‹ Œuvres complètes de M. AncelotChapitre 65 sur 560 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

FONDI, FIESQLE , VERRINA, MANFREDl .

foule de Génois.

FIESQUE

Non , Génois , de nos jeux ne bornons point le cours Le temps aura bientôt emporté nos beaux jours. Saisissons du plaisir les heures passagères ; Tandis que mon palais s'ouvre aux danses légères . Dans mes vastes jardms suivez-moi, mille feux Couronnent l'oranger de festons lumineux. Savourons à longs traits sous son ombre embaumée De Chypre et de Chiros la liqueur parfumée ; Que l'éclat des flambeaux , éternisant le jour . Fasse pâlir demain l'aurore à son retour. Des festins devant vous la pompe se déjiloie. Livrez-vous sans contrainte aux élans de la joie ; Mes esclaves en foule , épiant vos désirs , Sur vos pas , à ma voix , vont semer les plaisirs . Allez . nobles amis , que rien ne vous arrête ; Moi-même présidant à cette heureuse fête , Je vais , lier de voler au devant de vos vœux , Partager vos transports et munir à vos jeux.

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