LXXXIX
Et, penché sur son fils, les yeux du père restaient fixés sur son visage; essuyant Técumc dé ses lèvres pâlies, il le contemplait immobile; et quand tomba enûn Tonde tant désirée, quand les yeux de son enfant brillèrent h travers les nuages de la mort et semblèrent un instant se ranimer, il exprima d'un linge mouillé quelques gouttes de pluie dans la bouche de son fils expirant; ^ mais en vain. ^
Le jeune homme rendit l'âme; — le père confinua îi soutenir le corps dans ses bras, et le regarda longtemps; mais lorsqu'enûn sa mort ne laissa plus aucun doute, qu'il sentit sur son cœur sa dépouille roide et glacée, qu'il n'y eut plus de pouls, plus d'espoir, ses yeux ne purent se détacher du cadavre jusqu'au moment où, jeté k la mer, le corps disparut sous les vagues; alors il tomba lui-même, muet et glacé, ne donnant d'autre signe de vie que le mouvement convulsif de ses membres.
En ce moment parut au-dessus de leur tête un arc-en-cicl qui, perçant les nuages épais et projetant sa vaste courbe sur la mer sombre, appuya sur l'azur tremblant sa base lumineuse. Tout, dans l'espace qu'il embrassait, brillait d'un plus vif éclat que ce qui était en dehors; bientôt les teintes s'élargirent, et ondoyèrent comme une bannière qui flotte au souffle des vents; puis il cliangca et prit la forme d'un arc tendu, et Onit par disparaître aux yeux alTaiblis des naufragés.
XCJl.
11 changea, le céleste caméléon, l'enfant aérien de la vapeur et du soleil, né dans la pourpre, bercé dans le ver*
S6 CEtTRCS DE LORD BYRON.
mitton, Iwptisé dans Tor liquide, emmaillotté dans des langes de couleur brune, briHant comme le croissant sur un pa- ▼illon turc, et fondant toutes ses nuances en une seule, à
peu près comme un iril poché dans une écliauiïourée récente (car force nous est pariois de boxer sans masque).
xcni.
Nos marins naufragés y Tirent un heureux augure ; — ii est bon quelquefois de penser ainsi ; c*était une vieille coutume des Grecs et des Romains, qui peut avoir son utilité quand il s'agit de relever le moral des gens ; or, si quelqu'un avait besoin d'encouragement, certes, c'étaient nos gens; aussi ce fut pour eux rarc-en-ciel de l'espérance, un vrai kaléidoscope céleste.
A peu près dans le mùme temps, un bol oiseau blanc, palmipède, ayant la grosseur et le plumage d'une colombe, égaré peut-être dans sa route, passa et repassa plusieurs fois 80US leurs yeux, essaya même de se poser, bien qu'il vit el entendit les hommes dans la duiloupe; de cette manièie il alla et vint, et voltigea autour d'eux jusqu*à la tombée de la nuit; — cet augure sembla meilleur encore.
Mais ici, je dois également faire observer que Toiscau de promission fit tout aussi bien de ne pas se poser; car le roulis de la chaloupe en faisait un juchoir moins sûr qu'une église; et quand c'eût été la colombe identique de l'arche de Noé, de retour de son heureux message, a elle leur fût tombée sous la main, ils Feussent mangée, elle et sa branche d'oUvier.
A l'approche de la nuil, le vent recommença k souffler, mais sans violence; les étoiles brillèrent, la chaloupe fit route; mais ils étaient dans un tel épuisement qu'ils ne savaient ni où ils étaient, ni ce qu'ils faisaient. Les uns se Oguraient voir la terre; les autres disaient : « Non! » Â chaque instant les brouillards trompaient leur vue; ceax-d juraient qu'ils entendaient les brisants, ceux-là des coups de canon;
il y eut un momeiit où tout le monde partagea cette denuèra iitosioa.
xcm.
Qtmà Vwatme parut» la biise avait oeisé; tout à coup edui qui était 4e quart s'éeria en jurant que si ce n'était pas la terre mû s'^erait aree les rayons du soleil, il consentait
à ne la revoir de sa vie; sur quoi les autres se froltèrenl les yeux; ils virent ou crurent voir une baie, et naviguèrent dans la direction du rivage; car c'était le rivage, que peu à peu on aperçut distinct^ escarpé, et palpable à la vue.
Et idors il y «a e«t qui faadmil en lannet^ d'autres» jetant antom d'eox des regards stupides» ne paoraient séparer leurs espéranoes de leurs craintes, et sablaient ne plus awhr senoî de rien; quelques-uns priaient (pour la
première fois depuis bien des années); et au fond de la chaloupe, il y en avait trois qui dormaient : on leur secoua la main et la téte aiiu de les réveiller» mais on les trouva morts.
XCJX.
La veitte» ils anraieiit rencontré , profondément endémie snr les eaux» nne tortue de l'espôee bec de fauooa ; et» nensk- ^t doucement la main» ils avalent en le beidîeiir de la pr^dre; ce rq^ leur «rait donné encore nnjour de m» et fourni II leur moral une nourrHure plm fertifiairte encore, en leur inspirant un nouveau courage. Ils pensèrent que c'était quelque chose de plus que le hasard qui, au milieu de tels périls» était ainsi venu à leur secours.
La terre semblait être une côte escarpée et rocheuse, et les. nitmtagaes grandissaiest à mesure qu'ils a'en approchai^ portés par le oouranft. Us se perdaient en co^jeetuies; car nul ne savait ms quelle partie du globe les flots les «raient portés, tant les Tents «mont été variables. Genoî pensaient ([ue c'était le mont Etna; ceux-là, les montagnes de Candie» de Chypre» de Rhodes^ ou d'autres Ues.
Cependant le courant» aidé d'une brise fraidie qui s'é-
88 orrvnns de i.onn nvroN.
leva, continuait à pousser vers le rivaj^e fortuné leur barque, semblable h celle de Caron par les speclres hideux et pales qu'elle portait. U ne s'y trouTait plus que quatre individus tivants et trois morts, qu'ils avaient vainement essayé de jeter à la mer, comme ceux qui les avaient précédés, quoi* que les deux requins continuassent à suivre la chaloupe et Il &ire jaillir Tonde sur leurs visages.
CH
La famine, le désespoir, le froid, la soif, la chaleur, avaient tour îi tour exercé sur eux leurs ravages, et les avaient amaigris au point qu'une mère n'eût pu reconnaître son fils parmi les squelettes de cet équipage décharné. Glacés pendant la nuit, brûlés pendant le jour, ils avaient péri l'un après l'autre, et s'étaient vus peu k peu réduits à ce petit nombre; mais ce qui avait hâté surtout leur mort, c'était l'espèce de suicide qu'ils avaient commis en buvant de l'eau salée pour cliasser Pédrillo de leurs intestins.
cm.
En approcliant de la terre, qui oiïrait alors devant eux son aspect inégal, ils aspirèrent la fraîcheur de la verdure balancée au panache ondoyant des forêts et embaumant au loin les airs : c'était pour leurs yeux fatigués comme un é<âran interposé entre eux et ces vagues étincelantes, et ce ciel chaud et nu; diarmant était à leurs regards tout objet qui pouvait distraire leur vue de Tablme salé, immense, ef-
fra^aiil, éternel.
Le rivage semblait désert, sans aucune trace d'hommes, et les vagues l'entouraient d'un formidable rempart; mais leur désir de toucher la terre était un délire : quoiqu'ils eussent devant eux les brisants, ils continuèrent à porter droit au rivage; un rescif les en séparait; l'agitation et lesbouil* lonnementâ de l'onde annonçaient sa présence; mais faute d'un meilleur point de débarquement, ils lancèrent la chaloupe vers la rive, et la submergèrent.
Mais Juan avait eu l'habitude de baigner ses jeunes mem-
DOIf nJàXt, CHANT n. 69
bres dans le Guadalquivir, son fleuve natal ; il avait appris k nager dans ses ondes charmantes, et ce talent lui avait été plus d'une fois utile ; on aurait difficilement trouvé un nageur plus babile; peutrétre même eùtrii pu traverser THdlesponty eomme nous avons fait, Léandre» M. Ekenbead et moi (et nous n'avons pas été peu fiers de cet exploit).
Aussi, malgré sa faiblesse, la maigreur et la roidcur de ses membres, il parvint à se soutenir sur l'eau; il s'elforça de lutter contre la vague rapide, et de gagner avant la nuit la rive escarpée et aride qui s'ofi'rait devant lui. Ce qui lui fit courir le plus grand danger, ce fut un requin qui emporta par la cuisse l'un de ses compagnons; quant aux deux autres, ils ne savaient pas nager, et il fut le seul qui attei* gnit le rivage.
Et encore il n'y fût point parvenu sans le secours de l'aviron, qui, fort heureusement pour lui, se trouva sous sa main au moment où ses bras affaiblis ne pouvaient plus fendre les vagues; il le saisit et s'y cramponna pendant que les lames venaient Tassailllr avec violence; enfin, nageant, marchant et grimpant tour à tour, il s'arracha aux flots, et roula à demi mort sur la grève.
Là, hors d'haleine, il enfonça fortement ses ongles dans le sable, de peur que la mer mugissante, qui ne l'avait laissé échapper qu'h regret, ne revînt sur ses pas et ne le ramenât dans son insatiable tombeau; et là, il demeura étendu h l'endroit où la vague l'avait jeté, à l'entrée d'une caverne creusée dans le roc, avec tout juste assez de vie pour sentir la douleur et pour penser que ce reste d'existence avait peut* être été sauvé en vain.
Avec de lents et douloureux efforts, il se leva, mais retomba aussitôt sur ses genoux saignants et ses mains convulsives; et alors il chercha des yeux ceux qui avaient été si longtemps ses compagnons sur les ilôts ^ mais aucun d'eux
90 <EDmt M Mt» mon.
n'apparut pour par(ai?er ses souffrances, hormis un seul : c'était le cadavre de l'un des trois morts de faim, deux jours •i^anvAiii, qui venait de trouver un ehamp de fqpos lar aae plage dterte ai îuoonEwe.
ex.
En regardant ainsi, il sentit un vrrli^^e s'emparer de son cerveau, et il retomba h terre; et alors la plage lui sembla tourner autour de lui, et il s'évanouit. H tomba sur le côté, retenant encore de sa main humide l'aviron qui leur avait aenri de mftt; et» pareil à un lis flétri» il était là» gisant avec ses fonnes aveltes et ses traits pâleii» aussi beau à Toir que le fût jamais créature d'argile.
Combien de temps le jeune Juan resta dans cette humide léthargie, il ne le sut pas, car la terre avait disparu pour lui, et le temps n'avait plus ni nuit ni jour pour son sang congelé, pour ses sens engourdis; et comment se dissipa oe profond évanouissement» il Tignora aussi jusqu'au moment oh les pulsations de ses membres endoloris» le battement conlvulsifde ses veines, luiannoneèrentle retour à la vie ; car la mort» (j^uoit^ue vaincue» ne cédait pas sans coinhat.
Ses yeux s'outrirent, puis se fermèrent» puis s'ouvrirent encore; car tout était douteux et conAiS} 0 enyait être en* oore dans la dialoupe, et sortir -d'un léger sosuneil; el
alors le désespoir le reprit, el il regretta de n'avoir pas dormi du sommeil de la mort; puis le sentiment lui revint, ses faibles yeux errèrent lentement autour de lui, et aperçurent la ligure charmante d'une lemme de dixHBcpt ans.
«xiu.
Elle était penchée sur lui» et sa pelile bomba itait prochée de la sienne, comme pour interroger son souffle; et peu à peu le doux frottement de cette main dnmde et jeune
ramenait à la vie ses esprits dociles; elle bassinait ses tempes glacées, cberchait à rappeler le sang dans ses veines, lorsqu'eniin» répondant k sou doux contact et à ses soins
MU JUAN. CHANT II. 9i
Inquiets, unfaiblesoupir de Juan Tint payer sesbienveillance efforts.
cxrv.
Alors elle lui fit prendre quelques gouttes de cordial , et enveloppa d'un manteau ses membres à peine vêtus; son beau bras souleva celte tête languissante, et sur sa joue transparente, colorée d'un pur incarnat, elle appuya ce front mourant et pâle; puis elle exprima l'onde amère dont la tempête ayait si longtemps imprégné* sa cheyelure, épiant aTOC inquiétude cbaque mouvement conYuisif qui arrachait un soupur k sa poitrine oppressée,-— en même temps qu'à la sienne.
Aidée de sa suivante, jeune aussi, bien que son aînée, d'une figure moins grave et de traits moins délicats, Taiadable fille le transporta avec précaution dans la i^tle; — alors elles allumèrent du feu, et, à la lueur de la flamme éclairant ces rochers que n'avait jamais vus le soleil, la jeune fille, ou n'importe qui elle était, se dessina distinctement, et a|)parut grande et belle.
S«n tronl était orné de pièces d'or qui brillaient sur sa dimliue brune, dont les flots retombdeot en tMssesdertièreelle, et, quoique sa taille tùX des plus hautes que^som* porte une stature de femme, ils descrâdaient presque jusqu'à ses pieds ; il y avait en elle un au' d'autorité qui annonçait une daiue de distinction.
Gomme je fai dit, ses cheveux étaient diàtafa»; mais elle avait les yeux noirs comme la mort, les cils de la même
couleur, ces longs cils qui sous leur ombre soyeuse recèleirt
une atlracliun si puissante; carde dessous leur frange noire, ie regard est dardé avec une force que n'égala jamais la flèche la plus rapide; c'est le serpent déroulant ses anneaux, se déployant dans toute sa longueur, et révélant à la lois son venin et sa force.
CEUVAE8 DB LORD BTtC»f.
CXMII.
Son front (5lail blanc et petit; les couleurs pures de ses joues ressemblaient à celle teinte de rose que le soleil coiPchant imprime au crépuscule; sa petite lèvre supérieure,— lèvre raYissante! qui lait que l'on soupire toi^ours dès qu'on Ta Tue; car elle eût pu servir de modèle à un statuaire, race d'imposteurs» après tout; j'ai vu des femmes vivantes et palpables, dont la réalité surpassait de beaucoup leur stupide idéal de pierre. ^
Je vais vous dire pourqudi je jcirlr ainsi, car il est injuste de mal parler des gens sans motif plausible : j'ai connu une dame irlandaise dont je n'ai jamais vu reproduire le buste d'une manière satisfaisante, quoiqu'elle eût souvent posé comme modèle; et certes, si jamais elle doit céder au temps inexorable, si la nature lui fait subir ses lois et ses rides, nous verrons détruire un visage dont le type ne saurait être conçu par la pensée humaine, et encore moins exécuté par un ciseau morlcl.
Telle était la dame de la grotte; son costume différait beaucoup de celui des Espagnoles; il était plus simple, mais les couleurs en étaient moins graves ; car, comme vous savez, les Espagnoles, lorsqu'elles sortent, bannissent de leur mise toutes les couleurs éclatantes; et néanmoins, quand flottent autour d'elles la basquine et la mantille, mode qui, je l'espère, ne passera jamais, elles ont un air à la fois slique^ et folâtre.
cxxr.
Mais il n'en était pas ainsi de notre demoiselle : sa robe était d'un fin tissu et de couleurs variées; à ses cheveux négligemment bouclés autour de son visage, l'or et les pierreries étaient entremêlés à profïision; sa ceinture éUncelait; la plus riche dentelle ornait son voile, et plus d'une pierre précieuse brillait sur sa petite main ; mais une chose affreuse, cesiqiie ses petits pieds de neige avaient des pantoufles* et poini de bas.
Le costume de l'autre femme était à peu près semblable, mais d'étolTes plus grossières; elle ne portait pas aulanl de joyaux; les ornements de ses cheveux étaient d'argent, et devaient constituer sa dot; son voile, pareil pour la forme» était moins beau; son air, quoique assuré, était plus hum* ble; sa chevelure, plus épaisse, était moins, longue; ses yeux, tout aussi noirs, mais plus évdllés et moins grands.
Et toutes deux le servaient, lui donnaient des vêlements et de la nourriture, et lui prodiguaient ces douces attentions qui sont — je dois Tavouer — de produit féminin, et se montrent sous mille formes délicates; elles firent un excellent consommé, comestible que la poésie mentionne rarement, mais qui n'en est pas moins le meilleur aliment qu'on ait préparé depuis le jour où TAchille d'Homère fit servir à dîner à ses nouveaux htos.
Il faut que je vous dise ce qu'elles étaient, afin que vous n'alliez pas voir dans ce couple féminin des princesses déguisées; d'ailleurs, je hais les mystères et les surprises, si fort du goût de nos poêles modernes; en somme, ces deux jeunes filles paraîtront h vos regards curieux ce qu'effectivement elles étaient, la maîtresse et la suivante; la première était la fille unique d'un vieillard qui vivait sur les flots.
Il avait été peclicur dans sa jeunesse, et c'était bien encore une espèce de pêcheur; mais il avait rattaché à ses excursions maritimes quelques autres spéculations d'une nature peut-être moins honorable : un peu de contrebande et do piraterie avait fait passer d'un grand nombre de mains dans les siennes un million de piastres mal acquises.
CXXVf.
C'était donc un pêcheur, — mais un pécheur d'hommes, comme l'apôtre Pierre; — il allait de temps à autre à la
pèche des vaisseaux marchands égarés, et en prenait parfois
94 QCCVnES DE LORD CYROIf.
autant qu'il en voulait ; il confisquait les en remisons; le marché aux esdaTCS lui valait aussi d'honnêtes bénéfices, et il approristonnait de plus d'un morceau friand cette branche du commerce turc» où, sans aucun doute, it y a beaucoup
à^'agner.
Il était Grec, et dans son île (Tune des Cyclades les plus petites et des plus sauvaî^os^ il avait, du produit de ses méfaits, consUiiit une très belle maison où il vivait fort à son aise ; Dieu sait tout Tor qu'il avait pris, tout le sang qu'il avait versé; c'était, avec votre permission, ^n vieillard peu moral ; maïs ce que je sais, moi, c'est que sa maison était un édifice spacieux, rempli de seulptuceSt de peintures et de dorures dans le goût barbaresque.
cxxvui.
Il avait une 611e unique, appelée Haîdée, la plus riche héritière des tles orientales, sans compter qu'elle était si
belle que sa dot n'était rien au prix de ses sourires; n'ayant pas encore vingt ans, comme un arbre charmant, elle croissait dans sa beauté de femme, cl, chemin faisant, elle avait écondait plus d'un adorateur» pour apprendre plus tard k en accueillir un plus aimable.
cxxa.
Ce jour-lk même» an coucher du soleil, elle se promenait ie long de la grève» au pied des rochers, liorsqu*dle trouva don Juan insensible» — pas tout h fait mort, mais peu s*ea fallait» — don Juan presque mort de faim et à demi noyé; il était nu» et» comme de raison» cette vue la blessa; cependant elle se erui obligée, par un sentiment d'humanité» d'abriter un étranger qui se mourait» et qui avait une peau si blanche.
Le conduire chez son père, ce n'chait pas précisément le moyen de le sauver; c'était plutôt livrer ha souris au chat, ou porter dans son cercueil un homme tombé en léthargie; il y avait tant de « vou; « » dans le bon vieillard, il ressemblait si peu aux ArabeSt ces voleurs lojaux et intrépides,
IKRI mv. CHAUT tu 9S
qu'il eût commencé par guérir charitablement Télranger, pour le vendre dès qu'il aurait été rétabli.