‹ Œuvres complètes de M. de BalzacChapitre 435 sur 632 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

LES MÊMES, moins QUINOLA.

Fontanarès, à Frêgose.

Monseigneur, laissons de côté la question de priorité qui sera facilement jugée ; il doit m'être permis de retirer ma tête de ce débat32, et vous ne sauriez me refuser le procès-verbal que voici, car il contient ma justification auprès du roi d'Espagne, notre maître.

Don Ramon.

Ainsi vous reconnaissez mes titres ?...

Fontanarès.

Je reconnais tout ce que vous voudrez, même que 0 plus 0 est un binôme.

Don Frégose, après s'être consulté avec le grand-inquisiteur.

Votre demande est légitime33. Voici le procès-verbal en règle, nous gardons l'original.

Fontanarès.

J'ai donc la vie sauve. Vous tous ici présents, vous regardez don Ramon comme le véritable inventeur du navire qui vient de marcher par la vapeur en présence de deux cent mille Espagnols34.

Tous.

Oui...

Quinola se montre.

Font an are s.

Eh ! bien, don Ramon a fait le prodige, don Ramon pourra le recommencer35. (On entend un grand bruit36.) Le prodige n'existe plus. Une telle puissance n'est pas sans danger ; et le danger, que don Ramon ne soupçonnait pas, s'est déclaré pendant qu'il recueillait les récompenses. (Cris au dehors. Tout le monde retourne au balcon voir la mer.) Je suis vengé !

Que dira le roi !

Le Grand-Inquisiteur.

La France est en feu, les Pays-Bas sont en pleine révolte, Calvin remue l'Europe, le roi a trop d'affaires sur les bras, pour s'occuper d'un vaisseau. La vapeur et Calvin, c'est trop à la fois. Nous échappons encore pour quelque temps à la voracité des peuples37.

Tous sortent.

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