XXXIX
Ses pas étaient chastes et retenus dans les limites voulues ; toute sa personne portait le cachet de l'élégance; comme
la légère Camille, c'est U peine s'il effleurait la terre, et il contenait plus qu'il ne déployait sa vigueur^ et puis il avait l'oreille juste, demauicre à défiertoulela sévérité des croque- * notes. Des pas aussi classiques, — aussi irréprochables, — mellaieni hors de ligne notre héros, si bien qu'on l'eût pris pour on boléro personniiié,
Ou pour l'une des Heures lùyant devant l'Auroie dans cette fameuse liresque du Guide qui , h eUe seule, justifierait uq Toyage à Rome, quand il n*y resterait plus un seul débris du trône solitaire de l'ancien monde. Tout Tensemblè de ses
mouvements portait l'empreinte de cette grâce idéale et suave qu'on rencontre rarement, et qu'on ne saurait décrire; «.'ar, malheureusement pour les poëtes et les prosateurs, les mots soat incolores.
Rien d'étonnant dès lors qu'il fût recherché, et qu'on Tadmiràt comme un Gupidon, homme fait, un peu gâté, mais modérément; du moins savait-il dissimuler sa vanité. 11 était doué d'un tel tact qu'il savait également charmer les beautés chastes et celles qui sont autrement inspirées. La duchesse de Fitz-Fulke, qui aimait la tracasserie, commença à luiiaire quelques agaceries.