‹ Œuvres complètes de M. AncelotChapitre 318 sur 560 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

GUITTA, BYRON , TRELAWNEY.

TREL.VWNEY.

Voyez donc , mylord , la mine (pie fait Quitta !

GUITTA.

Eli bien ! oui , je l'avoue , mon cœur n'est pas tranquille ! Que peut être la pauvre Guitta auprès de

ENISE. -ACTE I.

ces deux grandes dames ?.. . Et pourtant ne crois pas que je cède aisément l'amour que lu m'as promis.

CïUOiN.

Ne crains rien!... Ces dames , dis-tu?... La vanité de l'une et la coquetterie de l'autre se sont amusées un moment ! . . . voilà tout ! Toi , Guitta , tu m'as plu , parce que tu m'as aimé sans me connaître.

GUITTA.

Et je vous aime bien encore , quoique je sache maintenant que vous êtes un hérétique , comme tous ces damnés d'Anglais!... Notre-Dame la sainte Vierge , et sainte Margarita , ma patronne , me le pardonnent !.... mais à présent Guitta n'est plus maîtresse de son cœur ! . . . Il est à toi !

lîYRON.

Bonne Guitta !

TRELAWNEY

Diable ! . . . . vous allez m'attendrir, si je n'y prends garde!... Et cependant une affaire d'un tout autre genre devrait nous occuper.

BYRON

Il dit vrai !... Va , ma chère enfant, retourne à ta demeure paisible!... Demain, dès la pointe du jour, tu reverras, non pas Byron , mais NoUy, ton ami.

GUITTA.

Mon ami ! . . . Tout est là !.. . Que me fait le monde , ton rang, ta fortune?... Tout est dans ce mol : tu m'aimes !...., {Elle lui tend Ja main.) A revoir, Noliy !

BYRON

A revoir , Guitta !

( Elle sort par l'escalier du fond.)

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