‹ Œuvres complètes de Lord Byron Don JuanChapitre 37 sur 98 · XXIII · texte numérisé non relu

XXIII

Elle sa tourna vers Uii, et sourit, mais de ce sourire qui ne £ait pas sourire les autres; puis elle se détourna : le sentiment qui ragita, quel gu'U pût être, fUt de courte durée; sa sagesse ou son orgudl en triompha; et lorsque Juan, — en badinant peutrètie, — parla de ce sentiment mutuel, elle répondit : « S'il en devait être ainsi... — mais — ceTa ne se peut; — ou du moins je ue survivrai pas pour en être témoin. »

Inan voidut lui fiiire de nouvelles questions; mais elle pressa ses lèvres centre les sîeimes et lui imposa silence; puis elle bannit de ssneoMir le smistre auguie, en lui opposant ce tendre baiser ; et, sans nul douta, de toute? les méthodes c'est la meillenre; il y a des gens qui préfèrent le fin : —ils n'ont pas tout à fait tort; j'ai cssajé l'un el lautre];

i52 GCDVRES DE LOBD BTROX.

81 bien que ceux qui Teulenl prendre un parti peuTent choisir entre les maux de téte et let tourments du cœur.

JXY.

Selon le choix que irons feres, fOUS aurez à subir i*un ou

l'autre de ces maux, la femme ou le vin : ces deux maladies sont un impôl sur nos joies; mais je serais réellement en peine de dire laquelle est préférable; si j'avais à donner un vulc prépondérant, je trouverais des deux côtés de fort bonnes raisons, et je déciderais alors, sans faire tort à Tune ni à l'autre de ces choses , qu'il vaut beaucoup mieux tes avoir toutes deux que de n*en avoir aucune.

xx?i.

Juan et Haîdée se regardaient , les yeux humides d'une muette tendresse où venaient se confondre *tous les senti* ments d'ami, d'enfant, d'amant, de frère, tout ce que peuvent

réunir et exprimer les plus nobles âmes, lorsque deux cœurs purs épanchés l'un dans l'aulre aiment trop, et pourtant ne peuvent aimer moins; sancliliant presque cet excès si doux par une immortelle volonté et un immortel pouvoir de se donner mutuellement le bonheur.

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