SCÈNE II
BERTA, VERRTNA , LÉONOR.
VERRINA
Du spectacle , des jeux m'éloignant comme vous , De ces lieux écartés je cherchais le silence.
BERTA
De vos cruels chagrins calmez la violence. Vous la voyez, mon père !
VERRINA
Ah! je connais ses maux ; Elle pleure un époux , Gênes pleure un héros !
BERTA
Fiesque de nos leçons a perdu la mémoire ';*
VERRINA
Le plaisir s'en empare et l'arrache à la gloire.
BERTA
De son épouse en pleurs daigne-l-il s'informer ?
LÉONOR
Il est aux pieds d'Elvire et jure de l'aimer!
r.KRTA.
Qu'à ces tristes pensers mon amitié l'enlève;
FIESQUE. —ACTE I
Viens , suis-moi , Léonor , déjà le jour se lève ; Vois pâlir ces flanil)eaux dont réclat incertain S'efface lentement aux rayons du matin.
Rentrons.
LÉONOR
Oui , de ces lieux à jamais je m'exile. D'un bonheur fugitif , adieu , riant asile ; Tu vis l'amour de Fiesque et tu vois son dédain ; Jl m'abandonne ; adieu , je te fuis, et demain, Quand la nuit ramenant une nouvelle fête Conduira le parjure aux pieds de sa conquête, A leurs regards joyeux dérobant mes douleurs , Dans le sein maternel je cacherai mes pleurs.