‹ Œuvres completes de M.J. Chenier (volume 2)Chapitre 11 sur 347 · XVI NOTICE · texte numérisé non relu

XVI NOTICE

dans la carrière des lettres : ses productions en vers et en prose annonçaient nn écrivain d'un ^oût pur, d*un esprit étendu et d'un rare talent. Sa mère, qui l'a pleuré quatorze ans, demeura tant qu'elle vécut avec Marie-Joseph Chénier; et c'était lui qui la consolait, si le charme de la douleur partagée doit s'appeler consolation '.

Une femme célèbre , que Chénier comptait au nombre des écrivains dont la littérature française devait s'enorgueillir ', l'a jugé lui-même avec beaucoup moins d'équité \ Elle ne cite pourtant , de toute sa conduite politique , que deux faits fort honorables l'un et l'autre , savoir : ce qu'il fit pour M. de Talleyrand, qui lui dut son rappel y et pour Dupont de Nemours, qu* il parvint à sauverMàà^xïie de Staël trouve ces deux actions assez belles pour s'y associer elle-même; et sans doute elle était fort digne de les suggérer -, car on l'a vue, dans toutes les circonstances difficiles , empressée à rendre des services courageux; et les périls de tous les hommes de mérite, y comprb Chénier ^, ont toujours vivement excité son zèle. Il était l'un de ceux dont elle recherchait le plus la société : on la rencontrait chez lui ; on le remarquait parmi les membres du Corps législatif et de l'Institut qu'elle se plaisait

I. Toyex let ren lag-iSô dn Discourt sur U Calomnie » tome III Het ceavret «nciemies, présente édition.

Page 1