‹ Œuvres complètes de Lord Byron DramesChapitre 124 sur 133 · V^ERKER. ACTE III, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

V^ERKER. ACTE III, SCÈNE IV

Clè. Mon père! vous êtes innocent à mes yeux ; mais aux yeux du monde en sera-t-il de même ? Que dis-je ? pensez-vous que les juges, si jamais. .. — Mais partez à l’instant même.

Wërn. Non! je ferai face au danger. Qui osera me soupçonner ?

Ulr. Vous n’aviez point d’hêtes auprès de vous, — point de visiteurs, — nul être vivant autre que ma mère ?

Wern. Ah ! le Hongrois.

Ulr. Il est parti ! il a disparu avant le coucher du soleil.

Wern. Non, je l’ai caché dans cette même galerie secrète et fatale.

Ulr. Je vais l’y trouver. {Ulric va pour sortir, Werner l'arrête.)

Wern. C’est trop tard : il a quitté le palais avant moi ; j’ai trouvé le panneau secret ouvert, ainsi que les portes qui conduisent à la salle où aboutit le passage. Je pensais (|u’il avait profité d’un moment favorable pour échapper sans bruit aux mirmidons d’Idenstein qui le traquaient hier soir.

Ulr. Vous avez refermé le panneau ?

Wern. Oui, et ce n’est pas sans trembler du péril qu’il m’avaitfait courir, et sans maudire sa stupide négligence qui risquait de faire découvrir l’asile de celui dont il avait reçu un abrj.

Ulr. Vous êtes sûr de l’avoir fermé ?

Wern. J’en suis certain.

Ulr. C’est bien ; mais il eût été mieux de ne pas faire de cette retraite un repaire de... (Il s’arrête.)

Wern. De voleurs! tu veux dire : je dois le supporter, et je le mérite; mais je ne m’attendais pas...

Ulr. Non, mon père, ne parlez point de cela ; ce n'est pas le moment de penser à des crimes secondaires; pensons plutôt à prévenir les conséquences d’un attentat plus grand. Pourquoi donner asile à cet homme ?

Wern. Pouvais-je le refuser? Un homme poursuivi par mon plus grand ennemi, accusé de mon propre crime , victime immolée h ma sûreté, demandant un abri de quelques heures au misérable dont l’acte lui avait rendu cet abri ne-

cLsaire! Qu^d ç’eûl élé un loup, Je u’aurais pu, dans de .

U,rd pour réüexious U faut que vous parUez avant

Paube- je resterai ici pour trouver le meurtrier, si c es possible .

WE^ mÏÏ m fmle soudaine fera planer sur moi les soupçons das^^S; si Je reste, il y aura deux victimes au .u kne :1e Hongrois fugitif qui semble être le -

ili» Oui semble/ Quel autre que lui pourrait-ce être.

pi «ol. qui wui K l'heure lu er...

des doutes, — loi, mon fils!

Ulr. Conservei-vous des doutes sur le fugitif?

Wern Mon fils! depuis que je suis tombé dans l abîme

crL(quoiquemafaulesoild’unenaturemmnsgrave),de^

que j’ai vu opprimer l’innocence a ma place, je P“*« même de la ckabiUté du criminel. Toi, ton cœur, ému d une

vertueuse indignation, est prompt k accuser , P

parences, et voit un criminel peut-être dans celui dont 1 innocence est entourée de quelques légers nuages.

ÜLR. El que fera donc le monde qui ne vous connaît pas, ou ne vous a connu que pour vous opprimer en co les hasards. Parlez ! j’aplanirai tout. Idenslein, dans son propre intérêt, et séduit d’ailleurs par le présent de a a^ue, gar dera le silence: — en outre, il est complice de votre ui e.

Wern . Moi, je fuirais ! je souffrirais que mon nom fût accolé «celui du Hongrois! ou que, comme le plus pauvre, on me choisllde préférence pour m’infliger la flétrissure du meurtre.

Ulr. Bah ! laissez tout cela ! ne songez qu’k l’héritage et au domaine de votre père, pour lesquels vous avez si longtemps soupiré en vain i Vni rû TvrsTYi riiipft-voiis! auel nom ? vous n en

vvrtlC pclCy pUUâ - ^

soupiré en vain ! Votre nom, dites-vous! quel nom ? vous n en “vez point ; car celui que vous portez est supposé.

Wern. C’est

avez point; car celui que »oiu» H''*""' — *"r —

Wern. C’est vrai; et néanmoms je ne voudrais pas le voir gravé en caractères de sang dans la mémoire des hommes, même en ce canton obscur et isolé; — d’ailleurs, les

«•echerches...

von *''*■ P°'irvoirai k tout ce qui vous concerne. Nul ne s connaît ici pour l’héritier de Siégendorf; si Idenstein

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