‹ Œuvres complètes de Lord Byron Don JuanChapitre 33 sur 98 · T6VI · texte numérisé non relu

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11 disposa des uns li la hauteur du cap Matapan, panni ses amis les Maïnotes; il en vendit d'autres à ses correspondants de Tunis» k l'exception d'un homme qui» étant vieuc etne trouwilpoiiitd'aeheleui, fut jeté k la«Kr$ qmhiweo wm ém fiBB vidiei teent sns daBBlftea&B»foinr ilreéciiaiH gési^luB'taid €Ottti«d»nniçi)iis; tooileieals ftitea^Miliié indistinctement» attendu que» pour les esclaves deniMlilé

120 0Bi;?afi8 DE LORD BYAO».

oommiUMi il awl raça dM ordres considérables du dey à» Tripoli.

xm.

n disposa delà même manière de ses marèhandises, dont

il se déCt en détail dans diffCreiils marchés du Levant : toutefois il réserva une certaine portion du butin ; c'étaient de légers articles de toilette de femme dans le goût classique, des étoffes de France, des dentelles, des pinces, des curedents, une théière, un plateau, des guitares et des caslagneUes d'AUcaiile» tous objets mis k part du reste des dépottUlesy et Tolés pour sa iûle par le meilleur des pères.

n choisit aussi, parmi un grand nombre d'animaux , un singe, un mâtin de Hollande, une guenon, deux perroquets, une chatte de Perse, avec ses deux petits, ainsi qu'un chien

terrier qui avait appartenu à. un Anglais; son maître étant

mort sur la côte d'Ithaque, les paysans avaient nourri la pauvre bôte; pour mellre en sûreté toute cette ménagerie, par le vent violent qu'il faisait, le pirate l'enferma dans une grande cage d'osier.

Après avoir ainsi mis ordre à ses afifàires maritimes, expédié et là quelque croiseur isolé, son vaisseau ayant besoin de réparations, il Ot voile pour l'Ile où sa fille charmante continuait ses soins hospitaliers; mais comme cette partie de la côte était hérissée d'écueils et de récifs qui s'étendaient h une distance de plusieurs milles, le havre était situé du côté opposé de Tile.

Il y débarqua sans retard, n'ayant ni douane ni quarantaine pour lui faire d'impertinentes questions sur le temps qu'il était resté en mer el les lieux qu'il avait visités; il quitta son navire en laissant des ordres pour qu'il fût le lendemain viré en carène, et qu'on s'occupât à le radoubé; en sorte que tous les bras fiirent immédiatement employés à mettre à terre les marchandises» le lest, les calions et l'argent.

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Arrivé aa sommet d'une colline d'où l'on déconmit les blanehesmnraflles de sa demeure, il s'arrêta. ^Quelles singulières émotions remplissent le cœur quand on est de retour d'un long voyage! ce sont des inquiétudes sur l'état où nous allons trouver toutes choses; c'est notre amour pour les uns, notre crainte des autres; sentiments qui réveillent en nous le souvenir d'un passé depuis longtemps disparu» et ramènent nos cœurs à leur point de départ.

Ponr les maris on les pères, l'approche du logis, après une longue excursion par terre ou par mer, doit naturellement inspirer quelques légers doujes. — Ce n'est pas une petite affaire que les femmes dans une famille (nul plus que moi n'a confiance au beau sexe, nul ne l'admire autant; — mais il hait la flatterie, aussi je ne le flatte jamais); les femmes, dans l'absence de leurs maris, deviennent plos subtiles» et parfois les iiiles s'enfuient avec le sommelier.

Un honnête homme , à son retour, peut n'avoir pas la bonne fortune d'Ulvsse; toutes les femmes laissées à ellesmêmes ne pleurent pas leur mari, et ne montrent pas le même éloigncmeiit que Pénélope pour les baisers des adorateurs; c'est grand hasard s'il ne trouve une belle urne érigée à sa mémoire, — et deux ou trois jeunes miss nées en son absence du fait d'un sien ami qui possède sa femme et sa fortune, «-et si, par-dessus le marchéi son aigus ne loi moid les jambes.

xxrv.

S'il est célibataire; il est probable que sa belle aura épousé quelque riche avare; mais tant mieux pour lui, car la brouille peut se mettre dans le couple fortuné , et, la dame mieux avisée alors, il pourra reprendre, en qualité de cavalier ser^ vant, ses amoureux offices, ou bien la mépriser, et, afin que sa douleur ne soit pas muette, écrire des odes sur Tinconr stance des femmes.

OCUVACS DE LOEO fiVkOK.

Et TOUS» llessieiurgy qui avez d^à quelque chaste liaison de celle nalure, je veux dire une honnête amitié avec une femme mariées—la seule qui ait quelque durée, — de tous lesattachemtntsle pins solide» et le véritable hyménée (Tautre n'est qa!im chaperon), malgré tout cela, ne restez pas trop longtemps éloignés; j'ai connu des absents à qui on faisait Quatre iniidélilés par jour.

Lambro, noire procureur maritime, qui avait moins d'expérience sur terre que sur mer, en apercevant la fumée de son toit se sentit joyeux ; mais comme il n'était pas fort en métaphysique , il ignorait totalement la raison pour laquelle il n'était pas triste, comme aussi le motif de toute autre émotion forte; il aimait son enlsnt, et eût ptenré sa perle, sans poQvoir plus qu'on phflosophe dire pourquoi «

xxvn.

n vit ses blanches murailles reluire au soldl; il vit les

arbres de son jardin et leur verdure ombreuse; il entendit le léger murmure de son ruisseau, l'aboiement lointain de son chien ; et, h travers le sombre et frais feuillage, il aperçut des figures en mouvement, des armes étincelantes (chacun est armé en Orient), et des vêlements .aux coukuifi valiées, bjttUaatoîQmme des.pftpiiions.

▲ mesure f n'fl s'aj^prechait» étonné de tous ces mdices Htfbinveté, il «entendît, Jiélas ! non Ja musique des sphères *céleatoB,<mais:ies'aDnsproliEuiea et terrestres d'un violon. 11 douta un instant si ses oreilles ne le (rompaient pas; il ne pouvait deviner la cause de tout ceci; il distingua aussi les sons d'un flageolet et d'un tambour, el j)Ui;> dca éckb de irirede l'espèce la moins orientale.

Continuant toujours à s'avancer, il descendit rapidement »la pente de la eoUine^ puis , regardant sur la pelouse, à travers le ieuUlage que sa main écartait, enUre autres signes de réjouissance, il vit une troupe de ses domestiques dan-

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ser ainsi que des derviehes qui tournent eomme sur un pivol ; et Lambro reconnut que c'était ia danse.|ytrMqae, cette danse martiale pour laqneMe les Levantins ont un goût si prononcé.

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