‹ Œuvres complètes de M. AncelotChapitre 62 sur 560 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

BERTA, VERRTNA , LÉONOR.

VERRINA

Du spectacle , des jeux m'éloignant comme vous , De ces lieux écartés je cherchais le silence.

BERTA

De vos cruels chagrins calmez la violence. Vous la voyez, mon père !

VERRINA

Ah! je connais ses maux ; Elle pleure un époux , Gênes pleure un héros !

BERTA

Fiesque de nos leçons a perdu la mémoire ';*

VERRINA

Le plaisir s'en empare et l'arrache à la gloire.

BERTA

De son épouse en pleurs daigne-l-il s'informer ?

LÉONOR

Il est aux pieds d'Elvire et jure de l'aimer!

r.KRTA.

Qu'à ces tristes pensers mon amitié l'enlève;

FIESQUE. —ACTE I

Viens , suis-moi , Léonor , déjà le jour se lève ; Vois pâlir ces flanil)eaux dont réclat incertain S'efface lentement aux rayons du matin.

Rentrons.

LÉONOR

Oui , de ces lieux à jamais je m'exile. D'un bonheur fugitif , adieu , riant asile ; Tu vis l'amour de Fiesque et tu vois son dédain ; Jl m'abandonne ; adieu , je te fuis, et demain, Quand la nuit ramenant une nouvelle fête Conduira le parjure aux pieds de sa conquête, A leurs regards joyeux dérobant mes douleurs , Dans le sein maternel je cacherai mes pleurs.

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