‹ Œuvres completes de M. de BonaldChapitre 236 sur 306 · PART. H. POLITIQUE.—MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES · texte numérisé non relu

PART. H. POLITIQUE.—MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES

nous nous plaignons de la lenteur de leurs progrès, et au lieu de les favoriser, nous décourageons les propriétaires en faisant venir des chevaux étrangers, qui ne valent pas les nôtres, et coûtent au fond plus cher par le moins de service qu'ils sont capables de rendre.

M. Chaptal compte en France environ deux millions quatre centmille chevaux ; la proportion des mâles aux femelles est de douze à treize, mais les femelles, plus nombreuses, fournissent dans le midi à la reproduction des mulets.

Comment voudrait-on, sur le nombre des produits, ne pas trouver quatremille chevaux environ, nécessaires à nos remontes? Si tous les maîtres de postes aux chevaux étaient chargés de fournir tous les ans un cheval d'âge et de taille fixés, qui leur serait remboursé sur-le-champ, etmêmeavec une prime, et qu'ils trouveraient dans leurs cantons res pectifs, où ils connaissent tous les chevaux, et où ils en cherchent pour leur propre service, On verrait que les chevaux ne manquent pas en France quand onles cherche là où ils sont.

Peut-être y a-t-il des haras, ou des dépôts d'étalons mal placés. Peut-être pourrait-on en améliorer l’organisation, et en surveiller avec plus de soin les différentes parties, cela est possible, mais avec tous ces abus ou toutes ces erreurs, il naît des chevaux, les races indigènes s’améliorent peu à peu: ce genre de richesse augmente, et dans les institutions nécessaires, il ne faut voir que les avantages et se résigner aux abus que le temps amène et que le temps corrige.

Je vote contre la réduction proposée.

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