‹ Œuvres complètes de M. AncelotChapitre 80 sur 560 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

FIESQUE, seul.

Qu'il s'éloigne ; au moment où je saisis mes armes , Quand d'un peuple abattu , prêt à sécher les larmes , Je marche vers le trône où m'attend son amour, Je ne ternirai point l'éclat d'un si beau jour : Oui, l'absence du Maure importait à ma gloire, Sa fureur homicide eût souillé ma victoire ! Je sentais près de lui mon cœur se soulever ! A quels affronts contraint l'ardeur de s'élever ! D'un abject confident l'insolence me brave , Et je me vois réduit à flatter un esclave ! Moi !... mais je l'ai trompé : vers de lointains climats Dès demain, chargé d'or, il portera ses pas !.... Mes soldats sont ici !... le plaisir m'environne ! Un seul instant , un seul me sépare du trône !

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