‹ Œuvres complètes de M. AncelotChapitre 294 sur 560 · SOLDATS GERMAINS · texte numérisé non relu

SOLDATS GERMAINS

Gloire ! honneur à Pépin , qui nous promet la guerre!

LE ROI FAINEANT. - ACTE 111

CHlLDEBERï, se rasseyant avec dépit.

Et pour moi pas un cri !

l'Él'IN . à Hermenairc qui s'avance.

Qu'exigez-voHS , mon père ?

Parlez , de saint Léger vertueux successeur.

IIERMENAIRE, évèqiie dAutun.

Delà ville d'Autun prélat et défenseur,

Je vous viens révéler les malheurs qui Tassiégenl,

Et prier le Seigneur que vos lois la protègent.

Écoute , jeune roi ! nobles Francs , écoutez !

Un exécrable impôt pèse sur nos cités ;

Par les hommes du fisc marqué dès sa naissance ,

Chaque enfant qui parvient à son adolescence

Doit payer un tribut , source de maux affreux.

J'ai vu , pour s'affranchir d'un impôt rigoureux ,

Des pères égorger leurs enfants en bas âge ,

Dont le fisc eût d'avance englouti l'héritage !

Rends l'espoir et la joie à ces infortunés ,

Qui maudissent le jour où des fils leur sont nés ;

Abolis cette loi. Que leur douleur te touche ,

Pépin , la Gaule entière a parlé par ma bouche.

PÉPIN

Saint prélat , de vos vœux le roi connaît le prix : Nous examinerons...

( Hermenaire va se placer parmi les évèques qui assistent au clianip-de-mai. On entend des cris tumultueux dans la foule.

D'où viennent donc ces cris , Gislemar?

GISLEMAK.

Des Gaulois.

PÉPIN

Quelle fureur les guide ?

GISLEMAR.

Leur vengeance poursuit Theuderic l'homicide,

l'Él'IA.

Theuderic !

GISLEUAK.

Un Gaulois est tombé sous ses coups ; Mais il veut de l'église apaiser le courroux : L'église peut l'absoudre.

PÉPIN

Oui , je connais son crime , Je sais quel soin l'amène et quel espoir l'anime.

( Theuderic s'avance, ) De lun de vos s'jjets les jours sont en péril , Roi des Francs !

CIIILDEUEUT, (|ui a écoute avec grande attention.

Ln Germain !... De quel front ose-t-il Mfiiirer ici ses main^ teintes du sang 'l'un honiuic '/

PEPIN

En saint pèlerinage il veut aller à Rome, Sous votre sauvegarde.

CHILDEBERT, à Theuderic.

Ainsi, tulerepens?

Page 1