PREMIERE VERSION
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3. En fait c'est Jacques Collin, dit Vautrin. L'identité du personnage est fixée dès le Père Goriot (1834). L'erreur est corrigée dans la version définitive. (Cf. plus haut, p. 134.)
4. Dans cette première version le prénom du personnage, qui n'est pas précisé ici, est Ferdinand. Dans la version définitive Balzac a corrigé en Albert sans doute pour éviter des confusions entre Ferdinand et Fernand, qui est dans les deux textes le prénom véritable de Raoul de Frescas. (Pour la source possible du nom de Raoul de Frescas, cf. ci-dessus, la note 1 et, plus loin, la note 127 de la p. 472 des Ressources de Quinola.)
5. En fait Charles Blondet, dit de Saint-Charles. L'erreur est corrigée dans la version définitive. (Cf. plus haut, p. 134.)
6. W. S. Hastings rapproche ce nom de celui d'un évadé du bagne de Toulon qui apparaît dans les Mémoires de Vidocq (Paris, 1828, t. I, p. 115), Cadet- Paul. Le critique signale aussi que, toujours selon Vidocq, Philosophe, dans l'argot des voleurs, signifie misérable. (Les Voleurs, physiologie de leurs mœurs et de leur langage, 2e édition, Paris, 1837.) (Cf. W. S. Hastings : The drama of Honoré de Balzac, p. 68.) Si le nom de Cadet peut venir de Vidocq, où il apparaît plusieurs fois sous des formes différentes, on peut émettre des réserves sur le sens à donner à Philosophe. On sait, en effet, que Balzac, qui n'utilisera plus le personnage de François Cadet, affecte ce surnom à Corentin, dans Splendeurs et misères des courtisanes. Mais il lui donne une autre signification puisqu'il précise qu'il était mérité « par cet Épitecte des Mouchards ». (FC, t. 11, p. 439.)
7. Ce personnage apparaît dès le Père Goriot. Il est alors soupçonné par Vautrin de l'avoir trahi. (FC, t. 9, p. 463.) Mais ce n'est alors qu'un nom. Il faut attendre 1847, dans la Dernière incarnation de Vautrin, pour que Balzac le dote d'un état civil et en fasse le portrait. « Sélérier, dit l'Auvergnat, dit le Père Ralleau, dit Le Rouleur, enfin Fil-de-Soie, il avait trente noms et autant de passeports, ne sera plus désigné que par ce sobriquet, le seul qu'on lui donnât dans la haute pègre. » On relira avec intérêt toute la page. (OCB, t. 18, pp. 36-37.)
8. Il s'agit sans doute d'un sobriquet. Dans l'argot de Vidocq, buter signifie tuer, et le Buteur est le bourreau. Ce sobriquet s'applique bien à un assassin. Or But eux se distingue par sa facilité à jouer du couteau. (Cf. sa réplique à Vautrin, p. 46.) Et Lafouraille dit de lui : « Cette vieille bête féroce
ne sait qu'assassiner » (p. 42). Cf. aussi plus loin, la noté 26 de la |>. 103. Ce
personnage ne sera pas repris dans la Comédie humaine.
9. On pense à La Pouraille, sobriquet du forçai Danneponl dans /'/ Dernière incarnation de Vautrin (1847).
10. Signalons qu'au moment où il conçoit Vautrin Balzac termine le Cnride village, où il a mis en scène l'abbé Bonnet. En 1844, il utilisera à noi
ce nom pour Germain Bonnet, valet de chambre de Canalis, dans Modeste Mignon.
11. Jean Pommier signale le rapprochement entre ce nom et celui de la duchesse de Montsoreau, que Balzac avait écrit sur le manuscrit de la Torpille. (Cf. V Invention et l'écriture dans la Torpille, p. 96.)
12. Ce nom de Vaudrey n'apparaît pas dans la Comédie humaine. Mais Adrien de Vaudrey est l'amoureux de la fille de Richard Cœur-d' Éponge dans la version de 1835. Balzac change le nom de ce personnage dans la version de 1840, postérieure à Vautrin.