‹ Œuvres complètes de Lord Byron Poésies diversesChapitre 142 sur 201 · PRÉFACE DES DEUX PREMIERS CHANTS · texte numérisé non relu

PRÉFACE DES DEUX PREMIERS CHANTS

Ce poëme a élé en grande partie composé sur les lieux que l’auteur s’est proposé dedécrire. 11 l’a commencé en Albanie, et ce qui est relatif à l'Espagne ctau Portugal est le résultat de ses observations personnelles dans ces pays. Cet avertissement préalable était nécessaire pour établir l’exactitude des descriptions. Les sites qu’on a voulu esquisser appartiennent à l’Espagne, au Portugal, à l'Épire, à l’Acarnanie et à la Grèce. C’est là que pour le moment s’arrête le poème. Selon l’accueil qui lui sera fait, l’auteur verra s’il doit s’aventurer à conduire ses lecteurs jusqu’à la capitale de l'Orient, en passant par l'Ionie et la Phrygie. Ces deux chants ne sont que des ballons d'essai.

On a introduit dans le poëme un personnage imaginaire pour servir de lien commun à toutes les parties. Toutefois on ne doit pas s’attendre à y trouver beaucoup de régularité. Des amis à l’opinion desquels j'attache le plus haut prix, m’ont fait entendre qu’on pourrait me soupçonner d'avoir eu en vue un caractère réel dans le personnage fictif de Childe-Harold ; je proteste formellement et une fois pour toutes contre celte supposition. Harold est l'enfant de l’imagination, créé pour le motif que je viens de dire. Cette idée pourrait avoir jusqu’à un certain point quelque fondement dans certains détails peu importants et d'une nature purement locale; mais dans les points principaux elle n'en a aucun.

Il est presque superflu de dire nue j'ai employé l'appellation de Ihilde dans* le sens de Childe Waters, Childe Childers, et comme

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