SCÈNE PIll'MlÈUE
MARGUERITE
On inanache à Louis ! . . . a-t-il cessé de vivre ?
A-t-on frappé mon fils ? El je n'ai pu les suivre !
Et je trouve partout de barbares soldats
Qui ferment les chemins, (pii retiennent mes pas !
J'entends autour de moi le bruit affreux des armes ;
Et seule en ce palais arrosé de mes larmes,
Et j'espère etje crains... S'ils avaient échappé?...
Si le Soudan... ^on, non ; le cruel a frappe.
Ils ont péri. Chassons une vaine chimère.
Quoi ! tout à l'heure encor j'étais épouse et mère.
Dieu! (pie m'as-tu laissé? les larmes, leur cercueil.
Mon fils n'est plus ! ... Ce fils il était mon orgueil.
Cher enfant, que de joie au jour de ta naissance !
Par cpiels chants d'allégresse et de reconnaissance
Le Français, ô mon Dieu, bénissant ta bonté.
Célébra mon bonheur et n)a fécondité !
Plus de chants de bonheur. France, mon fils succombe;
Et l'espoir d'un beau règne est perdu dans la tombe.
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