‹ Œuvres completes de M. de BonaldChapitre 253 sur 306 · SUR LES FRÈRES DE LA DOCTRINE CHRÉTIENNE · texte numérisé non relu

SUR LES FRÈRES DE LA DOCTRINE CHRÉTIENNE

A L'OCCASION DU PROJET DE LOI DU RECRUTEMENY. 3 à

La parité qu'on a voulu établir entre les élèves de l'Ecole normale et les frères des Ecoles chrétiennes n’est point exacte. Les élèves de l'Ecole normale prennent un engagement de dix ans envers l’Université, parce que, de son côté, l’Université contracte envers eux l'engagement de les instruire, de les eniretenir pendant tout le temps qu'ils sont à l'Ecole, et de les placer ensuite quand ils ont acquis l'instruction nécessaire pour se livrer à l'instruction. S'ils quittent le service de l'instruction avant le terme de leur engagement, ils sont susceptibles d’être poursuivis devant les tribunaux, pour que l'Etat ob-

tienne le remboursement des frais d’entre-

tien et de subsistance qu'ils -lui ont coûté. :

Quant aux frères des Ecoles chrétiennes, la même raison n'existe pas; l’Université ne les institue pas, ne les instruit pas, ne les nourrit pas; l’Université ne s'engage pas à les placer ; l’Université ne leur donne aucun traitement : ils ne lui doivent rien; l'instruction qu'ils vont porter aux pauvres, ils l'ont puisée en eux-mêmes, dans le sein de leur propre institution. Je ne sais pas si l'intention de M. Royer-Collard, de leur faire prendre un engagement envers l’Université, pou ra leur convenir.

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