‹ Œuvres complètes de Lord Byron PoëmesChapitre 36 sur 83 · ASSIS AU BORD DES FLEUVES DE BABYLONE · texte numérisé non relu

ASSIS AU BORD DES FLEUVES DE BABYLONE

Assis au bord des fleuves de Babylone, nous pleurions au souvenir de ce jour où notre ennemi, rouge de sang et de carnage, Gt s*i proie des hauts lieux de Solyme; où les filles désolées de Sion, les yeux en pleurs, se virent au loin dispersées.

Pendant que nous regardions avec tristesse couler à nos pieds ces flots libres d'entraves, nos vainqueurs nous ont demandé des chants; mais non, jamais l'étranger n'obtiendra de nous ce triomphe ! Que ma main soit séchée avant que ma harpe résonne pour l'ennemi de Sion.

Cette harpe est suspendue au saule. 0 Jérusalem! il faut que ses sons soient libres; c'est le seul gage que m'ait laissé de toi le jour qui a vu finir ta gloire, et jamais je ne mêlerai ses accords à la voix de nos spoliateurs.

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