STANCES ÉLÉGIAQUES SUR LA MORT DE SIR PETER PARKER
11 y a des larmes pour tous ceux qui meurent, du deuil sur le plus humble tombeau; mais quand les braves succombent, les nations font enîendre le cri funèbre, et la Victoire pleure.
Pour eux les soupirs les plus purs de la douleur traversent le sein ému de l’Océan : en vain leurs ossements gisent sans sépulture, toute la terre devient leur mausolée !
ni.
Ils trouvent un monument dans toutes les pages de l’histoire, une épitaphe dans toutes les langues : l’heure présente, le siècle à venir les pleurent et leur appartiennent.
Pour eux se tait la joie des festins; leur nom est le seul mot prononcé, pendant qu’en leur honneur, et en mémoire de leurs hauts faits, la coupe circule silencieuse.
Célébrés par la foule qui ne les a pas connus , regrettés par leurs ennemis qui les admirent, qui ne voudrait partager leur destinée glorieuse? qui ne voudrait mourir de la mort qu’ils ont choisie ?
C’est ainsi, valeureux Parker, que seront consacrées ta vie, ta mort, ta gloire ; les jeunes courages l’admireront et trouveront un modèle dans ta mémoire.
Mais il est des cœurs que la mort a fait saigner, que ta gloire ne peut consoler, et qui n’entendent qu’en frémissant parler d’une victoire où succomba un guerrier si cher, si intrépide.
Où fuiront-ils pour le pleurer moins? Quant cesseront-ils d’entendre prononcer ton nom chéri? Le temps ne peut amener l’oubli quand la douleur est entretenue par la gloire.
Hélas ! c’est sur eux, et non sur toi, qu’ils ne peuvent s’empêcher de pleurer. Elle ne peut qifétre profonde l’affliction qu’inspirent les morts, quand celte douleur est la première qu’ils aient jamais causée. Octobre isu.
STANCES*