‹ Œuvres complètes de Lord Byron Don JuanChapitre 91 sur 98 · SUT · texte numérisé non relu

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C'est ainsi qu'en faisant avec aisance, quand il lui plaisait, ce que les dileltanli font avec beaucoup d'étalage, Adeline éclipsait leur demi-profession; car c'en est presque une quand on en fait trop souvent parade; et c'est ce qui a lieu, comme en conviendront tous ceux qui ont entendu miss ceci ou miss cela, ou lady une telle, étaler leur savoir-fairey — pour plaire à la compagnie ois ^ km mèce.

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Oh ! les longues soirées de duos et de trios ! les admirations et les disquisitionsj les a mammamial » et les « amor tnio! » les « tanti palpiti, » dans l'occasion; les « lasciami » al le» ittucnuiaala « addio! » chez notre natka si éminem* muà Dusioale, sans compter les tu micAonuK^du Portugal, fM dM— ar Boa oieiUflfl^ daaa lacaaoài'ttaUA vianikaUà

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Les bravuras de Babylone, — comme aussi les- simples ballades de la verte Krin et de la grisâtre Écosse, ces chants qui évoquent Lochaber aux regards du v«">yageur errant au loin sur les continents ou les lies de l'Atlantique, ces caientures musicales qui- foift rêver au mcoiagitard la» poéseno^de la patrie h jamM abiaiila, liosais dMB detelie>¥iiwni^*— (Estaient Rr ka ompaaitloDa éMMthiirimiiiu AdeMa» maui^

nie avait ainsi une légère teititedé « ble^ », savait faire

des vers, et en composait plus qu'elle n'en écrivait; faisait dans l'occasion des épigrarames sur ses amis, comme cela doit être. Toutefois, elle était loin d'avoir celte tc4nte d'azur foncé, devenue, de nos jours, la couleur dominante; elle avait la faiblesse de trouver Pope on jraidpoclci, et^ qtttpia <€it, die a'avaii paa lioirte de Vwfomt.

Aurora, — puisque nous en sommes sur le goûl, ce ther-

moniMre d'après lequel tous les individus sont aujourd'hui classés, — Aurora, si je ne me trompe, était plus sliakspea- Tienne. Elle vivait beaucoup plus dans les mondes silués par delîi les inextricables déserts de celui-ci; car il y avait en elle une étendue de sensibilité capable d'embrasser des pensées iilimitée(^9 profondes eomme l'espace ei sikneieases comme luL

Il n'en était point ainsi de Sa Grâce, si gracieuse, et si peu enélal de grâce % de la duchesse de Filz-Fulke, cette lïcbé déjà mûre, dont l'espril, en supposant qu'elle en cûl, était peint sur sa figure ; et cclle-lii était de l'espèce la plus fascinante. On pouvait aussi y discerner un léger penchant à la méchanceté ; — mais c'esl peu de chose : il esl peu de femmes qui n'aient quelque gentil levain de ce genre, sans lequel noua noua croirions tout à fait au ciel.

Je n'ai pas entendu dire qu'elle fût le moins du monde poétique; cependant on lui vint un jour lire le a Guide de Bath » et les « Triomphes d'Hayleij, » qui lui semblèrent pathétiques : car, di^ail-elle, son caractère avait tant de fois été mis à l'épreuve, quftltt poète ajraiiréeUeiMUàipcophétisé toutes lea. ficiasiliides par lesquelles elle avaâl. passé — depuis son mariage. Mais, en fait de vers, ce qu'elle préférait à toal» c'élaianl las «oaneta à elle adressés^ m 1m bouts limés.

Il serait difOcile de dire le but que se proposait Adeline en chantant une ballade qui semblait avoir un rapport si direct mec TémetioA mvMse doni Juan était agil6 ce jour^ flMtl-élrtt M 9& pi«poiait-elle que de dissiper, CA naat, sa terreur supposée; peut-élre voulait-elle l'augmenter encore; ^B8 qtnllo iiMiNi? Jè m sauMb hà 4k% du moina pour le ttoiMit.

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Quoi qu'il en soit, cet expédieot eut pour effet immédiat, de rappeler Juan à lui-même, condition essentielle aux élus qui Yeulent se mettre au diapason de leur société : en quoi on ne saurait être trop circonspect; que cé soit le persiflage ou la piété qui donne le ton, ayez soin de tous affubler du manteau d'hypocrisie, le plus à la mode, sous peine d'encourir gravement le déplaisir de la gynocratie

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Juan commença donc à se rcmellre, et sans plus d'explication, a lancer sur ce chapitre mainte saillie. Sa Grâce saisit aussi cette occasion pour hasarder diverses observations du même genre; mais elle exprima, en même temps, le désir d'entendre un récit plus détaillé des singulières façons d'agir de ce moine mystique, à l'occasion des morts et des mariages de la fainille actuelle.

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On ne pouvait guère lui en apprendre, à cet égard, plus que nous n'en avons rapporté ; ces choses-lk, selon l'usage, passèrent, auprès de quelques-uns, pour pure superstition, pendant que d'autres, a qui le sujet inspirait plus d'effroi, n'étaient pas éloignés d'adopter cette étrange tradition. La conversation roula longtemps sur ce chapitre; mais toutes les fois qu'il était interrogé sur la vision k laquelle on attribuait son trouble (bien qu'il ^'^^ ^ût pas tombé d'accord), Juan répondait de manière à redoubler les doutes.

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