LES BARDES DE L’ANGLETERRE, ETC. — NOTES
duisit sur moi la critique de la Reÿce d’Edimbocrg, à propos de mon premier recueil de poésies. C'était de la rage, le besoin de résister et d’obtenir réparation ; mais il n’y avait en moi ni accablement ni désespoir. Uno critique sanglante est de la ciguë pour un auteur à la mamelle, et celle-ci, qui produisit les Bardes de l’Angleterre, etc., me jeta bas; — mais je me relevai. Cette critique était un chef-d’œuvre de basses plaisanteries, un tissu d’injures grossières. Je me rappelle qu’elle contenait beaucoup de lieux communs de bas aloi, comme, par exemple, qu'il fallait se montrer reconnaissant de ce qu’on obtenait, — qu'il fallait ne pas regarder dans la bouche d’un cheval donné; et autres expressions qui sentaient l'écurie. Mais cela fut loin de m’effrayer ou de me détourner d’écrire : je résolus de' démentir leurs prédictious de mauvais augure, et de leur faire voir que. toute discordante qu’était ma voix, ce n’était pas la dernière fois qu'ils entendraient parler de moi. »
* On a retrouvé dans les papiers de Byron ce sommaire, que son intention était de mettre en tète de sa satire. N. du Trad.
® L'enroué Fits-Gerald, c’est assez juste ; — mais pourquoi parler d’un semblable charlatan? U. 4816.
7 M. Fitz-Gerald, plaisamment nommé par Colbert le poêle à la petite bière.
8 Cid Hamet Benengcli promet le repos à sa plume dans le dernier chapitre de Don Quichotte. Oh ! si nos faiseurs de livres voulaient suivre l’exemple de Cid Hamet Bcnengeli ! D.
‘J Ceci a dù être écrit dans un esprit de prophétie. D. 18IG.
i® Dans la Revue d'Edimbourg. — ( « C’est un fort bon enfant, et, si on en excepte sa mère et sa sœur, c’est, scion moi, le meilleur de la bande.»