‹ Œuvres complètes de M. de BalzacChapitre 261 sur 632 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

LES PRÉCÉDENTS, MONSIEUR JULES ROUSSEAU25, MADAME GIRAUD, PAMÉLA [, puis LE CHEF].

Monsieur Giraud.

Bonjour, Madame Giraud, Paméla, voici ton maître de musique.

Ce piano fait un bruit qui agace les nerfs, il faudra voir, mon enfant, à prendre tes leçons ailleurs22.

Jules Rousseau.

Monsieur...

Paméla.

Ah ! c'est lui. ( A sa mère.) Je voudrais bien ne pas prendre ma leçon maintenant.

Madame Giraud.

Ma fille n'est pas en train aujourd'hui, Monsieur. Remettons la leçon.

Sort le maître.

378 paméla giraud.

Jules Rousseau.

Monsieur, j'ai appris avec le plus vif plaisir l'heureux changement qui s'était opéré dans votre fortune, et qui me permettait de faire revenir mes parents sur des déterminations qui blessaient mon cœur23...

Madame Giraud.

Je croyais que Monsieur avait positivement refusé lui-même la main de Paméla.

Paméla.

Non, ma mère. Monsieur m'a témoigné, il y a quelques mois, le regret de ne pouvoir faire fléchir la volonté de ses parents...

Monsieur Giraud.

La volonté des parents doit être respectée24, et Madame Giraud, ainsi que moi...

Tais-toi donc, Giraud.

Entre le chef.

Le Chef.

Madame m'a fait demander ?

Madame Giraud.

Oui. J'ai à vous parler sur la manière dont vous nous faites la cuisine. (A Jules.) J'ai25 cru que vous aviez épousé la fille d'un pair de France.

Jules Rousseau.

Le mariage n'est pas encore conclu, Madame.

Madame Giraud.

Tiens, Monsieur Duprè, vous savez, l'avocat qui est notre homme d'affaires, m'avait dit que la mère et la fille avaient été outrées de votre conduite envers Paméla qui vous avait sauvé la vie, et, car, mon cher Monsieur, vous ne vous êtes pas bien montré26.

Page 1