‹ Œuvres complètes de Lord Byron Poésies diversesChapitre 116 sur 201 · VERS COMPOSÉS EN APPRENANT QUE LADY BYRON ÉTAIT MALADE · texte numérisé non relu

VERS COMPOSÉS EN APPRENANT QUE LADY BYRON ÉTAIT MALADE

Et tu as été triste, — et je n’étais pas avec toi ! et tu as été malade, et je n’étais pas là ! pourtant je croyais que la santé et la joie seules pouvaient être où je n’étais pas, — et ici la souffrance et l’affliction ! En est-il donc ainsi ? — 11 en est comme je l’avais prédit, et l’avenir sera pire encore ; car l’àme se replie sur elle-même, et le cœur, après son naufrage, reste froid et glacé, rassemblant péniblement les débris épars. Ce n’est pas dans la lutte de l’orage que nous sommes accablés et que nous souhaitons de ne plus être, c’est dans le silence qui le suit, c’est sur le rivage, quand tout est perdu, sauf une vie courte et chétive.

Je suis trop bien vengé ! — mais c’était mon droit : quelles que fussent mes fautes, tu n’étais pas la Némésis chargée de me punir, — et le ciel n’avait pas fait choix d’un instrument si proche. Miséricorde est faite aux miséricordieux! — si tu l’as été, elle le sera accordée aujourd'hui. Tes nuits sont bannies des domaines du Sommeil ! — Oui, on peut te flatter, mais tu sentiras une intime agonie qui ne guérira pas, car

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