SONETTO
Di Oiovanni Dattisia Zappi.
CM é eoitnl, che io dora pietra «eolt»,
fiiede gisante ; • le pin iUnatre, e conte
Opte dell' axte arranaa, • ha »i»e, e proot*
Le labhrasi, ebo le parole aacolte?
Qnctt'è Mosé ; ben ma '1 diceva il falto
Onor dcl mento, e '1 doppio raggto in f ronto,
Qaeit'u Aloee, aaando leendea dal munie,
E gran parte dal Nume avea ncl volto.
Tal cra allor, che le lonanti, e ra*U
Qaando il mar ebluse . e ne ré tomba altrat.
E roi tue tarbe an rio yitello aliaite f Alsata areite îmajo a questa eguale !
Ch' era mes fallo l« adorar eottai.
Le Jugement dernier, dans la chapelle Sixtine. On aperçoit à cliaquo pas, dans les ouvrages de Michel-Ange, combien il était profondément pénétré de la poésie de Dante. Les démons du Jugement dernier, avec leurs passions si ardentes et si variées, ont leur prototype dans la Divine Comédie; les ligures qui sortent du tombeau montrent combien il avaitétudié l'eufer et le purgatoire ; et le sujet du Serpent d'airain, dans la chapelle Sixtinc, rappelle sur-le-champ, dans le vingt-cinquième chant de l'Enfer, les luttes et les contorsions de l'homme qui se débat sous les étreintes et les blessures venimeuses du serpent. L'Execution d'Aman, à l'angle opposé de la voûte, est, saus contredit, inspiré par les vers suivants;
• Poi plovra dentro ail' altafafttuia Un crocifiiao dispettoso • lier* Nella tua »l»ta, • cotai ai tnoria.
Intort] o cd csao era '1 grande Assuero,
E*ter tua «posa, e '1 giuito Mardoeheoj Che fu al dira ed al far coai 'ntero. •
Dot**.
i* J'ai lu quelque part, si je ne me trompe, que Michel-Ange avait une affection tellement marquée pour le Dante, qu'il avait dessiné toute la Divine Comédie, mais que le volume qui contenait ses études fut perdu dans un naufrage.
m Les dessins de Michel-Ange sur le Dante, dit Duppa, formaient un large in-folio, avec le commentaire de Landino; et sur la marge il avait esquissé à la plume tous les sujets intéressants. Ce livre passa ensuite aux mains d'Antonio Montoti, architecte et sculpteur florentin, qui, ayant été nommé architecte de Saint-Pierre, s'embarqua pour Rome avec tous ses effets, parmi lesquels était cette édition du Dante. Le vaisseau fit naufrage, et le volume fut perdu. »
»* Dans son Convito, Dante parle dans les termes les plus touchants de son bannissement, et de la pauvreté et de la détresse ou il se trouva. — « Hélas! dit-il, que n'a-t-il plu au Maître de l'universque l'occasion de cette excuse ne se fût jamais présentée ? Pourquoi a-t-il permis que les hommes commissent des injustices envers moi, et que je souffrisse injustement? J'ai souffert la pauvreté depuis qu'il a plu aux citoyens de la plus belle et de la plus illustre fille de Rome, Florence, de me rejeter de son doux sein, où j'avais pris naissance et où j'avais été élevé jusqu'à l'âge mûr, et où, si tel est son bon plaisir, je désire de tout mon cœur reposer mon esprit fatigué et terminer le peu de jours que j'ai à passer sur la terre. J'ai erro partout où s'étend notre langue, montrant malgré moi la blessure que la destinée m'a faite, et que l'on impute souvent comme un crime à l'innocent Je suis un vaisseau sans nautonier et sans voile, poussé dans tous