PART. IE. POLITIQUE. — SUR LA JURIDICTION MILITAIRE
trouve l’ernpreinte dans les lois criminelles de tous les peuples, n’a-t-il pas été donné pour règle aux sociétés comme aux individus ? L'homicide, l’adultère, le vol, qui sort autant de péchés, cessent-ils pour cela d’être des crimes? Un orateur a observé que la religion ordonnait à l’homme de pardonner; oui, mais!
en prescrivant au pouvoir de punir, car, dit l'Apôtre, ce n’est pas sans cause qu'il porte le glaive. (Rom. xur, 4.) Le Sauveur a demandé grâce pour ses bourreaux, mais son Père ne l’a pas exaucé. Il a même étendu le châtiment sur tout un peuple qui, sans chef, sans territoire et sans autel, traîne partout l’anathème dont il est frappé. L'opinant vote d’après ces motifs l'adoption de la loi proposée, en retranchant toutefois des dispositions applicables au sacrilége simple la peine de la.mutilation, et la remplaçant par une amende honorable devant la principale porte de l’église où ls crime aura été commis.
OPINION