‹ Œuvres complètes de M. AncelotChapitre 317 sur 560 · LORD BYRON A V · texte numérisé non relu

LORD BYRON A V

d'elle un trouble qu'aucun langage ne peut rendre; que sa main fasse trembler la vôtre; que votre âme reste suspendue aux mots qui s'échappent de ses lèvres ; que le bonheur vous enivre ; que la douleur vous déchire !... Et peut-être , dans ces brûlantes émotions , surprendrez- vous quelques-uns de ces mystères de la nature , qu'elle seule révèle au génie, et dont la satiété, pas plus que l'affectation, n'aura jamais le secret. (5ou ton redevient moqueur. ) On dit, monsieur de Senneville , que vous dansiez à merveille avant mon séjour à Venise?... Faites, je vous en prie , comme si je n'y étais pas ! ... ( Indiquant U comtesse.) Cette jolie main va vous appartenir pour la première contredanse... Ah ! ne refusez pas, comtesse!... Je lui dois cela!... {-A SenneviUe.) Regardez donc! Cette toilette est cl larmante!... {A demi-voix. ) Enfant, vous avez rougi de jalousie !... Tout n'est pas désespéré... Je vous cède cette petite main!... ( Il passe prés du comte. ) A nous , comte!... Etdèsce jour !...

LE COMTE

Vos brûlantes paroles défendront notre cause sacrée.

BYROIS'.

Des paroles!... non , non!... il faut agir.

TRELAWNEY

Notre épée va demander enfin au monde la place que nous devons y occuper.

LA COMTESSE, souriant.

Et nous allons, nous, tâcher d'arriver à temps pour en trouver une au bal. {A Byron.) Vous y viendrez, milord?

BYRON

Sans doute , madame ; j'aurai l'honneur de vous y

voir.

(M. de SenneviUe donne la main à la conitesse; lady Milvood prend celle du comte ; ils sortent.)

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