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' C'était chose famïie: svéc mi' bonime souvent en faute et
jamais sur ses gardes; et puis, les plus circonspects ont beau faire, il y a dans la vie des moments, des heures, des jours d'abandon, où il suffirait d'un coup d'évenlail pour vous assommer ; et les dames frappent quelquefois excessivement fort; l'éventail se transforme en glaive dans leur main, et il serait difficile d'en dire la raison.
Les jeunes filles savantes ont grand tort d'épouser des gens sans éducation, ou des hommes qui, bien que parfai- '
lemenl élevés, hnissenl par se fatiguer d'une conversation scientifique; je ne crois pas devoir en dire davantage sur ce chapitre; je suis bon homme, je suis garçon; mais — vous, ( qui êtes mariés k des beautés iateliectueUes, diles-le-nous franchement, ees^ dames ne sont-elles pas vos maîtres?
XXItl. ,
Don José et sa fémme avaient parfois quenelle. Pourquoi?
i4 CEUVftBS DE LORD BTROK.
c'est ee que personne ne pourait deviner^ bien des gens cependant cberchaient à le savoir; mais ee n'était ni leur aflaire ni la mienne; j'abhcne la curiosilé, c'est un vice si bas ! mais s'il est au monde une chose où j'excelle, c'est
d'arranger les affaires de mes amis, n'ayant point de soucis domestiques en propre.
Je crus donc, dans la meilleure intention du monde, de- Toir intervenir ; mais mon zèle officieux fut assez mal aooueilli ; je crois que les deux époux avaient le diable an corps; car, k dater de ce moment, il w lut impossible do trouver l'un ou l'autre au logis ; il est vrai que leur con* cierge m'a avoué depuis... — mais n'importe; ce qu'il y eut de pire pour moi dans cette affaire, c'est qu'un jour, dans Fescalier, le petit Juan m'arrosa h Timproviste d'un seau d'eaux ménagères.
C'était un petit frisé» franc vamrien depuis sa naissance» véritable singe malfaisant ; ses parents raffolaient de ce tur* butent marmot, et c'était le seul point sur lequel ils étaient d'aecord; au lieu de se disputer, ils eussent mieux littd'en* voyer le petit drdle à l'école, ou de le fouetter d'importaiM à la maison, pour lui apprendre à vivre.
Don José et dona Inez menaient depuis quelque temps une vie fort malheureuse, désirant, non le divorce, mais la mort l'un de l'autre; cependant, ils observaient aux yeux du momfce toutes les convenances de la vie coi^ugale; toute leur conduite était celle de gens comme il ûmt Ils ne donnaient au* ' cun signe de divisions domestiques ; mais le fsu, longkuips étouffé, éclata à la fin, et leur mésintelligence devint un fait incontestable ;
Car Inez fit venir des apothicaires et des médecins, et essaya de prouver que son mari était fou; mais, comme il avait des intervalles lucides, elle décida ensuite qu'il n'était que nicimuD, Gepoidant, quand on lui demanda ses preuves»
on ne put obtenir d'elic aucune explication, si ce n'est que dans ce qu'elle avait fàit elle avait été mue par son deivoir envers Dieu et les hommes; ce qui ne laissa pas que de paraître fort singulier.
XXTIII.
Elle tenait un registre où elle inscrivait toutes les fttutes de son mari; elle ouvrit même certaines malles contenant des livres et des lettres dont on pourrait tirer parti dans l'occasion; du reste, elle était appuyée partout Séville, sans compter sa vieille grand'mère (qui radotait) j les témoins de ses dires allèrent partout les répétant, et se constituèrent, de leur chef, avocats, inquisiteurs et juges, les uns pour s'amuser, d'autres pour servir de vieilles rancunes.