LES BARDES DE L’ANGLETERRE, ETC. — NOTES
de ces faits en ce qui le concernait, et je lui dois cette justice de mentionner cette circonstance. Comme je ne l’ai apprise que depuis peu, je no puis entrer, sous ce rapport, dans aucun détail. » — Novembre 18U.
+i La Tweed se comporta bien en cette circonstance : il eût été tont à fait inconvenant que la moitié anglaise de cette rivière eût témoigné le moindre symptôme de crainte.
** Ce témoignage de sympathie de la part du Tolbooth (principale prison d’Edimbourg), qui parait avoir été très affecté en cette occasion, est on ne peut plus louable. On eût pu croire que le grand nombre de criminels exécutés devant sa façade lui avait endurci l’àme. On pense que le Tolbooth appartient au sexe féminin, parce que sa sensibilité, en cette occasion, fut véritablement féminine, bien qu’un peu égoïste, comme la plupart des impulsions chez les femmes.
** Sa seigneurie a beaucoup voyagé et fait partie de la Société Athénienne. (George Hamilton Gordon, quatrième comte d’Aberdeen. En 1822 sa seigneurie publia un Examen du principe de la beauté dans l'architecture grecque.)
** Le révérend Sidney-Smith, l’auteur supposé des Lettre s de Peter Plymley et de plusieurs autres critiques.
** M. Hallam a composé dans la Revue d’ Edimbourg plusieurs articles, un entre autres h propos de l’ouvrage sur le Goût, par Payne Knight, dans lequel il montra une excessive sévérité pour des vers grecs que contenait ce livre. Lo numéro de la Revue avait à peine paru qu’on découvrit que les vers en question étaient de Pindare. Il n’était plus possible de retrancher cette critique, qui restera comme un monument durable de la rare perspicacité d’Hallam.
Note ajoutée à la seconde édition. Le susdit Hallam est très en colère, et se dit faussement accusé , attendu qu’il n’a jamais dîné à Holland- House. Si cela est vrai, j’en suis fâché pour lui, car j'ai entendu dire que les diners de sa seigneurie valaient mieux que ses ouvrages. S’il n’a pas fait d’article sur le livre de lord Holland, j’en suis bien aise, car ce doit être une production pénible h lire et plus encore à louer. Si M. Hallam veut me dire qu’il a fait l’article en question, j’insérerai dans ma satire le nom du véritable délinquant, pourvu toutefois que ledit nom soit composé de deux syllabes orthodoxes et musicales, et puisse entrer dans le vers sans rompre la mesure. Jusque-là le nom d’Uallam restera faute de mieux.
(11 est inutile de justifier contre les insinuations du jeune poète l’auteur célèbre de V Histoire du moyen âge et de l’Histoire constitutionnelle de l’Angleterre.)
L’honorable George Lambe est auteur d’un article sur l’ouvrage de Beresford, intitulé les Misères humaines, ainsi que d’une farce fort applaudie au prieuré de Stanmore et siflîée d’importance au théâtre de Covent-Garden. Elle était intitulée Sifflez! et c’est ce qu’on a fait.
(M. Lambe se porta, en 4818, candidat pour la députation de Westminster, en opposition avec M. Hobhousc, sur lequel il l’emporta. Mais
CE UVIiES DE LOUD BÏDON
ce dernier lui fit éprouver une défaite l’année suivante, et a continué longtemps à occuper ce siège. En (821, M. Lambe publia une traduction de Catulle. 11 devint en 1832 sous-secrétaire d’État au département de l’Intérieur, sous l’administration de son frère, lord Melbourne.)
41 M. lirougliam, dans le vingt-cinquième numéro de la Revue d’Édimbourg, dans l’article sur don Pedro de Cevallos, a été plus fort sur la politique que sur la prudence. Plusieurs des dignes bourgeois d’Edimbourg furent tellement indignés des infâmes principes professés dans cet article, qu’ils retirèrent leurs souscriptions.
48 Je dois m’excuser auprès des divinités d’avoir osé introduire une nouvelle déesse en jupon court; mais, hélas ! que pouvais-je faire? Je ne pouvais pas faire apparaître le géuie de la Calédonie : on saitqu'onue peut trouver de géuie depuis Clackmann jusqu’à Caithness; et pourtant, sans une intervention surnaturelle, comment sauver Jeffrey? Les helpies nationales sont trop peu poétiques; les brownies et les bons voisins (esprits de bonne composition) refusaient do le tirer d’affaire. 11 a donc fallu appeler uno déesse en aide ; et Jeffrey doit être fort reconnaissant, attendu que c'est la seule communication qu’il ait jamais eue ou qu’il cura jamais avec les intelligences célestes. B,
49 Voir la couleur du dos de la couverture de la Revue d’Êdimbourg. B.
80 i. Ceci ne vaut rien et n’est aucunement fondé. » B. 1816.
81 En (815, lord Byron dédia la Fiancée d'Abydos à lord Bolland, et dans son journal du (7 novembre nous trouvons ce passage : — « Je viens de recevoir une lettre très flatteuse de lord Holland sur la Fiancée d'Abydos. Il en est très content, ainsi que lady Holland. Cela est fort aimable de leur part, vu que je n’avais aucun quartier à attendre d’eux. Toutefois je croyais à cette époque que l’hostilité dirigée contre moi provenait d’Holland-Housc. Je suis bien aise d’avoir été induit en erreur, et c’est un des motifs qui me font regretter la précipitation que j’ai mise à cette maudite satire, dont je voudrais supprimer jusqu’à la mémoire. Mais maintenant qu’on ne peut se la procurer, on lui donne beaucoup d'importance, sans doute par esprit de contradiction. »
81 Dans le mélodrame de Téhéli on fourre ce prince dans un tonneau, asile tout à fait nouveau pour lui.
88 Les jurons sont fréquents dans les comédies vivantes ou défuntes do M. Reynolds.
54 M. Kenney a depuis composé plusieurs drames qui ont eu du succès.
88 Lord Byron avait la plus haute opinion de George Colman comme convive aimable. — « Si j’avais, dit-il, à choisir, et que je fusse obligé do n’en prendre qu’un seul à la fois, je dirais : « Laissez-moi commencer la soirée avec Shéridan et la finir avec Colman; Shéridan à dîner et Colman à souper ; Shéridan pour le bourgogne et le porto; mais Colman pour tout. » — Shéridan était un grenadier de la garde, Colman était à lui seul tout un régiment d'infanterie, légère il est vrai, mais un régiment enfin.
88 Richard Cumberland, l’auteur célèbre du drame le Créole, de l'Ob-
Digitize
LES CARDES DE L’aSCLETERUE, ETC. — NOTES. 141
ecrvaleur, et de l’une des plus intéressantes auto-biographies, est mort en I8M.
®7 Dans toutes les éditions qui ont précédé la cinquième, «au lieu de Siddons on lit Kemble. Lord Dyron avait coutume de dire que « de tous les acteurs, Cooke était le plus naturel, Kemble le plus surnaturel, que Kean tenait le milieu entre eux deux ; mais que mistriss Siddons à elle seule les valait tous. » Le jeu de Kean produisait sur lui un tel effet, qu’un jour, lui voyant jouer le rôle de sir Giles Overreaol., il fut saisi d’une attaque de nerfs. John Kemble est mort en 1823, son illustre saur en
*• La pantomime de Dibdin, connue sous le nom de Ma Mère l'Oie, i eu près de cent représentations et a produit plus de 20,000 1. st. à la caisse du théâtre de Covent-Gardcn.
59 Naldi et Catalani sont suffisamment connus, car le visage de l'un et le traitement de l’autre nous rappelleront longtemps ces amusants vagabonds. En outre, nous sommes encore tout meurtris de la presse dans laquelle nous avons failli étouffer, la soirée oh cette dame s’est montrée pour la première fois en culotte. B.
60 Afin d’éviter toute méprise, et pour qu’on ne prenne pas une rue pour un homme, je dois avertir que c’est l’institution et non le duc de ce nom que j’ai voulu désigner. Quelqu’un de ma connaissance a perdu au jeu, dans ta salle d’Argyle, plusieurs milliers de livres sterling; j’étais moi-même alors un des souscripteurs de cet établissement. Je dois rendre cette justice au directeur, de dire qu’il manifesta en cette occasion quelque désapprobation. Mais pourquoi permet-on d’introduire des instruments de jeu dans un lieu de réunion pour les deux sexes ? L’agréable chose pour les femmes et les filles de ceux qui ont le bonheur ou le malheur d’avoir ces liaisons-là, d’entendre le bruit du billard daus une pièce et le bruit des dés dans l’autre ! C’est ce que je puis attester comme témoin oculaire, ayant été autrefois membre indigne d’une institution qui affecte matériellement la moralité des classes supérieures, tandis que les classes inférieures ne peuvent remuer la jambe au son d’un violon ou d’un tambour de basque sans s’exposer à être mises en jugement comme ayant troublé lu tranquillité publique. B.
61 Je connaissais particulièrement le feu lord Falkland. Un dimanche soir je le vis rendre les honneurs de sa table avec le noble orgueil de l’hospitalité ; le mercredi malin, à trois heures, je contemplai étendu devant moi ce qui restait d’un jeune homme plein de courage, de sensibilité et dévoré de passions. C’était un brave et habile officier. Scs défauts étaient ceux d’un marin, et comme tels ils doivent trouver grâce aux yeux des Anglais. 11 mourut comme meurt un galant homme dans une meilleure cause ; car s’il fût mort ainsi sur le pont de la frégate au commandement de laquelle il venait d’être nommé, ses concitoyens l’eussent offert en exemple aux héros à venir. B.
[Lord Falkland fut tué en duel parM. Powellen 1809. En cette occasion, lord Byron ne se borna pas à témoigner verbalement sa sympathie.
Bien que déjà fort gêné à cetto époque, il fit parvenir des secours à la Veuve et aux enfants de son ami.]
** « Oui, et certes elles m’ont donné une vigoureuse chasse. » B. 1816.
« Sans nul doute j’étais fou alors, et je ne suis pas devenu plus sage. » B. 1816.
6* Que dirait l’Anacréon de la Perse, Uafii, s’il pouvait sortir de son splertdide sépulcre à Schirai, oit il repose avec Ferdousi et Sadi, l’Homèrc et le Catulle de l’Orient, s’il pouvait, dis-je, voir son nom usurpé par un Slott de Dromore, le plus impudent et le plus exécrahte des scribes do gazettes ? B.
*5 Miles Peter Andrews, membre du parlement pour Bewdley, colonel des volontaires du prince de Galles, propriétaire d'une manufacture de poudre àDartfort; auteur de beaucoup de prologues, d’épilogues et de farces, et l’un des héros de la Baciade. 11 est mort en 1814.
66 Quelqu’un ayant dit un jour à lord Byron qu’on croyait que dans ce passage il avait voulu faire allusion à l’infirmité physique de lord Carlisle, il s’écria : « ie l’ignorais complètement ; l’eussé-je su, je me serais bien gardé d’en parler. 11 no m’appartient pas d’attaquer dans les autres des infirmités naturelles. »
t7 Le comte de Carlisle a publié dernièrement un pamphlet de dix-huit sous sur l’état actuel du théâtre ; il y présente son plan pour la construction d’une nouvelle salle. 11 faut espérer qu’au théâtre on acceptera tout de Sa Seigneurie, excepté ses tragédies. B.
66 Les ouvrages de Sa Seigneurie, magnifiquement reliés, forment le plus bel ornement de sa bibliothèque.
Le rente, faiblo bagatelle,
Eit couvert seulement de cuir et de prunelle.
66 Tout cela est on ne peut plus mal. J’avais tort : la provocation n’était pas suffisante pour justifier tant d'amertume dans l’attaque. B. 4816
Y» Le Manteau de Melville, parodie du Manteau d'Elisée.
' 6i Cette jolie petite Jessica, fille d’un juif très connu, semble appartenir à l’école délia Crusca. Elle a publié deux volumes d’absurdités en vers très respectables par le temps qui court, outre plusieurs romans dans le style de la première édition du Moine. Elle a ensuite épousé le Morning-Post, mariage fort bien assorti, et depuis elle a cessé de vivre, ce qui vaut encore mieux. B. 4816.
6* Ces initiales servent de signature à certains individus dont les poésies figurent dans les journaux.
63 Joseph Blackett, cordonnier. 11 mourut à Scabam en 4840. Ses poèmes furent recueillis plus tard par Pratt; et ce qu’il y a de singulier, c’est que sa principale protectrice était miss Milbank, qui était alors inconnue à lord Byron. Dans une lettre adressée à Dallas, datée de juin 4814, écrite en mer à bord de la frégate la Volage, Byron dit : — « Je vois que le protégé de Pratt et le vôtre, Blackett le savetie-, est mort en dépit de ses vers. C’est l’un de ces exemples où la mort a sauvé un homme de la dam-
LES BARDES DE L’ANCtETERRE, ETC. — NOTES. 44 3
nation. Voua avez, vous autres, causé la ruine du pauvre diable. Sans scs patrons, il ferait aujourd’hui de fort bonnes affaires, non en poésie, mais en cuirs; mais vous avez voulu faire de lui un immortel. 11 n’y avait qu'un imbécile qui pût vouloir aller contre le fameux proverbe i Ne rotor ultra crepidam.
O critiques ! faites quartier
A ce poète savetier!
Votre colère serait vaine ?
La mort l’a couché là sans pouls et sans siixt.
«Vous aurez soin de souligner le mot alêne, ponr indiquer où porte le jeu de mots. Je vous prie d’engager miss Milbank à faire graver ces vers sur la tombe du défunt. »
t* Ceci s’adressait au pauvre Blackett, qui était alors protégé par A J. B. (lady Byron); « mais je l’ignorais, sans quoi je n’aurais pas écrit cela, du moins je le pense. » B. 1816.
t» Capel Lofft, le Mécène du cordonnier et le préfacier général des poètes en détresse; espèce d’accoucheur gratuit, qui fait venir A bien les vers qu’on ne sait trop comment mettre au jour. B.
tt J’ai lu Burns aujourd’hui. Que serait-il devenu s’il avait été patricien ? Nous aurions en un peu plus de poli, moins de force, la même quantité de vers, mais pas d’immortalité : un divorce et un duel ou deux. S’il en fût sorti vivant, il fût arrivé A l’Age de Shéridan, et se fût survécu A lui-même comme le pauvre Brinsley. JJ. 4 810.
Tl Voir l’ode ou l’élégie, comme on voudra l’appeler, de Nathaniel Bloomfield, sur la Clôture du pré d'Honington.
78 Voir les Souornirz d’un Tisterand des Moorlands du Staffordshire .
■JB 11 serait superflu de rappeler ici les auteurs des Plaisirs de la Mémoire et des Plaisirs de l'Espérance, les deux plus beaux poèmes didactiques de notre langue, si nous en exceptons l’Essai sur l’Homme de Pope. Mais nous avons vu paraître tant de poétereaux, que les noms de Campbell et de Rogers commencent à nous être étrangers.
Au-dessous de celte note, lord Byron avait gribouillé en 1816 :
Jacqueline, à Toril malin,
Avait un nea aquilin.
Et tenait sur misa Gertrude Un langage vraiment rude.
Lorsque monsieur Marin ion Conduisait son bataillon ;
Et Kahamo faisait rage Comme un mamelouck sauvage.
*# « J’ai relu, dit lord Byron en 4815, les Plaisirs de la Mémoire et ceux de l'Espérance. Je conserve ma préférence pour le premier de ces poèmes. C'est une élégance merveilleuse : on n’y trouve pas un seul vers commun.»
8 > Rogers n’a pas justifié les promesses de son début poétique ; tuais il n’en a pas moins un très grand mérite. B. 48)6,
M Gilford, auteur de la Baelade et de ta Mieviade, les premières satires de l'époque, et traducteur de Jurénal. B.
L'opinion de M. Gilford a toujours eu 7eaucoup de poids sur lord Byron. Quelques semaines avant sa mort, ayant appris d'Angleterre que le bruit courait qu'il avait composé une satire contre M. Gilford, il écrivit sur-le-champ 2 M. Murray : « Quiconque affirme que je suis l'auteur ou le complice de quoi que ce soit de celte nature en a menti par la gorge. Il n'est pas vrai que je veuille, que je puisse ou que je doive écrire une satire contre Gilford ou contre un seul cheveu de sa tête. Je l'ai toujours regardé comme mon père littéraire, et moi comme son enfant prodigue; et, si j'ai laissé son veau gras devenir hceuf avant qu'il le tuit pour mon retour, c'est uniquement parce que je préfère le bœuf au veau. »
*’ Sotheby, traducteur de l 'Oberon de Wieland et des Georgiques de Virgile, et auteur d'un poème épique intitulé Saûl. B.
M. Sotheby a beaucoup agrandi depuis sa réputation par plusieurs poèmes originaux et par une traduction de Vlliade.
** Macneil , auteur de plusieurs poèmes très populaires, entre autres les Maux de la Guorre, dont on a vendu dix millo exemplaires en un mois.
Hector Macneil est mort en 1818.
•* Lord Byron fait ici allusion au poème de George Canning, intitulé la Morale moderne, dans lequel il apostrophe ainsi Gilford :
Hait quoi ! du feu terré Ta flamme est-elle éteinte T La mate de ton temple a t-elle fui l'enceinte?
Le chantre de la Boucle eit-ll mort tout entier?
Son génie éloquent n'a-t-il plut d'héritier?
Cet héritier, Gifford, aux jours de ta jeunette Tu noua l'avait promit, et sur cette promette,
Non, nous disions : • Celui qui triompha dos sots,
Celui qui les couvrit du tel de tes bons mots.
Dans un combat plut noble illustrera ta muse. »
Gifford, ton Indolence est nne vaine excuse ;
Nous avons ta promette, et tu doit la tenir.
Pourquoi laisser ainsi ta mute t'endormir?
Pourquoi laisser rouiller tes satiriques armes?
Hàte-toi d'accourir... Entends le eri d’al-rmei.- .
Viens venger la vertn, vions maintenir ses droits;
Contre set ennemis viens vider ton carquois,
Et ne suspends tes coups que quand l'hydre insolente Nagera dans son sang, à tes pieds expirante.
Cette satire remarquable, dans laquelle la révolution française est attaquée avec beaucoup de verve et de vigueur, fait partie des Poésies ds George Canning, dont il a paru en 1827 une traduction en vers par le traducteur actuel de Byron. B. L.
*6 Uenri Kirke White mourut à Cambridge en octobre l SOC, victime do
LES BARDES DE L' ANGLETERRE, ETC, — NOTES. 14î>
son ardeur pour des études qui auraient mûri un esprit que la maladie et la pauvreté n'avaient pu affaiblir, et que la mort détruisit plutôt qu'elle ne le dompta. Ses poèmes sont pleins de mille beautés, et font vivement regretter an lecteur qu’une vie si courte ait été accordée à des talents qui auraient ennobli même les fonctions sacrées qu'il était destiné â remplir. B
Dans une lettre à M. Dallas en 1811, lord Bvron dit: — «Je suis fâché que yous n’aimiez pas KirkcWhite. Malgré sa momerie religieuse, qui chez lui était sincère (car elle l’a tué comme vous avez tué Joseph Ulackett), certes il y avait dans cet homme de la poésie et du génie. Je ne dis pas cela pour justifier la manière dont j'ai parlé de lui; mais, sans nul doute, il était bien supérieur à tous les Bloomfleld et les Blackett, et leurs savetiers collatéraux recrutés par Lofft et Pratt au service de la librairie. Bigoterie à part, il prend rang immédiatement après Chatterton. 11 est étonnant combien peu il était connu. A Cambridge, personne n’avait entendu parler de lui, jusqu'à ce que sa mort eût rendu inutile tout panégyrique. Pour moi, j’aurais été fier d’une telle connaissance; ses préjugés mêmes étaient respectables. »
87 La Vie de Kirke White, délicieusement écrite par Southey, est connue de tout le monde.
88 Je regarde Crabbe et Coleridge comme les premiers poètes de l’époque pour le talent et le génie. B. 4816.
88 Ce poète éminent, cet homme excellent, est mort dans son rectoral de Trowbridge en février <832, âge de soixante-dix-huit ans. 11 est l’auteur du poème intitulé le Village. Ses autres ouvrages sont la Bibliothèque, le Journal, le Bourg, un recueil de poésies que Charles Fox lut en manuscrit ù son lit de mort, et enfin les Contes du Manoir. Il a en outre laissé plusieurs poèmes manuscrits, et on prépare, dit-on, une édition complète de ses œuvres.
99 M. Shee, auteur d’un poème sur l’Art et des Éléments de l'Art.
Maintenant, sir Martin Shee est président de l’Académie royale do peinture.
91 Waller Rodwetl Wright, ci-devant consul-général aux Sept-lles, est l’auteur d’un poème récemment publié intitulé lion s Ionicce, oh sont décrites les lies et les côtes adjacentes de la Grèce.
91 Les traducteurs de V Anthologie, Bland et Merivale, ont depuis publié séparément divers poèmes où se manifeste un génie qui, pour devenir éminent, n’a beboin que d’occasion. B.
98 MM. Lamb et Lloyd, les plus ignobles partisans do Southey et compagnie. B.
Injuste. B. 4816.
•8 On me demandera peut -être pourquoi j’ai critiqué le comte de Carlisle, mon tuteur et mon parent, auquel j’ai dédié, il y a quelques années, un volume des poésies de ma jeunesse. Cette tutelle était nominale, autant du moins que j’ai pu le voir. Quant à ma parenté, je n’en puis mais, et j’en suis bien lâché; mais, comme il a plu à sa seigneurie de l’oublier
4 4G ŒUVRES DE LORD CYflON.
dans une occasion très importante pour moi, je ne vols pas pourquoi je chargerais ma mémoire de ce souvenir. Je ne crois pas que des mécontentements personnels soient un motif suffisant pour condamner les œuvres d’un confrère en littérature; mais je ne vois pas comment ce seraient là des raisons préventives, lorsque l’auteur, noble ou vilain, depuis longues . années dupe le public éclairé (style d’annonce) en lui vendant des rames de papier pleines d’absurdités orthodoxes et capitales. D’ailleurs, ce n’est pas par voie de digression que j’attaque le comte; non, ses ouvrages tombent sous la juridiction de la critique avec ceux des autres gens de lettres praticiens. Si à peine sorti de ma dix-neuvième année j’ai parlé favorablement de ce tas de papiers que sa seigneurie appelle ses livres, c’était dans une dédicace respectueuse. En cela, j’avais moins suivi ma propre impulsion que le jugement des autres, et je saisis cette occasion pour faire entendre ma sincère rétractation. Certaines gens croient que j’ai des obligations à lord Carliste ; je serais charmé d’apprendre de quelle nature elles sont, aBn do les apprécier convenablement et de les reconnaître publiquement. Ce que j’ai avancé en toute humilité sur son compte est une opinion fondée sur scs ouvrages imprimés, et je suis prêt à l’appuyer, s’il est nécessaire, de citations tirées de ses élégies, apologies, odes, épisodes, ainsi que de certaines facétieuses et burlesques tragédies qui portent son nom et son cachet:
Tout le s&ng des üowards ne peut, par sa noblesse,
D'an faquin et d'un sot relever la bassesse.
Pope le dit. Ainsi soit-il ! B.
Ceci est beaucoup trop méchant, quels que fussent mes griefs. B. 48IG.
*8 Le diable emporte le phénix ! comment s’est-il trouvé là? B. 4816.
•t Le révérend Charles James Hoare publia en 4 808 le Naufrage de saint Paul, poème.
98 Le révérend Cbarles Uoyle, auteur de l’Exode, poème épique en treize chants.
9» C’est juste, bien mérité et bien dit. B. 4816.
100 Cet individu, chez qui la rage d’écrire s’est depuis peu déclarée avec les symptômes les plus alarmants, est l’auteur d’un poème intitulé l’Art déplaire, comme Lucus a non lucendo, lequel contient peu d’agréments et moins encore de poésie. B.
M. Hewson Clarke est l’auteur du Flâneur et d’une Histoire de la campagne de Russie.
lot L’empereur Probus transporta dans le comté de Cambridge un corps considérable de Vandales. Décadence et Chute de l’empire romain, de Gibbon, vol. 2, p. 83. 11 n’y a pas lieu de douter de la vérité de cette assertion ; la race s’est très bien conservée.
toi Le nom de cet auteur peut se passer de nos éloges : l’écrivain qui dans une traduction déploie uu génie incontestable, excellera aussi dans des compositions originales. 11 faut espérer qu’il ne nous les fera pas attendre.