Cf. plus loin, la note 40 de la p
18. Buteux veut dire philanthrope. C'est le terme qui figure dans le texte définitif. (Cf. p. 199.) Cette allusion très claire pour le public de 1840, époque où les entreprises se disant philanthropiques, mais en réalité à but commer-
cial.se multipliaient et étaient l'objet de malntet ■attref, nom pandl ;m:uhronique à la date où Balzac situe l'action de sa pièce.
19. Réplique soulignée. Se retrouve légèrement modifiée dans le texte définitif. (Cf. plus haut, p. 198.)
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20. Fin de réplique soulignée. Se retrouve dans le texte définit if. (Cf. p. 200.)
21. On peut remarquer que dans la lrélore, dont il écrivit quelques pages en 1839, Balzac met en scène une actrice qu'il baptise la Girofle. (Cf. OCB, t. 19, pp. 504-517.)
22. Dans la version définitive ce nom est devenu Cmstamenle, après avoir été corrigé en Costamente sur M2. Mais à la représentation l'acteur dit s;ms doute Bustamente, car plusieurs articles de journaux utilisent ce nom dans leurs articles. (Cf. plus haut, p. 620, l'article du Temps.)
23. On peut noter que ces précisions ôtent tout effet de surprise à l'apparition de Vautrin déguisé au début de l'acte IV. Balzac est beaucoup plus discret dans le texte définitif. (Scène 3 de l'acte III.)
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24. Scène numérotée 3 par erreur sur le manuscrit. Nous corrigeons jusqu'à la fin de l'acte.
25. Passage souligné. Tout ce début de monologue, où Vautrin évoque sa rencontre avec Raoul, a été transformé. Ici aussi Balzac répétait ce qu'il a déjà dit, moins explicitement cependant, dans la scène précédente. (Cf. p. 48.) Jean Pommier citant ce passage commente : « Balzac se souvient ici d'un des modèles de Vautrin, Anthelme Collet, déserteur de l'armée de Naples qui s'était en 1811 « fait passer pour un général surveillant Pie VII détenu à Savone. Poursuivi pour vol, on arrête sa diligence. Monseigneur Pasqualini, évêque de Manfredonia, en sort » et se signale à Nice par de nouveaux exploits. » Et le critique qui renvoie à l'article de Paul Vernière : Balzac et la genèse de « Vautrin » (RHLF, 1948, p. 65) ajoute : « Du général Collet procède le général Vautrin ; et du prélat [...]. Si ces lignes et leur contexte ne se lisent plus dans la pièce, si le drame les exclut, le contenu de la boite rejetée ne fut pas oublié pour autant. » (U Invention et l'écriture dans la Torpille, pp. 96-97.)
26. Ce détail qui disparaît du texte définitif n'est pas sans intérêt. C'est à Alghero, en Sardaigne, que Baoul fut abandonné et c'est à Gênes qu'il aboutit après s'être sauvé de l'île. Or on sait que c'est à Alghero que Balzac débarqua en avril 1838 et que c'est par Gênes qu'il revint. L'itinéraire de Raoul se précise. De Gênes à Toulon et de Toulon vers Marseille. C'est sur la route entre ces deux villes que Vautrin le rencontre... à Frescas. (Cf. acte III, scène 10, pp. 62, 64 et note 24 de la p. 120.) Ce nom du village ! Inutile de le chercher sur la carte », note Jean Pommier (op. cit., p. 96). Nous savons qu'il peut venir de Beaumarchais. (Cf. plus haut, p. 640 et plus loin, la note 12" de la p. 472.)
On peut remarquer qu'à partir de Gênes, l'itinéraire de Raoul ditïère de celui de Balzac : c'est de Toulon (pie Vautrin s'est échappé ! E1 la rencontre entre les deux personnages préfigure celle de Vautrin et de Rubempré.
27. Scène publiée par II. de Curzon avec ce commentaire: La seconde version a amplifié sensiblement la première, toujours au profit de retlexions
déclamatoires. Dans la première, Vautrin se contentait de dire sa rencontre de Raoul à Toulon, et combien il lui est attaché. » (RHLF, p. 11.)
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28. On peut s'étonner de voir Lafouraille entrer si parfaitement dans le jeu de Vautrin, lui qui se plaignait à la scène 3 de ne rien savoir sur Raoul de Frescas. (Cf. plus haut, p. 44.) Cette erreur est corrigée dès M2.
29. Passage souligné. Ces réflexions ont disparu du texte définitif. (Cf. plus haut, pp. 205-206.)
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30. La fin du monologue est à nouveau soulignée. L'allusion a également disparu du texte définitif. (Cf. p. 206.) On peut se demander si Ralzac n'a pas voulu faire en Saint-Charles, cet agent que Vautrin-Vidocq domine, une critique de la police politique. Dans les dernières pages de ses Mémoires, Vidocq qui affirme avoir « toujours eu un profond mépris pour les mouchards politiques » se laisse aller contre eux à une violente diatribe : «... Je montrerai tous les rouages grands et petits de ces machines qui sont toujours montées non en vue du bien général, mais pour le service de celui qui y introduit la goutte d'huile, c'est-à-dire pour le compte du premier venu s'il dispose des deniers du trésor ; car qui dit police politique dit institution créée et maintenue par le désir de s'enrichir aux dépens d'un gouvernement dont on entretient les alarmes [...] Peut-être serai-je assez heureux pour démontrer l'inutilité de ces agents perpétuels destinés à prévenir des attentats qui ne se répètent que de loin en loin, des crimes qu'ils n'ont jamais prévus, des complots qu'ils n'ont jamais déjoués lorsqu'ils étaient réels, ou lorsqu'ils n'en avaient pas eux-mêmes ourdi la trame. » (Mémoires de Vidocq, 1828, t. II, pp. 447-448.)
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31. Fin de réplique soulignée. Ces réflexions ont disparu du texte définitif. Ralzac modifie ici la formule toute faite. On sait qu'il aimait se livrer à ce jeu. Dans Pensées, sujets, fragmens (Lov. A 182, fol. 57) on trouve une autre déformation de l'expression : prêcher en eau trouble.
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