SCÈNE VIII
LoKD CÉCIL , Sir RALEIGH , ELISABETH ,
Lord dlc de NOTTINGHAM ; Membres du
ParleiMEiNt , Pages.
elisabeth.
Approchez tous : d'un traître, Que ma faiblesse au crime encouragea peut-être , J'ai tardé trop longtemps à punir l'attentat. V^ous, lord Robert Cécil, secri taire d'état , Ecoutez. Nous rendons son cours ù la justice; Que notre parlement ce soir se réunisse : Le temps de l'indulgence à la fin est passé ; Que du comte d'Essex l'arrêt soit prononcé. Lord duc de Nottiniîham , vous m'entendez?
ELISABETH D ANGLETERRE. —ACTE l
>'OTTINGHAM.
Madame, A la clémence encor daignez ouvrir votre âme.
ELISABETH
(A un officier."»
C'en est trop ! — Cette nuit qu'on aille sans délais Du lord comte d'Essex entourer le palais ; Qu'on le traîne aussitôt dans notre tour de Londre. Songez que désormais vous devez m'en répondre ; Allez , et qu'à moi seule on apporte aujourd'hui Tout ce qu'en l'arrêtant vous saisirez sur lui.
NOTTINGHAM
Qu'entends-je !
ELISABETH
J'ai conçu des soupçons légitimes.
Nous ne connaissons pas peut-être tous ses crimes. Vous, maintenant , mylords, faites parler la loi.
RALEIGH . à part.
Il est perdu !
NOTTI>GHAM.
Grand Dieu !
ELISABETH , avec bienveillance.
Sir Raleigh , suivez-moi.
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