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ressantes jiour noire objet. On avait tenu, vers l'an 400, un concile à Tolède, où avaient comparu Sy'mphonius et Dictinnius, évêques de (îalice, et quelques autres, tous attachés au parli des priscillianistes. Ils y avaient condamné hautement l'hérésie et la personne de Priscillien ; et, sur cette condamnation, le concile avait jugé à propos de recevoir «lans sa communion ces deux évolues, s ns leur faire perdre leur digni.té. Les évêques de la province Bétique avaient trouvé ceile indulgence très-blâmable, et rompu, pour celle seule cause, la communion av -c les évê -ues de la province de Tolède. Ce procédé ne doit point nous surprendre, parce qu'on avait autrefois, dans cette province, partagé le zèle excessif de Lucifer de Ca- :;liari. Innocent 1", instruit de ce désordre, en écrivit aux évêques d'Espagne. Symphonies el Dictinnius, après avoir abjure l'hérésie, ayant été, .lit ce saint Pontife, reçus à la communion, dans la rue du bien de l'unité, et pour enlever aux priscillianistes des ressources qui anéantissaient entièrement leur parti, comment une conduite si sage a-t-elle pu déplaire à quelques personnes ? Est-ce parce
qu'on leur a conservé tous les honneurs de I épiscopat? mais si c'est ce qui les affecte et les courrouce, ne lisent-ils pas dans l'Evangile qiu l'apôtre Pierre, après ses larmes, continua d'être ce qu'il était auparavant'/ Qu'ils i "aidèrent que Thomas, revenu de son incrédulité, conserva tous ses anciens mérites, et enfin que David, ce grand prophète, après la confession publique de son péché, ne fut point privé du don de prophétie. Que si, en conservant aux hérétiques convertis leurs dignités, on arrache, les erreurs elles-mêmes jusque dans leur racine, l'opiniâtreté qui nous ferait rejeter une conduite si sage et si salutaire, n estelle pas bien blâmable (11)? ;
« On est peut-être étonné, » dit dom Constant dans ses observations sur cette Epitre, « que le même Pape, qui approuve et loue hautement l'indulgence dont le concile de Tolède avait usé à l'égard des priscillianistes, rejelle si fortement, quelques années après, la proposition qui lui fut faite de conserver leur rang aux clercs ordonnés en dernier lieu par Bonose. Mais un ministre sage,: sacerdos sapiens,» cnntmuece même auteur, «dislingue entre la lèpre et la lèpre, et sait qu'il y a des circonstances où l'on doit maintenir la discipline dans toute son exactitude, et d'autres où »n doit en adoucir la rigueur.» La suite des réflexions de ce sage et docte Bénédictin mérite d'être lue.
(H) Cnm uniiaii- proposilo, ipsi quoque Syraplionius atque Dictinnius, damnantes pravain hsere- Mtn, sint recepli, ut personis talibus atnpulaiis, exstinguetelur peniius innala dissensin ;invenli sunt
(|uilius reele fa. la ipsa correclio displiceret Qufe-
ro rjuare (foluerint Symphnsiuin, eic? Num quod non aliquid de honoribus ainiserint qqos haliebint? Quod si quoshoc pungil aiu stimulai, levant Peuuuj aposlolum postlacrymas-hoc fuisse qfùodfoe-