IV
Le Giaour S25
La Fiancée d’Abydos 825
Le Corsaire 825
Lara 700
Le Siège de Corintbe 525
Parisina 525
La Lamentation du Tasse :... 315
Manfred 515
Beppo 823
Don Juan, ch. 1 et II 4,525
III, IV et V 4,523
Le Doge de Venise . . : ; . . 1,050
Sardanapale, Caïn et les Foscari 4,100
Mazeppa 525
Le Prisonnier de Chillon 525
Œuvres diverses 450
Heures de Paresse : les Bardes de l’Angleterre, Imitation d’Horace, Werner, le Difforme transformé, le Ciei et la Terre, etc . . . 5,885
Total 49,340
Lord Byron fut présenté & M. Soutbey, en 4813, à Holland-Housc. Il en parle comme du poete le mieux avenant qu’il eût jamais vu. « Pour posséder la tête et les épaules de ce poète, dit-il, je consentirais presque & avoir composé ses poésies lyriques. C’est un homme de fort bonne mine, un homme de talent. Il est tout cela; on lui doit cet éloge. » Dans son journal de la même année, il dit: «Je n’ai pas encore beaucoup vu M.Southey. Son aspect est épique, et il est le seul bomme delettrcs vivautqui soit complètement bomme de lettres. Tous les autres joignent une occupation quelconque & leur métier d’auteur. Ses manières sont douces, mais elles ne sont pas celles d’un bomme du monde. Ses talents sont du premier ordre : sa prose est parfaite ; quant à sa poésie, les opinions diffèrent. Peut-être a-t-il trop produit en ce genre pour la génération actuelle. Il e>t probable que la postérité en fera le triage : il a des passages de toute beauté. Aujourd'hui il a un parti, mais point de public, excepté pour scs
135 OEUVRES DE LOIID BYROI».
ouvrages en prose. Sa Vie de Sclson est fort belle. » Plus tard, lord Byron a déclaré que le Don RoJerick de Soulliey était le premier poème de l’époque.
'* « Injuste. » B. 1816.
“ Ballades lyriques, p. 4; Ici Table» renversées, stance Ir* :
Debout, ami I Bannis ce regard soucieux !
De quels soins ton esprit se trouble f Debout ! Laisse-moi là tous les bouquins poudreux.
Si tu ne veux devenir double.
*' «Injuste. » B. 18IG. — Dans uno lettre à M. Coleridgc, écrite en 1815, lord Byron dit : «Vous me parles de ma satire, ou pasquinade, comine vous voudrez l’appeler. Tout ce que je puis dire, c’est que j’étais fort jeune et fort irrité quand je l’ai écrite ; et, depuis ce temps, elle n’a cessé d’être une épine à mon pied, attendu surlout que la plupart des individus que j’y ai attaqués sont devenus par la suite mes connaissances et quelques-uns mes amis. C’était vraiment allumer des charbons sur la tète d’un ennemi, et me pardonuer trop facilement pour que je me pardonnasse moi même. Le passage qui vous concerne est plein de pétulance frivole et super- •iciellc , mais, bien que j aie fait depuis longtemps mon possible pour arrêter la circulation de cette satire, je n'en regretterai pas moins éternellement l’imprudence et la généralité de scs attaques. *
11 Lord Byron, qui avait particuliérement connu Lewis pendant son expérience de la vie de Londres, mentionna ainsi sa mort, qui eut lieu en mer, en 1818 : — « Lewis était un bon homme, un homme de talent, mais un être insupportable. Ma seule vengeance, ou plutôt ma seule consolation, était de le mettre aux prises avec quelques personnes peu endurantes qui détestaient les gens de sa sorte ; par exemple, avec M“>« de Staël ou Hohhouse. Mais j'aimais Lewis : c’eût été un vrai bijou s’il eût été mieux incrusté et moins fatigant, car il était insipide et toujours en opposition avec tout le monde. Pauvre garçon ! il est mort martyr de sa nouvelle fortune lors de son second voyage à la Jamaïque.
« Je donnerais à l'instant et sans peine Toutes les terres de Lorraine Pour que Mulgrave fût rivant ;
C’est-à-dire :
• En dépit de l'amour du lucre.
Je donnerais de bon accord La Jamaïque et ses cannes k sucre Pour que Lewis ne fût pas mort. *
** Le seul ouvrage de Haylcy qu’on se rappelle aujourd’hui est sa Vide Cowper.
** M. Grahame a publié deux volumes de momerics religieuses sous le titre de Promenades du Dimanche et Tableaux bibliques. B.
(Grahame, homme aimable et poète agréable, a publié depuis les Oiseaux de l'Ecosse et d’autres poèmes ; mais ce sont ses Promenades du Dimasv-
LES BARDES DE l’aRGLETERRE, ETC. — ROTES. 137
che qui ont fait sa réputation. Il commença par être avocat au barreau d'Edimbourg, mais il y obtint peu de succès ; et, comme la mélancolie et la dévotion formaient le fond de son caractère, il entra dans les ordres et se retira dans une cure près de Durham, où il mourut en 1811.]
** Voyez dans Bowles le Sonnet à Oxford et les Stances écrites après avoi entendu les cloches d Ostende.
*9 C’est là le début du Génie des découvertes, épopée naiue très spirituelle Entre antres vers délicieux, on trouve les suivants : *
Un baiser, le premier que Pile ait entendu.
Tout à coup de ce; bois vint troubler le eilence...
Ils tremblèrent, du ciel, comme si la puissance, etc.
C'cct-à-dire que les bois tremblèrent au bruit d'un baiser, phénomène extraor dinaire, en elfel, et qui dut les étonner.
— « Ici j’ai cité à faux, et je me suis trompé, mais sans intention. Cù furent, non point les bois, mais les individus qui y étaient qui tremblérent. Pourquoi ? — Dieu le sait. — A moins qu’ils ne craignissent que cette prodigieuse accolade ne fût entendue. » B. 1816.
11 L’épisode dont il est ici question est l’histoire de Robert à Machin et An ne d'Arfet. C’est ce couple d'amants fidèles qui donna le baiser cidessus mentionné, lequel fit trembler les bois de Madère.
18 « Quoique, dit lord Byron en 1821, je sois fâché d’avoir publié les Bardes de l'Angleterre et les Critiques de l'Ecosse, la partie de cette satire que je regrette le moins est celle où il est question de M. Bowles à propos de Pope. Pendant que je travaillais à cet ouvrage, en 1807 et 1808, M. Hobhouse manifesta le désir que j’exprimasse mon opinion à tous deux au sujet de Pope et do l’édition de ses œuvres publiées par Bowles. Comme j’avais complété mon plan, et que je me sentais une velléité de paresse, je le priai de traiter lui-même le passage en question. 11 le fit. Les quatorze vers sur le Pope de Bowles ont été insérés.dans la première édition de la satire ; ils sont tout aussi sévères et beaucoup plus poétiques que ceux que je leur ai substitués dans la seconde édition. Quand je réimprimai cette satire, comme j’y mis mon nom, je crus devoir retrancher ies vers do M. Hobhouse, et M. Bowles y gagna beaucoup plus que l’ouvrage. »
** Une note manuscrite de 1816, de la main de Byron, s’exprime ainsi h propos de ce passage : Tout ce qui concerne Bowles est beaucoup trop rigoureux. ■> Et c’était vrai. Cet homme vénérable vit encore, et, en dépit de toutes les critiques que son édition de Pope lui attira plus tard, nul doute que Byron, dans ses moments de calme, ne rendit justice à ce beau génie poétique qui, de leur propre aveu, communiqua à Wordsworth et à Coleridge leur première inspiration. M.
80 « Du poisson frais de l’Hélicon ! » — L’Hélicon est une montagne, et non un étang à poissons. J’aurais dû mettre l’Hippocrène. B. 1816.
8t M. Cottlc, Amos ou Joseph (je ne sais lequel, mais l’un ou l’autre), vendait autrefois des livres qu’il n’écrivait pas, et écrit aujourd’hui des livres qu’il ne vend pas. 11 a public une paire de poèmes épiques : Alfred
(pauvre Alfred ! Pye s’est aussi occupé de lui !) Alfred et la Chute de ta Cambrie.
33 On lit dans les notes de Byron écrites en 18(7 : — » Tout cela est juste. J’ai vu des lettres adressées par cet individu (Joseph Coule) à une malheureuse femme poète. Il y attaquait si rudement et si amèrement des productions dont la pauvre femme n’était pas du tout vaine, que je n’ai pu résister à l’envie de le prendre à partie, même injustement ; ce qui n’est pas, car c’est bien certainement un âne. » B. (816.
33 M. Maurice a manufacturé les parties constitutives d’un in-quarto énorme sur les Beautés de la colline de Richmond.
3‘ Le pauvre Montgomery, très loué par toutes les revues anglaises, a été impitoyablement attaqué par la Revue d'Edimbourg. Après tout, le barde de Sheffleld est un homme de beaucoup de génie; son Voyageur en Suisse vaut mille ballades lyriques et au moins cinquante épopées défigurées.
** Dans une critique manuscrite sur cette satire par feu 'William Crowe, voici comment l’inconvenance de ces métaphores est relevée : — « Dans la même tirade, l’autenr transforme un homme en plusieurs animanx différents. D'un loup il fait une barpie, et plus loin il le change en limier. » En lisant cette observation de M. Crowe, lord Byron pria M. Murray de remplacer, dans l’exemplaire en sa possession, l’instinct infernal par l’instinct brutal, les harpies par les félons, et les limiers par les chiens d’enfer.
*s Le siège d’Arthur. C’est le nom de la colline qui domine Edimbourg.
37 Après la publication des deux premiers numéros de la Revue d'Edimbourg, M. Jeffrey en devint l’éditeur, et succéda en celte qualité au révérend Sidney-Smilh. Il quitta ce poste peu de temps avant d'élrc uommé lord-avocat de l’Ecosse, place qu’il occupe encore maintenant. « Depuis mon retour en Angleterre, dit lord Byron ( Journal , 4814), j’ai entendu faire beaucoup d’éloges de M. Jeffrey par tous ceux qui l’ont connu, et sous des rapports indépendants de scs talents. Je l’admire, non parce qu’il m’a loué, mais parce que c’est peut-être le seul homme qui, dans les circonstances oh lui et moi nous nous sommes trouvés vis-â-vis l’un de l’antre, puuvait avoir la générosité d’en agir ainsi. 11 fallait une grande âme pour se hasarder de cette manière : un petit écrivassier aurait continué à épiloguer jusqu à la fin du chapitre. »
33 « 11 y a là trop de méchanceté : c’est véritablement de la rage. » B. (816.
33 « Tout cela est détestable : ce sont là des personnalités. » B. (816.
*o « En (806, MM. Jeffrey et Moore eurent une rencontre à Chalk- Form. L’intervention deà magistrats empêcha le duel. Après examen, on trouva que les halles des pistolets s’étaient évaporées. Cet incident donna lieu à beaucoup de commentaires dans les journaux. »
La note qui précède fut retranchée de la cinquième édition, et la suivante, après avoir été mise sous les yeux de M. Moore, lui fut substituée: — >< Je suis informé que M. Moore a publié dans les journaux le désaveu