PHILIPPE , LOUIS , MARGUERITE
qui ont enleadu les derniers vers de h scène.
LOUIS
Qu'ai-je entendu, mon fds ? Quel aveugle délire !
Je n'ai pu résister à Tliorrour qu'il m'inspire.
LOUIS
Deviez -vous de Raymond ranimer la fureur ?
M.VnOUERlTE.
Sa vertu l'égara : pardonnez cette erreur.
PHILIPPE
Tout mon cœur se soulève à l'aspect de ce traître.
LOUIS
Son Ame au repentir alhiit céder peut-être. Dieu, pour finir nos maux, se servait aujourd'hui D'un enfant égaré qui revenait à lui ; La vertu le touchait; vous l'enchainoz aucriuie. Le malheureux, par vous repoussé dans l'abime , Poursuivra les chrétiens qu'il aurait défendus : Ils mourront, et c'est vous (pii les aurez perdus.
PHILIPPE
J'implore en rougissant le pardon de mon père.
LOUIS
Jîlcoutez-moi, mon fils ; en vous la France espère ; Vous régnerez. Se vaincre est le devoir d'un roi : Et, maître d'un grand peuple, il doit l'être de soi. Mais (pie veut Châtillon ?