JEUNESSE
De augment. scient. I. i , vers init., et L. VI. cap. k, vers init.
C'est une plainte ancienne et qui a passé depuis les siècles les plus sages et les plus éclairés jusqu'à nous, que les gouvernements s'occupaient trop de faire des lois, et trop peu de l'éducation de la jeunesse. Celle partie de la discipline, si honorable en elle-même, et si honorée dans la haute antiquité, les jésuites l'ont rappelée en quelque sorlc dans leurs collèges, comme par droit de retour dans sa pairie, quasi poslliminio ; et quand je considère leur talent et leur habileté, tant pour cultiver les lettres que pour former les mœurs, je suis tenté de dire comme Agésilas disait de Pharnabaze, puisque vous êtes tel, plût à Dieu que vous fussiez des nôtres. Talis cùmsis.utinam noster esses!...
Quand il s'agit de l'éducation des jeunes gens, le plus court serait de dire , voyez les écoles des jésuites : cependant suivant notre usage, nous donnerons quelques conscils"sur cette partie, mais nous ne ferons que glaner après eux (1).