‹ Œuvres complètes de M. de BalzacChapitre 320 sur 632 · LE CAPITAINE DES GARDES, LES COURTISANS · texte numérisé non relu

LE CAPITAINE DES GARDES, LES COURTISANS

QUINOLA

Quinola, sur le devant.

Il ne suffit donc pas d'avoir du génie et d'en user, car il y en a qui le dissimulent avec bien du bonheur63, il faut encore des circonstances : une lettre trouvée qui mette une favorite en péril, pour obtenir une langue qui parle64, et la perte de la plus grande des flottes, pour ouvrir les oreilles à un prince. Le hasard est un fameux misérable ! Allons ! dans le duel de Fontanarès avec son siècle, voici pour son pauvre second le moment de se montrer !... (On entend les cloches, on porte les armes.) Est-ce un présage du succès ? (Au capitaine des gardes.) Comment parle-t-on au roi ?

Le Capitaine.

Tu t'avanceras, tu plieras le genou, tu diras : Sire !... Et prie Dieu de conduire ta langue.

Le cortège défile.

Quinola.

Je n'aurai pas la peine de me mettre à genoux, ils plient déjà ; car il ne s'agit pas seulement d'un homme, mais d'un monde.

Un Page.

La reine !

Un Page.

Le roi !

Tableau.

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