‹ Œuvres complètes de Lord Byron Poésies diversesChapitre 122 sur 201 · A BALTHAZAR · texte numérisé non relu

A BALTHAZAR

Ballhazar! quitte la table du festin, et ne meurs pas dans la satiété des plaisirs; regarde, pendant que devant toi brûlent encore les paroles écrites, le mur étincelant. Les hommes saluent plus d’un despote du titre mensonger d’oint du Seigneur; mais toi, ô le plus débile et le pire des tyrans, n’esl-il pas écrit que lu dois mourir?

Va ! arrache les roses qui couronnent ta tête, — celte parure sied mal h des cheveux blancs; les guirlandes de la jeunesse sont maintenant déplacées pour toi plus encore que ton diadème, dont tu as terni tous les joyaux; rejette donc loin de toi ce colifichet sans valeur, qui , porté par toi , est I l’objet du mépris même de tes esclaves, et apprends à mourir comme meurent des hommes meilleurs!

OEUVRES DE I.ORD DÏRO.'t.

Oh ! tu fus de bonne heure pesé dans la balance, et tu as été trouvé léger de parole et de mérite; avant que finît pour toi la jeunesse, ton âme était déjli morte, et il ne restait de loi qu’une masse d’argile. Ta vue excite le rire du mépris; mais l’Espérance, détournant de loi ses regards baignés de larmes, déplore que le ciel t’ait fait naître, indigne que lu es de régner, de vivre, ou de mourir.

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