‹ Œuvres completes de M. de BonaldChapitre 70 sur 306 · PART. 1. ECONOM. SOC. — SUR LES ENFANTS TROUVES · texte numérisé non relu

PART. 1. ECONOM. SOC. — SUR LES ENFANTS TROUVES

Henri J}, sur les déclarations de grossesse; le gouvernement a pris deux mesures, non pas pour diminuer l'accroissement de cette malheureuse population, ce qui est hors de sa puissance, mais pour soulager ses finances et celles des hospices et des départements.

Il a donc ordonné qu'on mît aux enfants en nourrice un collier ou cordonnet de soie, dont les deux bouts sont scellés dans un plomb, et qu’il se fit une transmigration ou versement d’un département dans un autre, d'enfants au-dessus de dix à douze ans. Des inspecteurs particuliers ont parcouru les départements pour survéiller l'exécution de ces mesures, et ont muni les hospices, aux frais de ces établissements, des colliers et presses nécessaires.

Ces deux mesures prouvent, ce me semble, les bonnes intentions de ceux qui les ont conçues, plutôt que leurs connaissances des mœurs, des préjugés, des sentiments, des habitudes du peuple, que la plupart de ceux qui, par devoir, s’occupent de lui, n’ont guère vu que de leurs fenêtres.

Le gouvernement a été guidé dans l’adoption de ces mesures par deux idées où il ya plus de philanthropie que de vérité.

Il a cru qu’il y avait dans les hospices un grand nombre d'enfants légitimes, clandestinement exposés par leurs parents. L’exposition au moyen des fours est si facile et si secrète, qu’on ne peut pas savoir si ceux qu'on expose sont légitimes, et qu’on ne doit pas croire qu'ils le soient. Toutefois, si cela était, on ne pourrait en accuser que cette extrême facilité d'exposer les enfants, donnée à tous ceux qui veulent se débarrasser des leurs.

Le gouvernement s'est donc persuadé que la tendresse des parents se réveillerait lorsqu'ils verraient leurs enfants légitimes prêts à être marqués par le collier d’un sceau indélébile de bâtardise (et cela même est un mal), ou à être transportés loin de leurs familles, dans un département étranger. Mais comme ce ne peut être que l'extrême misère qui a forcé les parents à exposer leurs enfants, et presque toujours sans se ménager aucun moyen de les reconnaître un jour, qu’y gagneront ces malheureux enfants, que de mourir de faim et de froid dans une famille qui ne sera peut-être pas la leur, ou d’aller de porte en porte mendier un faible secours, au lieu d'être nourris, vêtus et logés à l’hospice? Si l’on suppose, au contraire, que des parents dénaturés les auraient

I95 exposés per avarice, el quoiqu'ils eussent le moyen de les nourrir, il résulterait pour eux une telle honte lorsque les enfants rappelés chez eux, et qu'on avait peut-être crus morts, Gévoileraient leur crime aux yeux du public, qu’ils n'oseraient jamais s’exposer à l'infamie de cette révélation, et sûrs de n’être.jamais découverts, préféreraient les laisser à Fhospice oùilslesont déjà abandonnés.

L'autre idée qui a trompé et séduit le gouvernement,-est que les malheureuses qui ont donné Île jour à des enfants illégitimes les retireraient chez-elles, plutôt que de les voir marqués du fatal collier et éloignés d'elles et de leurs pays.

Ce n'est guère que dans les romans et les mélodrames'que l'on voit de ces beaux sentiments des filles-mères pour leurs enfants, encore y finissent-elles ordinairement par épouser leur séducteur. Ces malheurenses sont presque toujours de pauvres filles de campagne, presque toutes de la condition de servantes, séduites par leurs maîtres mariés, ou par des valets. Renvoyés de chez leurs maîtres, chassées de chez leurs parents pour leur mauvaise conduite, n'ayant ni feu ni lieu, que veut-on qu’elles deviennent avec leur enfant qu’elles seront obligées de nourrir elles-mêmes, ou de mettre en nourrice, et qui, par les soins qu'il demande, ou même par sa seule présence, les empéchera de gagner leur vie, de se mettre en condition, ou de trouver un mari? Le plus grand nombre, et presque toutes, seront fort aises qu’on Îes en débarrasse, et de ne plus en entendre parler; et certes ce serait un grand scandale dans les villes où la licence des mœurs n’est que trop commune, et un plus grand dans les campagnes où les bonnes mœurs se sont mieux conservées, que le spectacle de ces walheureuses filles étalant aux yeux des jeunes personnes leurs compagnes et leurs amies, les fruits de leurs faiblesses, finissant trop souvent par faire, pour vivre, métier de la prostilution, et portant ainsi au sein des familles et dans les mariages le désordre et la division.

Peut-être la nouveauté de ces mesures imprévues a fait, au premier moment, relirer des hospices quelques enfants qui seront bientôt remplacés par d’autres, et sans doute aussi que les inspecteurs ne manqueront pas de faire valoir les succès qu’ils ont obtenus. Mais ce sont les nourrices qui ont témoigné pour ces pauvres enfants une tendresse vraimont maternelle; ce n'est qu'en pleuran

que ceiles qui ne pouvaient les garder chez elles gratuitement les ont soumis au collier, el ce n’est qu'avec une extrême douleur que beaucoup d’entre elles les verraient éloignés de leur pays, sans espoir de les revoir jamais. Ces êtres malheureux ne sont aimés que des bonnes Sœurs qui dirigent les hôpitaux, et de leurs nourrices. On en voit même plusieurs gardés par les pères nourriciers après le sevrage, rester dans la maison qui les a adoptés, quelquefois s’y marier avec des enfants de la maison; et c’est peut-

être à cette porte qu’il faut frapper, si l’on veut assurer un peu mieux le bien-être moral et physique de ces enfants.

Au reste, je ne peux guère regarder l’ordre du déplacement général des enfants trouvés, et de leur versement d’un département dans un autre, que comme une mesure cemmipatoire, et l’on ne conçoit même pas comment elle serait exécutée. Si elle pouvait l'être, ces enfants, ainsi transplantés dans des lieux où ils ne sont connus ni aimés de qui que ce soit, où personne ne les réclame et ne s'intéresse à eux, accueillis avec le mépris ou du moins avec l'indifférence qu'on témoigne pour des étrangers marqués du sceau de la bâtardise, et qui ne peuvent être qu’une charge pour le pays qui les reçoit; ces enfants n'en seraient que plus exposés au vagabondage par lequel presque tous finissent, et à tous les désordres qui en soni la suite.

Ces mesures, je le repète, peuvent momentanément alléger un peu le fardeau qui pèse sur l’Etat, les hospices et les départements; mais elles peuvent aussi compromettre l'existence physique et morale de ces êtres infortunés. ér

C’est donc une grande plaie que cette nombreuse population d'enfants exposés : mais c'est de plus une plaie incurable dans l’état présent de notre société, et, comme celle de la mendicité, elle ne peut que s'accroître.

Autrefois les enfanis exposés étaient nourris aux frais des seigneurs de la terre où ils étaient trouvés, soit que la seigneurie appartint au roi ou à des seigneurs particuliers, et les procureurs du roi dans les justices royales, et les procureurs fiscaux dans les autres, avaient grand soin, chacun dans son ressort, d'exiger des filles enceintes, conformément à la loi de Henri H, des dé:

clarations de grossesse qui plaçaient sous la proteetion de la loi la vie de l'enfant à nattre, à laquelle on aïtachait alors plus d'im-

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portance qu’à l'honneur de la mère déjà si compromis. Je connais des terres où les anciens seigneurs refuseraient de reprendre tout ce qu’ils ont perdu, par les lois de la révolution, d’honneurs et des revenus, s'ils ne pouvaient les reprendre qu’à la charge de nourrir les enfants exposés.

Au reste, la mesure sévère des déclarations de grossesse avait puissamment contribué à diminuer le nombre de naissances illégitimes, et à prévenir l’infanticide; plusieurs départements ont demandé qu’on y revint, et si les mesures prises par le gouvernement n’ont aucun succès, tous, avant peu, le demanderont; et c’est, je crois, un des vœux des conseils généraux qui leur a le plus mérité le courroux des libéraux, naturellement opposés à tout ce qui est favorable à l’ordre et au bien-être de la société.

Le gouvernement, qui a hérité de toutes les justices seigneuriales du royaume, est donc aujourd'hui chargé de lentretien de tous lesenfants exposés, et la partie de cet entretien qu'il laisse à la charge des hospices et des départements retombe en dernière analyse sur le public.

J'ai vu encore le temps où la faiblesse d'une villageoise produisait dans les campagnes presque la même consternation qu’un assassinat, et ÿ était aussi rare : mais alors il y avait de meilleures mœurs, parce qu’il y avait plus de respect pour la religion, car c’est avec la religion qu’on fait de bonues mœurs, et non avec de la police correctionnelle et des gendarmes.

Si quelque chose cependant peut étonner aujourd'hui, c’est qu’il reste encore quelques sentiments religieux après tout ce qu'on à fait pour les arracher du cœur des peuples, après les exemples d’impiété et d'immoralité donnés par la révolution et la licence des mœurs, etle libertinase d'esprit que la jeunesse a rapporté des camps ; après surtout la contagion des doctrines d'irréligion et de désordre répandues à dessein jusque dans les chaumières par cette incroyable profusion d’écrits corrupteurs donnés ou vendus à vil prix.

De vertueux instituteurs faisaient naguère d'heureux efforts pour arrêter cette désolante contagion d’impiété ; mais ils nous ont été enlevés, et ils ont emporté avec eux tous les regrets des pères de famille.

Les libéraux étaient en concurrence avec les Jésuites pour l'éducation de la jeunesse, et ils ont, pour cette raison, exigé la sup-

pression de leurs colléges. Le gouvernement, en cédant à cette exigence, a constérné bien des familles respectables et scandalisé les Catholiques. I a obéi peut-être par des motifs tout politiques à des volontés toutes irréligieuses. Dans tous les établissements d’éducation publique ou particulière, la religion est un cours comme le grec ou les mathématiques : un collége de religieux est une paroisse, et si l’on peut instruire les enfants sur la religion dans une classe, on ne peut les toucher qu’à l'Eglise; car la religion est pour les enfants plutôt sentiment que connaissance, et autant l’un que l’autre pour les hommes les plus éclairés.

C’est avec étonnement que j'ai lu dans un journal du ministère du k janvier, qui parlait des Jésuites, que ces Omars pévors avaient déclaré la guerre à l'esprit humain.

Mais ont-ils, comme Omar, brûlé les biblio-

thèques et déclaré la guerre à l'esprit humain, ces religieux qui ont élevé tous nos grands hommes, même tous nos grands poëtes, jusqu’à Voltaire et Delille? et je ne parle pas de leurs propres travaux littéraires. Ont-ils, comme Omar, fait des conquêtes avec le sabre, ces législateurs pacifiques du Paraguay, qui y ont fondé, avec la croix et au prix de leur sang, cette belle civilisation si justement admirée de Montesquieu et de tant d’autres? Les Jésuites des Omars! Qu'on lise donc ce que disait d’eux l’auteur du Génie du Christianisme, lorsqu'il défendait la religion, et les nobles institutions qu’elie avait produites. « Les Jésuites connaissaient la science et le monde, les Bénédictins étaient des savants, et les Jésuites des gens de leitres. L'Europe savante a fait une perte irréparable dans les Jésuites ; l'éducation ne s’est jamais bien relevée depuis leur chute.

On ne peut s'empêcher de regretter les corps enseignants , uniquement occupés de recherches littéraires et de l’éducation de la jeunesse. Après une révolution qui a relàché les tiens de la morale et interrompu le cours des études, une société à la fois religieuse et savante porteraitun remède assuré à la source de nos maux. 1! est lemps enfin de s’effrayer sur l'état où nous avons vécu depuis quelques années. Qu'on songe à la race qui s'élève dans nos villes et dans nos campagnes, à tous ces enfants qui, nés pendant la révolation, n'ont jamais entendu parler ni de Dicu, ni de l’immortalité de leur âme, ni des peines ou des récompenses qui les altendent dans une autre vie ; qu’on

songe à ce que peut devenir une pareille génération; si l’on ne se hâte d'appliquer le remède sur la plaie. »

Un grand malheur de notre époque est qu’on écrit beaucoup sans avoir rien lu; le journal dont nous avons parlé n’a que des paroles dorées ou de tendres reproches pour le Constitutionnel et le Courrier, et de grosses injures pour les Jésuites. C'est encore chez lui une idée fixe dans le genre de celles qu’il reproche fort imprudemment à quelques écrivains libéraux. 1l a voulu dire sans doute en appelant les Jésuites des Omars dévots, qu’ils n'aiment pas la licence de la presse ; mais l’esprit humain, pareil à l’eau, ne s'élève que par la contrainte, et Voltaire lui-même serait plus grand, et sa gloire plus durable et plus pure, s’il n’eût été que poëte tragique, et qu'on ne lui eût pas permis ses sarcasmes irréligieux que des esprits superficiels et prévenus contre la religion ont pris pour de la philosophie,

On sait assez ce qu'est l'impiété dans les classes élevées de la société, qui, à défaut de religion, ont le sentiment des bienséan-

ces, le respect pour elles-mêmes et pour les autres, et des ménagements à garder envers leurs familles et le public ; mais on ne comprend pas les désordres qu’elle produit chez des hommes grossiers, incapables de réflexion, sans aucun sentiment des convenances, qui n’attachent point de prix à l’estime publique, et se livrent à tout l’emportement de leurs passions, et de la plus impétueuse de toutes, sans aucun frein qui puisse en contenir l'explosion brutale ; et le grand nombre d’attentats à la pudeur dont les tribunaux retentissent en est la preuve.

On necomprend pas surtout quelle licence a porté dans les esprits et dans les mœurs, plus lentement peut-être, mais aussi plus profondément , l’inconcevable mépris que les gouvernements qui se sont succédé en France depuis quarante ans, ont montré pour la sainteté du mariage, lorsqu'ils ont banni de leur ordre légal la nécessité des cérémonies religieuses qui consacrent le lien conjugal, et qu’ils en ont confié la parodie à la légèreté quelquefois libertine d’un municipal de ville, ou à l’ignorante grossièreté d’un maire de village qui unit les époux au nom dela loi avec la même indifférence qu'il signe un passe-port ou un billet

(4) De LA POLYGAMIE où pu DIVORCE, De polyqamia seu divortiis; c'est le litre d’un traité du fameux Théodore de Bèze sur le mariage,

de logement. Dans les temps de barbarie, l’homme fait la guerre à l’homme ; dans les temps de civilisation, ou plutôt dans l’état policé, il fait la guerre à la femme, en la faisant à la religion qui avait pris sa faiblesse sous sä protection, et assuré son existence sociale, en marquant du sceau de son immutabilité son union avec son époux, et élevant ainsi une association d’intérêts à la dignité d’une société indissoluble.

Ce refus obstiné de placer dans la loi civile la nécessité de la bénédiction nuptiale a été une honteuse complaisance pour les faibles et fausses doctrines qui refusent à ce grand acte de la vie humaine et sociale, consacré par la religion, la dignité de sacrement, et qui voudraient faire du lien conjugal un bail à temps, dissoluble à la volonté des parties, et du mariage actuel une poiygamie éventuelle (1); et cependant la nécessité légale de la bénédiction nuptiale, qui ne contrarie en rien la liberté des cultes, puisque chacun peut faire bénir son mariage par le ministre du sien, a été rétablie dans tous les Etats d'où la révolution française l'avait bannie, et la France est aujourd’hui le seul Etat catholique où cette loi religieuse, la première et la plus importante des lois politiques, ne soit pas en vigueur. Heureusement le bon sens et la foi des peuples ont corrigé les fautes du législateur, et il est peu de fami!les catholiques, il n’en est même point dans les classes élevées, qui ne fassent bénir leurs mariages, et les plus opposants euxmêmes à cette loi nécessaire, s’ils professent Ja religion catholique , demandent cette bénédiction pour leur mariage et ceux de leurs enfants, etils ne s’y refuseraient pas sous peine de déshonneur.

Tout semblerait donc disposé pour le rétablissement de cette loi, proposée à la Chambre de 1815, par M. de la Cheze-Murel, député du Lot, et dont le rapport, fait au nom de la commission par l’auteur de cet écrit, et depuis imprimé, ne put pas être soumis à la Chambre avant sa sé;aration; mais un certain parti voit dans cette lacune de noire législation une pierre d'attente pour le rétablissement du divorce, seule position que la révolutionait perdue, et la

première aussi qu’elle chercherait à re-

prendre, si jamais elle ressaisissait les rênes du pouvoir (2).

(2) C'est à la demande de M. Portalis père que l'auteur de cet écrit traita Du divorce considéré au dix-nouvième siècle, dont plus tard il fit, comme

L'exemple de beaucoup d’unions formées seulement par la loi civile, lorsque la France avait cessé d’être catholique et chrétienne, a plus qu’on ne pense affaibli le respect pour la sainteté du mariage. S'il n’était pas dans les conditions privées un moyen de fortune, beaucoup de jeunes gens finiraient par se-passer de l'acte civil, comme ils se passent de l'acte religieux, et goûteraient ainsi les douceurs du mariage sans en avoir la gêne et l'embarras. C’est ainsi que se propagent les unions illégitimes si communes aujourd’hui, et dont les fruitstrop nombreux ont provoqué la sollicitude du gouvernement. On sait que, sur la fin de la république romaine, l’indifférence pour lareligion, qui, quoique païenne, avait aussi ses cérémonies pour consacrer l’union conjugale, et le dégoût des liens du mariage avaient fait de si grands progrès, qu'Auguste se vit opligé de l’ordonner par une loi, et ne fut pas obéi.

Le gouvernement a done tort de se plaindre du prodigieux accroissement des fruits des unions illégitimes , lorsqu'il néglige de donner aux unions légitimes le seul caractère qui puisse en faire PE la sainteté et en assurer la durée.

Ce n'est pas s’écarter du sujet qui nous occupe que de placer à la suite de cet écrit, conrme pièce justificative, un court exposé des principes religieux et politiques sur le mariage, qu'ont obscurcis peut-être des disputes philosophiques, politiques et même théologiques.

Le mariage, la famille, la société (domestique ou conjugale) sont trois choses distinctes, et que l’on a trop souvent confondues.

C’est aux individus à contracter le mariage, à l'Etat à constituer la famille, à la religion à lier la société.

Le mariage est l'union des sexes formée par le consentement des parties, et la loi civile y a ajouté, du moins en France, et avec raison, le consentement des parents, en laissant toutefois aux enfants majeurs, et à certaines conditions, la faculté de passer outre, si le consentement des parents leur est opiniâtrément refusé.

La famille, comme corps, ayant une exis-

rapporteur d’une commission, décider l’abrogation. IL'serait digne de M. le garde des sceaux, son fils, de proposer. comme complément de l'abolition du divorce, la nécessité légale de la bénédiction reli-

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