de rii<nime? Un ancien roi d'cigyple,C^ps, emtraisit la première etlai^usTUtedes pjxamides, pensant que c'était justement ce qu*îl hri fiiHaH pour conserver sa mémoire entière et sa momie iot^iolable; mais

quelqu'un, fouillant la pyramide, s'avisa de porter sur son cercueil une coupable raam. Ne comptons donc pas, ni vous ni moi, sur un monument, puisqu'il ne ^este pas une pincée delà poussière de Gbéops ^^

liais, en ami de la mie pbiloso^e, je me dis eoimiiC : « Hélas! tout ce qui est né doit mourir, et la chair est une lierbe que iàucha la mort; tu n*as pas trop mal passé ta jeur nesse, et si tu ama à la eeeemneaeer — elle n'en aurait pas

moins un terme; — c'est pourquoi remercie ton étoile de ce que les choses ne sont pas pires^ lis ta Bible el veille h ta hourse. »

Hais pour le moment, aimable lecteur, et vous, acheteur plus aimableencore, permettez que le poêle (c'est moi] vous donne une poignée de main» prenne congé de tous, et vous MohailekiMiMek! Si nous 11008 entendons, i»*

Terrons; dans le cas contraire^ cet écbanlillon sera le dcr* nier doat j'aurai fatigué TOlre patience; — il serait à souhaiter que d'autres suivissent mon exemple.

Fils de ma solitude, allez, mon pciii livre, Allez votre cbeniiu, aux vagues je vous livre; Si TOUS avei du bon, comme je le prétends, Le monde vont lira longiempeM.

Quand je vois qu'on loue Soulluy, que Wordsworlh est compris, je ne puis m'empi chcr de réclamer aussi ma pari de gloire. — Les quatre premiers vers qu'on vicnl de lire sont de SouUiey; pour Dieu, leclcur, n'allez pas me les attribuer!

NOTES DU CnXST PREMIER.

* Voyez le Bosstceîl de Cooke, t. IV, p. 48.

* Cette dédicace fut supprimée en <8I9, apr^^s une longtie résistance de fa part de Byron ; mais, peu de temps aprrs sa mort, elle fut révélée au public par un article du Westminster Bevirw, que l'on attribue généralement à sir John Hobbouâe; et, pendant plusieurs années, ces vers se vendirent ouvertement dans les mes. Il ne servirslt donc de rien de les esdnre de cette édition.

s La Biographiê littirairê de M. Coleridge peroten ISIT.

*M. Southey est le seul poète qui ait Jamais habité Keswicic. M. Vordn- •worth, qui résidait autrefois à Grasmere, a, pendant plusieurs années* occupé Mounl-llydal, prts d'Amblcsidc. Le professeur Wilson possède une élégante villa à Windermere. Coleridge, Lanib, Lloyd et d'autres, classés par la Tîetue d'Edimbour;) dans l'école dos lacs, n'ont Jamais eu aucun rapport avec cette partie de l'Anglctt^rredile des Lacs.

* La place de Wordsworth doit être dans l'excise on liien dans les douanes, » en ontre de ceUe qall occupe à la tsbie de lord Lonsdale, où ce charlatan poétique et ce parasite politique se Jette sur les moroesuz avec une avidité gloutonne. Le jacobin converti s'est fiait depuis Iwigtemps Je sycophante bouffon dos préjugés de rarislocralie.

^ L'excise est une administration qui répond à nos droits-réunis, ou pluiùt à notre exercice sur les vins. M. Wordsworlh, poète admirable et surtout homme de bicUf occupe une place de receveur dans l'excise. iV. du Trad,

1 « Pâle, mais non cadavéreux. » Les deux iiUes aînées de Hilton lui volaient, dit-on, ses livres, en outre de ce qu'elles trouvaient à prendre sur les dépenses de la maison. Quelle douleur n'a^(-il pas dû ressentir, comme père et comme savant, en s'apercevant de cette conduite honteuse t Haylaj

DON mN.— -N0TE8 DU GHÀNT I. 61

!• compare au roi Lear. (Vo|ei la troisième partie de la Vit dê MiUonf

par M. Haylay.)

« Puur le portrait d*£tttrope, reiiniuitte et le ministre d'Arcadius, consultez Gibbon.

9 On sait le rôle que joua lord Castlereagh dans ce congrès de Vienne oli les peuples furent mis à l'encan. Au mépris de la foi jurée, Venise fut livrée b l'Aatridie et Gènes à la Sardaigne. Jf. dm Trad*

M M. Fox et le club vldg» à cette époque, adoptèrent no miiforme Uea et jaune : de là la eoideur des oonTertures de la Jl^eue ^Édimbourg^

Je n'entends point parler ici du héroe de notre ami Landor, le per» fide comte Julien, mais da héros de Gibbon, TUlgairement connu sous lA nom de l'Apostat.

1* Commencé à Venise le 6 septembre, achevé le 4" novembre < 81 8. B.

1' Le général Vernon, qui servit avec éclat dans la marine, et se distingua particulièrement à la prise de Porlo-Bello. 11 mourut en 1757.

Second fils de Georges IL Se distingua an baUiUes de Dettingen et de Fontenoy, et surtout k Culloden, oit il battit le prétendant en I74«; mais il déshonoim sa victoire par le cruel abus qu'il en fit ou qu'U permit à ses soldats d'en faire. Il mourut en 1763.

18 Le général Wolfe, îe brave commandant de l'cxpéditiou dirigée contre Québec, termina sa carrière en combattant contre les Français en 1759.

*8 En 1759, l'amiral lord Hawke détruisit complètement la flotte française équipée à Brest pour faire une descente sur les côtes de l'Angle- . terre. En 4 769, il fut nommé premier lord de l'amirauté, et mourut comblé dHiomieun en 47SI«

11 Ferdinand, due de Brunswick, gagna la bataille de Minden en ITM; il cbassa les Fonçais de Hesse ; lors de la paii de 476S, il se retira dans le duché de Brunswidi, et s'ooonpa, le reste de sa vie, de firanc-maçonnerie. Il mourat en 4792.

18 Fils du troisième duc de Rutland, se signala en 1745, lors de l'inTa» sion tentée par le prétendant ; fut nommé, en i7â9, commandant des forces britanniques en Allemagne. Il est mort en 1776.

Officier général anglais et auteur dramatique, se distingua en 4762, dans la défense du Pwtugal contai les Espagnols; et, en Amérique, par la prise de Tieonderoga; mais il foi obligé de se rendre, avec son armée, a» général Gates. Il mourut en 4792.

>o Second fils du comte d'Albermale; placé à la tète de la flotte du canal, il livra un eogagement partiel, en 1778, à la flotte française, laqnella trouva moyen de s'échapper; traduit, en conséquence, devant une COUT martiale, il fut honorablement acquitté. II est mort en 1786.

Lord Howe se distingua en plusieurs occasions pendant la gucrro d'Amérique; lors de la guerre avec la France, il prit le commandement delà flotte anglaise, amena l'ennemi à une action le 4«r juin 4 794, et obtint «ne victoire complète. Il eut mort chargé d'ans et d'honneurs en I7M.

tSLe marquis de Wellesley, aojourd'bni duo de WeUington. iV. du Trad.

6S CEUVRES DE LORD B¥R01I.

ts II y a dans le texte* Nm€ fartûxo of that êow ; — neuf mofCÊÊilm 4ê la mémê tmiê. AllusioD u Itngage des sorcières à Macbeth t

• fMtt te mm*ê h\99i, Art lu* mMB ■•rafaMtewv. •

IVwi.

Lt professeor IWati^ dfi Bsdsa, qiri, en ItiS, sous le patroiœgi 9f6»

eial des bat'-bleus. Ht un coars de mnénwBiqne à l'institution royale.

» « Je suis celui qui tsi; nooiii Disii M doniM iairiBÂiM daw la Bible. N. du Trad.

<B On conçoit que cette allusion au jurement favori des Aiiglai* j^ird ucccssairement de son sel dans une traducikm. dut Trad,

«Sir SiiiMl toUlsv VétÊÙmm Idgitii de la oteMillOTio, perdU ta llnnme1enoeiobra4«lt,6lMtaaltS iéMoèM.— •!& iltndm lajMM toeipitti«ii»locsml«afMj0 Mdavniapta vifM nOiiiMMMl ponr le Toir;jr8l«ia wsuecomb» AonUly; ffû éatt un de BiesiMMshis! Lorsque cet homme faisait tous ses efforts pour déraciaer toute ma famille, le tronc, les branches et les trui'.s ; iors.ju»', aprrs avoir gagne moD homme d'affaires, il s'acharna à notre poursmu;; loisqu'ii porta la liosolatioQ dans mes pénates, pensait->ii, qu'au buut de trois ans à peine un cvé- Bcment doaloannis, mais csmnmn à ious les moetels, et que l'es poimit prévoir, jtIMntt sa «naMtéHW oa tafrefionra al iaipriiâeisit soa aMS ■a aited^M vaidicl 4t Mtal Amil-U réAécia 0^ tième...) quels doTsient être met sentiments, lorsqoa fnaaia» enfliai^ SW, nom, répotatios, fetfie, toniélaittaunolé en sacrifice sur un aotel légal, et cela, dans un moment oh ma santé était affaiblie, ma fortune en»barrass42e, mon esprit troublé par des revers inattendus ; lorsque j'étais encore jeune, et que j'aurais pu réparer les faulca que j'avais commise^ Ot remettre ordre k mes affaires ?... Mais il est dans le tombeau. » B.

M Maria Kdgewertli, auteur d uo ïraiié tur l'édMcalkm pratique, Le^ tmmrUÊ ftwmst UUénitm^ i» CMisaw liciiwM, Isa GmOss «MfaiMi. •»«Baiatl»dillofiBfMO»jaaafS9iiUasa«lr MBMiid aisaldli»wth dana la atoda fsshUmsMt da Loadtei^ dtaa l«i iiSfMisi im jsar, et à un d^euner chsa ëx HmBphrsr Auj» ok i'ditii lafitéi allé 110 ressemblait pas mal à ce que nous autres Écossais aous appelons Jeantiii deans-looking body. Elle est, sinon belle, du moins de figure agréable; on n'aurait jamais imaginé qu'elle piit écrire son nom, tandis que son père causait, non comme s'il eût été capable d'écrire autre cbose» mais ^«mm* si c'était la seule chose digne d'être écrite, m B.

^ CMal fartas twwBêam plan d'éducation, le Manuel du pro fémur.

^ Misa HaaaakMterei attarda Caisbs è Imrêtkêrtkêd^imê fmm% roma aa limia de ierBa% «ii a ealmuaiV da aaaoèa daaa le taHMp% aft qui est si^oufdM eokUé.

s 1 A 1 lusioa an Tertns ioooBpanUea de Phnile de Mscassar.

12 pocton commont . Cette coar prononce les séparations de corps. La

non jUAif.— !i<]rrE5 enm h O

fftambre des lords est seule compétente en nutière de ihmte» N, 4» Trad,

s* La eoiir de le cbsiieeUerie est la plus banfe JnrldteiSoii cfHIe de TA»glctorre. Les qoestfoos de tateile mi sont spéciBleBMiM attsUméos» N. 4u

Trad.

Ceci est un fait : il y a ou il y avait une édition avec toates les épigrammes licencieuses de Maniai placées par eux à la fin.

SB Pour plus de détails sur la recette de saint Antoine, voyez la Vie deê Saints de M. Alban Butler.

M Gertrudê dê Wffoming, par Campbell ; c'est, je crois, le Mot dttse* cond chant ; mais je dte de némofre.

^ Jnan Bbscan Atmegafa^de Baréeloiie^ «OQrM en 4Mi. Be coneeit avec son ami Gardlnao, Il tetrodnisit le style Halev daaala poésie ca^ tîllane, et ronBneBça eotttBWtfaittea en écrifat ésa.aemiela i la naaièw de Pétrarque.

38 Garcilasso de laVega, d'une noble famille de Tolède, ftit en mêfne temps soldat et poëte ; après avoir serri avec distinction en Allemagne, en Afrique et en Prôrence, il Pat taéy en 4S36, par nne pierre jetée da haut d'une toor, qui l'atteignit an fhmt» tandis qnll marchait en tète d« aon bataillon. Quelques-uns de ses poêmea ont été réosnant traduite en anglais par H. WifTen.

Société instituée pour rappeler les noyés à la vie et offirir des moyens de sauvetage aux navires en détresse. N. du Trad.

♦0 Le corlejo espagnol est le cavalière servente italien,

♦1 Dona Julia se trompe : le comte O'Reilly ne prit pas Alger, mais Alger faillit le prendre. Lui, son armée et sa flotte, levèrent le siège &?ec de grandes pertes et très peu d'honneur, en iin,

**II j a dans le tsoUe Hgmantâ* U eat àreg;retter qœ ce mot nous manque. N. du Trttd,

^ William Brodîe Gnmey, te remarqaaMe sténographe dhi periemeni^ anccéda à son père dans cette CMOtSen: sengmd-plBe étsUlfattsardfta traité sur la brachygraphie.

^^Dans la vieille pièce espagnole iutiiolée Âthiittm fiUminato, rori» ginal de Don Juan,

45 Pour cette strophe, voir la réclamation de l'éditeur du British Re- «této, et la lettre de Byron à Téditearde la Revue de ma Grand* Mère, m le TOUS envoie, » dit lord Byron, par le dernier ooanier, iMa letira bonffbnne à publier en réponse aa boniTon Robertai qui a Jufé à propoa de tresser une petite corbeille à sa taille. G^eat écrit il main Ie¥ée, et an milieu d'événements qui disposent peu à ia gaieté : il s'y trouvera peut-Ôti» plus d'amcrtua» ^il n'en fut ponr ce petit panels aeidt. » Mo^iM^ ' 24 août 1819.

«Je n'aurais point supporté une telle insulte lorsque j'étais dana lê vigueur de i'àgc, sous le consulat de Plancus. » / La tîeiUeli gende de frère Bacon dit que la tête de bronze qu'il façonna de manière qu'elle pût parler, après avoir prononcé eiecaihrant

6i ŒUVRES DE LORD BYRO».

« c'est le moment, c'était le moincnt, le monient est passé, « roccasion de l'instruire ayant < u> négligée, tomba d'eilc-mème de soo piédesial ei se lu'isa en mille pièces.

*s C'était l'upinion des Égyptiens que Tùme n'abandonnait pas le corps tant que celui-ci demeurait intact. Pour confirmer cette opinion, le roi Cheops, dit Hérodote, employa trois cent soiitDte mille de ses sujets, pen-> dant vingt ans, à élever aiHdessiis de Vangntia domut, destinée à contenir ses restes, un tombeaa de pierres égal en pesanteur à six millions de tonnes, ce qui est juste trois fois autant que celle dtt vaste Breakwatcr placé au milieu du détroit de Plymouth ; et afln de mettre cette prcciouse cendre encore plus en sûreté, on ne pouvait parvenir à l'étroite clianibre qui la contenait que par une suite de passages sinueux, fcrnies par des pierres d'une pesanteur énorme, et si soigneusement fermes, qu'on ne pouvait rien voir du dehors. Lorsque Sbaw eniru dans cette sombre cellale , n ns troava, ni dans le oereseil , ni sur la pierre , on seol os de Cheops. •

MVay«IePélirANV«deSoatlisyd ITalsrloo.

CHÂNI I)£liIl£M£\

0 vous! insUtutears de la jeunesse des nations! pédago*

gues de la Hollande, de la France, de TAnglelerre, de TAUemagne ou de l'Espagne! fouettez vos élèves, je vous prie, en toute occasion; cela régénère leur moral. Quant k la douleur physique, ne vous en inquiétez pas. Rien ne servit h don Juaa d'avoir la meilleure des mères et des éducations ; tout cela ne l'empêcha pas de perdre son innocence, et de la manière la plus drùle, encore.

Si on ravait mis dans une école publique, et qu'il y eût

fait sa troisième, ou môme sa quatrième, sa besogne quotidienne eût tenu son imagination à froid, du moins s'il eût été élevé dans le nord ; il est possible que l Espagne soit une exception; mais rexcepliou confirme toij^ours la règle. — Un jeune homme de seize ans, occasionnant un divorce, il y avait là, on le eençoit, de quoi intriguer singulièrement ses précepteurs.

OOM JUAN. CBAMT II.

in.

Pour moi» tout bieu considéré» la chose ne m*étonne pas; Il y avait pour cela bien des raisons : d^aboid sa mère» la mathématicienne, qui n'était qu'une... peu importe; son

précepteur, vieil âne s'il en fut jamais; puis une femme jolie

(cela va sans dire, autrement la chose n'aurait sans doute pas eu lieu); un mari un peu trop âgé, et pas trop d'accord avec sa jeuue femme » — et puis le temps» l'occasion.

Que voulez-vous? il faut bien que le monde tourne sur son axe, emportant avec lui le genre humain» têtes et queues : il nous &ut tous vivre et mourir» Dsire l'amour et payer l'impôt» et tourner notre voile au vent» de quelque côté .qu'il souffle. Le roi nous commande » le docteur nous médtcamente, le prêtre nous sermonne : ainsi s'exhale notre vie, léger souffle, vin, amour, ambition, gloire, guerre, dévotion, un peu de poussière, — el peut-être un nom.

J'ai dit qu'on avait envoyé Juan à Cadix, — jolie ville dont je me souviens bien; — - c'est l'oitrepôt du commerce colonial (ce l'était du moins avant que le Pérou eût appris h se révolter); et puis on y trouve de si jolies filles! je veux dire des dames si gracieuses! le cœur se gonfle rien qu'à les voir marcher; c'est quelque chose de frappant, mais que je ne puis décrire ; je ne sais à quoi les comparer : — je n'ai jamais rien vu de pareil.

 un coursier arabe? à un cerf migestueux ? k un cheval barbe nouvellement dompté? à un camâéopard? h une gazelle? Non» ce n'^t pas encore cela; — et puis leur mise! leur voile et leur jupon court! — Hélas! ces détails rempliraient k eux seuls près d'un chant. — Et puis leurs pieds et leur tour de jambe! — Ma foi, remerciez le ciel de ce que je n'ai point de métaphore sous ma main, AlionS| ma prudente muse» ^ soyons sage!

€haste muse ! — Eh biei^ s'U le laut, soit I — Le voile re- T. m 5

6B oeuthes de lord byron.

jeté un instant en arrière par une main éblouissante , pendaiii <iii*iin legaii inénaliyey ifiii ta» vend i»Él6 de bon* keiuv lurMa jvBfufanted dneœor*.... Temde Beldl el d'UDOvrt fli jands je t'4NMe» puiseé-jt ne pins fi— ¥ek — direiiiesfirières ; jamais, non, jamaki oeettntte ne M favorable aux œilladeSi à l'exception^ tontefois, des iazzioli de Venise

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