PART. III
tiennent encore quelque compte, sous prétexte que la prudence les oblige d'en user ainsi, pour conserver l'autorité de leur rang et être ainsi plus utiles aux autres. Je suis persuadée que si, au contraire, elles méprisaient pour l'amour de Dieu l'autorité attachée à leur rang et à leur état, elles profiteraient plus en un jour qu'elles ne font en dix ans avec le désir de le conserver. Je finirai par dire que, lorsqu'il eut plu à sa divine majesté de me faire les faveur? que. j'ai racontées, tous mes maux s'évanouirent ; la force qu'il me donna les dissipa ; et non-seulement je ne recevais plus de préjudice de me trouver dans les occasions et avec les personnes qui me nuisaient auparavant, mais j'en tirais du profit ; tout me servait pour admirer encore davantage la grandeur infinie de Dieu, pour l'aimer
connaître la
que jamais, et pour mieux obligations que je lui avais. Je le prie ce tout mon cœur, que l'extrême libéralité dont il a usé envers cette misérable pécheresse, serve à exciter ceux qui liront ceci, a renoncer à tout pour l'amour de lui, en considérant ce que nous devons attendre de son infinie bonté dans une autre vie, puisqu'il récompense si abondamment, même en celle-ci, les services que nous lui rendons.