PART. II. POLITIQUE. — SUR LE DROIT D'AUBAINE
F122 de Clermont-Tonnerre, de Pastoret et de Boissy-d’Anglas ajoutent la leur. Ils ont démontré que le droit d'aubaine est réprouvé par l’équité et par l'intérêt bien entendu de la France ; ils ont répondu à toutes les ohbjections, et en lisant leurs discours, on ne peut méconnaître combien elles sont futiles et fausses. M. de Lévis évalue à plus de cent millions les capitaux qui n’attendent que la suppression de cette confiscation comminatoire pour arriver au secours des propriétaires, et concourir au-perfectionnement de notre agrieulture. Peu de propositions s'appuient sur de plus graves autorités, et se recommandent par de plus puissants motifs. Des vues élevées, l'amour du bien public, l'ont inspirée, l'utilité générale doit en être le résultat : elle réunira, sans doute, dans la chambre des députés comme dans la chambre des pairs, les suffrages des hommes éclairés et amis de leur pays, quelles que soient leurs epinions politiques: dans l’une et l’autre chambre, les lumières et les bonnes intentions forment la majorité.
OPINION