‹ Œuvres complètes de Lord Byron Poésies diversesChapitre 61 sur 201 · JJ · texte numérisé non relu

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11 MM. Jeffrey et Lambe sont l'alpha et l 'oméga, le commencement et la tin de la Revue d'Edimbourg; les autres sont mentionnes ci-après.

t* Ceci était injuste : ni le cœur ni la tête de ces messieurs n’étaient tels qu’ils sont ici représentés. A l’époque oh j’écrivis ceci, je ne les connaissais personnellement ni l’un ni l’autre. R. 1816.

1> «Je suis d’avis que l’époque actuelle n’est pas l’une des plus remarquables de la poésie anglaise. 11 y a plus de soi-disant poètes, et comparativement moins de poésie que jamais. Je soutiens cette opinion depuis quelques années; mais, chose étrange ! elle n’est pas favorablement accueillie de mes confrères de la lyre. » B. 1821.

4* « Relativement à la poésie en général, j’ai la conviction que nous sommes entrés dans un système poétique révolutionnaire très défectueux, tout à fait détestable, et dont Rogers et Crabbe sont les seuls qui so soient affranchis. Je me suis confirmé dans cette opinion en relisant quelques-uns de nos classiques, spécialement Pope, sur lequel j’ai fait l’essai suivant. — Je pris les poèmes de Pope, ainsi que les miens et ceux de quelques autres ; je les lus en regard de ceux de Pope, et j'ai été réellement mortifié de voir l’inexprimable distance qu’il y avait, sous le rapport de la logique, de l’instruction, de l’effet et même de l’imagination, de la

passion et de l’invention, entre ie petit homme de la reine Anne et nous autres du bas-empire. Soyez-cn certain, c’était de l’Horace alors ; c’est maintenant du Claudien; et, si j’avais & recommencer, je changerais de moule.» B. \ 817.

1S Stott, plus connu dans le Morning Post sous le nom d’BaSz. Ce personnage est le maître le plus profond dans l’art du pathos. Je mo rappelle, à l’époque oh la famille régnante quitta le Portugal, une ode de M. Stott sur ce sujet. Elle commençait ainsi (c’est l’Irlande qui parle) t

Royal rejeton de Bragance,

L'Irlande te aalue en t’offrant une stance, etc.

Je me souviens aussi d’un sonnet adressé aux rats et tout à fait à la hauteur de ia matière, comme aussi d’une ode retentissante commençant par ces mots :

Un chant brayant comme lee flots Qui battent du Lapon le rivage aonore.

Mon Dieu, ayez pitié de nous! Le Lai du dernier Ménestrel n’était rien cn comparaison. B.

>6 « Quand Byron écrivit sa fameuse satire, j’eus ma part de flagellation, ainsi que beaucoup d’autres qui valaicut mieux que moi. Mon crime était d’avoir écrit mon poème pour 25,000 liv. st. ; ce qui n’est vrai qu’en ce sens que j’ai vendu le manuscrit pour cette somme. Or, je ne vois pas trop en quoi un auteur serait blâmable d’accepter la somme que les libraires lui offrent, si l’on considère surtout que ces messieurs ne se sont amais plaints d’avoir fait un mauvais marche. J’ai pensé que cette intervention dans mes affaires privées dépassait un peu les limites de la satiro littéraire. Toutefois, j’étais fort loin d’avoir pris la moindre part & la rédaction de l’article injurieux de la Revue d’Edimbourg ; je fis même des remontrances à cet égard à l’éditeur, parce que je pensais que les Heures de Paresse étaient traitées avec une sévérité injuste. Ces poésies, comme toutes celtes qui sont l’ouvrage des jeunes gens, étaient puisées plutôt dans les souvenirs de ses lectures que dans les ressources de sa propre imagination. Néanmoins, mon opinion était qu’on y trouvait des passages qui promettaient beaucoup pour l’avenir. » Sir Walter Scott.

17 Lord Byron, comme on sait, était entré dans la carrière littéraire avec la détermination de ne rien recevoir pour ses écrits. 11 refusa 400 guinées en échange de l’autorisatiou de publier une nouvelle édition de sa satire, et l’on sait qu’il ht cadeau à M. Dallas du prix du manuscrit des deux premiers chants de Childe-Harold et du Corsaire. En 1816, M. Murray lui ayaut offert 1,000 guinées pour Je Siège de Corinthe et Parisina, et ayant mis dans sa lettre un bon pour cette somme, le noble poète lui Qt la réponse suivante : — «Votre offre est extrêmement libérale et bien suricure à ce que les deux poèmes peuvent valoir; mais je ne puis ni ne veux l’accepter. Vous pouvez, si cela vous convient, les ajouter à la collection, sans que je vous demande rien pour cela. Je vous renvoie ci-inclus votre bon déchiré, crainte d’accident en route. Vous m’obligerez de

LES BARDES DE L’ANGLETERRE, ETC. — NOTES. 133 ne pas me présenter à l’avenir de ces tentations-là. Ce n’est pas par dédain pour l’idole universelle, ce n’est pas non plus que j’aie actuellement une surabondance de ces trésors; mais ce qui est convenable est conve* nable, et ne doit pas céder aux circonstances. » Plus tard, sur les vives insistances de M. Murray, le poète consentit A accepter les t,000 guinées. Voici l’état des sommes payées par lui à lord Byron pour droit d’auteur en diverses fois. C'est véritablement une curiosité bibliographique :

tir. «t.

Childe-Harold, ch. I et II coo

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