SCÈNE II
GÉROLD, ÉBROTN. CLOVIS, GRANDS, PELPLE.
CLOVIS
Vous me verrez fidèle à mes engagements,
Et Dieu, maître des rois, a reçu mes serments.
Peuple, lorsqu'il fallut, dans les champs de la gloire,
Joindre aux droits de mon sang les droits de la victoire ,
Soldat, je vous promis les palmes de l'honneur;
Je suis roi , mon amour vous promet le bonlieur.
Vingt ans banni du trône et m'ignorant moi-même ,
J'ai caché parmi vous mon front sans diadème;
J'ai vu, j'ai partagé le sort des malheureux,
Et je n'oublierai point que j'ai souffert comme eux.
ÎMes soins consolateurs iront chercher leurs peines ,
Les Français à ma voix déposeront leurs haines;
Et , rapprochant des cœurs trop long-temps divisés ,
Je n'imiterai point ces princes méprisés
Qui, laissant au hasard flotter leur imprudence.
Ont vieilli dans la pourpre et dans la dépendance ;
Esclaves couronnés , dont le bras impuissant
Ne soutenait qu'à peine un sceptre obéissant.
Allez ! vos vœux pour moi vivront dans ma mémoire,
Mériter votre amour , voilà toute ma gloire !
(AÉbroïn.)
Demeurez.