‹ Œuvres complètes de M. de BalzacChapitre 409 sur 632 · MATHIEU MAGIS, DON RAMON, LOTHUNDIAZ · texte numérisé non relu

MATHIEU MAGIS, DON RAMON, LOTHUNDIAZ

L'HUISSIER. Deux groupes de peuple.

L'Huissier.

Messeigneurs, un peu plus de chaleur ! il s'agit d'une chaudière où l'on pourrait faire un olla-podrida pour le régiment des gardes-vallones.

L'Hôte.

Quatre2 maravédis.

L'Huissier.

Personne ne dit mot, approchez, voyez, considérez !

Mathieu Magis.

Six maravédis.

Quinola, à Fontanarès.

Monsieur l'on ne fera pas cent écus d'or.

Fontanarès.

Sachons nous résigner.

Quinola.

La résignation me semble être une quatrième vertu théologale, omise par égard pour les femmes.

Monipodio.

Tais-toi, la justice est sur tes traces, et tu serais déjà pris, si tu ne passais pour être un des miens.

L'Huissier.

C'est le dernier lot, Messeigneurs. Allons, personne ne dit mot ? Adjugé pour dix écus d'or dix maravédis, au seigneur Mathieu Magis3.

Lothundiaz, à don Ramon.

Eh ! bien, voilà comment finit la sublime invention de notre grand homme ? il avait, ma foi, bien raison de nous promettre un fameux spectacle.

Coppolus.

Vous pouvez en rire, il ne vous doit rien.

Esteban. C'est nous autres, pauvres diables, qui payons ses folies !

Lothundiaz.

Rien, maître Coppolus ? Et les diamants de ma fille que le valet du grand homme a mis dans la mécanique.

Mathieu Magis.

Mais on les a saisis chez moi.

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